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L'Usine Aéro

"Un avion, il faut que ça vole !" déclare Florence Parly sur la base aérienne d’Evreux

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Publié le

Estimant que les avions ne volent pas assez, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé lundi 11 décembre sur la base aérienne d’Evreux (Eure) une remise à plat de l’organisation du maintien en condition opérationnelle (MCO) en aéronautique. Le chef d’état-major des Armées en sera le chef d’orchestre et le responsable.

Un avion, il faut que ça vole ! déclare Florence Parly sur la base aérienne d’Evreux
Florence Parly, ministre des Armées, le 11 décembre 2017 sur la base aérienne d’Evreux (Eure).
© C. Garnier

"Moins d’un avion sur deux est en état de voler. La disponibilité des aéronefs est trop faible. Elle est de 44 % en moyenne aujourd’hui, comme en 2012. Pourtant, les ressources consacrées à l’entretien des avions sont passées de 3,2 milliards à 4 milliards en cinq ans. Cette situation n’est pas tenable. J’en ai fait une priorité personnelle." Florence Parly, ministre des Armées, s’est adressée, en ces termes, lundi 11 décembre aux forces armées et aux industriels qui composent la chaîne du "maintien en condition opérationnelle" (MCO) aéronautique, soit 16 000 personnes.

Pour présenter son plan de modernisation du "MCO aéronautique", elle a choisi la base aérienne d’Evreux (Eure) spécialisée dans le transport avec 14 Transall et 18 avions Casa. "Il y a une forte disponibilité des avions sur les théâtres d’opérations extérieures, mais ici en métropole leur disponibilité est faible ce qui crée un risque de surchauffe (…)" a déclaré la ministre devant le chef d’état-major des Armées et quelques 300 mécaniciens de la base aérienne d’Evreux qui compte 2 500 salariés (aviateurs et civils de la défense).

Une nouvelle organisation

S’appuyant sur les conclusions d’un audit confié à l’expert indépendant Christian Chabbert, la ministre a précisé en préambule que la réforme ne s’appuierait pas sur une augmentation de moyens, mais sur une nouvelle organisation.

Fustigeant à plusieurs reprises un système qui ne permet pas d’identifier les responsabilités, la ministre va mettre en place une gouvernance qui sera placée sous l’autorité du chef d’état-major des Armées en liens avec les trois armées terre-air-mer. Elle a donné l’exemple des 30 contrats d’entretien pour l’hélicoptère Tigre qui entraînent une déresponsabilisation de tous les acteurs de la chaîne. "Quand survient une indisponibilité, je ne trouve pas les responsables et sur le terrain, vous les mécaniciens, vous êtes démunis."

une "équipe projet" au sein de la DGA

La ministre a annoncé qu’elle allait constituer une "équipe projet" au sein de la DGA (direction générale des armées) relative à la négociation des contrats de maintenance. "Cette équipe coordonnera les travaux de la réforme du MCO avec mon cabinet." En ce qui concerne les relations avec les industriels, Florence Parly a cité en exemple le chantier de maintenance du porte-avions Charles de Gaulle, conduit "avec la maitrise d’œuvre unique d’un industriel", Naval Group (ex DCNS). "Votre crédibilité réside dans notre capacité à utiliser les appareils que nous vous avons achetés, a déclaré la ministre s’adressant aux industriels. Un avion, il faut que ça vole ! Nous achetons des avions pour voler, pas pour les stocker ou les mettre sous des hangars !"

Les missions de l’organisme interarmées à maitrise d’ouvrage étatique appelée "Simmad", "structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense" vont être revues. Florence Parly estime que cette structure chargée d’assurer la disponibilité des aéronefs du ministère des Armées "doit être recentrée sur un nombre plus restreint d’activités à plus forte valeur ajoutée" ; enfin, la conception des équipements neufs sera désormais "pensée en fonction de leur maintenance" a assuré la ministre. "Cela permettra d’avoir une vision claire de ce que coûtera globalement un appareil, pas uniquement au moment de l’acquisition." La ministre attend de la DGA qu’elle mette à disposition du MCO aéronautique des personnels hautement qualifiés. "Votre tâche est noble ! leur a-t-elle lancé. Aussi noble que celle des pilotes ou concepteurs d’aéronefs."

Claire Garnier

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