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L'Usine de l'Energie

Un axe canado-russo-kazakh dans l'uranium

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Publié le

Le russe ARMZ prend une participation dans le canadien Uranium One en échange de 50% du gisement de Karatau au Kazakhstan.

Un axe canado-russo-kazakh dans l'uranium

La société canadienne Uranium One, cotée à Toronto et à Johannesburg, vient d'annoncer la signature d'un accord définitif d'acquisition de 50% de la mine d'uranium de Karatau, au Kazakhstan. Atomredmetzoloto (ARMZ), la branche minière du holding d'Etat russe Rosatom, qui détenait les droits de Karatau, recevra en échange 117 millions d'actions nouvellement introduites du canadien (soit 16,6% de son capital) et un paiement en cash complémentaire de 90 millions de dollars. Vadim Shivov, le directeur général d'ARMZ, intègrera le conseil d'administration d'Uranium One.

La mine de Karatau, qui fait partie du vaste complexe minier de Budenovskoye, est entrée en activité commerciale en 2008 avec une production initiale de 1,7 million de livres d'U3O8. Dès 2009, sa production devrait monter à 3,3 millions de livres avec un coût de 15 dollars par livre. Pour 2011, sa direction table sur une production de 5,2 millions de livres. 

La conclusion de cette opération avait été remise en cause le mois dernier par l'arrestation de l'ancien directeur de Kazatomprom, Mukhtar Dzhakishev, pour vente illégale de gisements à des intérêts étrangers. Uranium One, qui avait racheté en 2005 30% du gisement de Khorasan, semblait particulièrement impliqué. Toutefois, Kazatomprom annonçait la semaine dernière qu'après avoir procédé à une enquête approfondie, qu'« aucun des accords existants ne serait remis en cause ». L'opération est bien sûr soumise à l'approbation des autorités kazakhes.

Cette acquisition devrait permettre au mineur, basé à Vancouver, de conforter sa position parmi les grands producteurs d'uranium. Sa production en 2010 devrait, grâce à cette opération, s'apprécier de 35% à 7,5 millions de livres. Ses coûts de production devraient baisser sous les 20 dollars par livre, estime le mineur dans un communiqué. « Je suis ravi d'annoncer notre accord avec Uranium One pour devenir un actionnaire important et entrer avec lui dans une relation à long terme », s'est réjoui Vadim Shivov.  Cet accord va permettre à la société russe de diversifier ses approvisionnements et d'accroître ses capacités à répondre aux besoins de l'industrie nucléaire russe. Cette dernière dépendra de plus en plus des vastes ressources en uranium de son riche voisin.  

Le Kazakhstan, nouveau grand de l'uranium

A moyen terme, souligne Jim Lennon de Macquarie, la croissance de la demande chinoise d'uranium devrait être compensée par l'augmentation de la production en Afrique et au Kazakhstan. La production kazakhe, qui a progressé de 2 000 tonnes depuis le début de la décennie, s'est établie à 8 451 tonnes en 2008, soit 20% de la production mondiale d'uranium primaire. D'ici à 2015, elle devrait bondir à 27 000 tonnes, selon Kazatoprom, ou plus raisonnablement à 18 700 tonnes, selon Macquarie.

Daniel Krajka
 

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