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Un an après, les 34 plans industriels au rapport à l’Elysée

Solène Davesne , ,

Publié le

Un an après leur lancement, le président de la République reçoit à l’Elysée l’ensemble des chefs de file des 34 plans. Même si toutes les feuilles de route ont été validées à l’été, ces plans doivent encore se concrétiser.

Un an après, les 34 plans industriels au rapport à l’Elysée © Eric Pouhier - Creative Commons

Le décor est le même, seuls quelques acteurs ont changé. Un an après le lancement, le 12 septembre 2013, des 34 plans de la nouvelle France industrielle, François Hollande reçoit mardi à l’Elysée l’ensemble de leurs chefs de file industriels pour tracer un premier bilan du programme. A côté du chef de l’Etat, c’est désormais Emmanuel Macron, le ministre de l’économie et de l’industrie qui incarne le volontarisme industriel de l’Etat à la place d’Arnaud Montebourg.

E-éducation, bornes de recharge, voiture ne consommant pas plus de deux litres aux 100 km…  Dans chacun des 34 domaines sélectionnés par le gouvernement, les plans doivent donner les moyens aux industriels de développer et de commercialiser les produits innovants qui inonderont les marchés dans cinq à dix ans et de prendre de l’avance sur leurs concurrents étrangers. Le gouvernement en espère 480 000 emplois en dix ans, en cas de succès.

Une mobilisation réussie des industriels

En un an après leur lancement, les plans de la Nouvelle France industrielle ont en parti tenu leur objectif. Devant l’accumulation de plans sociaux et de fermeture d’usines, il s’agissait avant tout pour Arnaud Montebourg de sortir du rôle de pompier et de remobiliser les entreprises, parfois énervées par les prises de position du ministre. Le pilotage de chaque projet a été confié à un patron de grands groupes comme Thierry Breton (Atos), Carlos Ghosn (Renault) ou Michel Combes (Alcatel) ou de start-up, épaulés par l’administration.
La méthode pragmatique a porté ses fruits. Les plans ont réussi à mobiliser les industriels et les a contraints à surmonter leurs divergences pour s’organiser et collaborer.

"Ces plans ont été un bon aiguillon, confirme Antoine Frérot, le chef de file du plan consacré aux matériaux verts et au recyclage, il n’y a que du bon à prendre. Impliquer les professionnels en leur confiant le pilotage des plans et mettre l’administration au service de l’industrie a été une bonne démarche", poursuit le grand patron qui estime désormais qu’il "ne faut pas que cela retombe comme un soufflet".

De l'intention à l'action

Le 9 juillet, les dernières feuilles de route rédigées par les industriels ont été validées par le comité de pilotage de la Nouvelle France industrielle. Pour l’exécutif, le sans-faute est le signe que la mayonnaise a pris, alors qu’un ou deux échecs étaient jugés possibles
Mais le plus dur reste à faire pour les 34 plans. Car au-delà de la dynamique créée, encore faut-il les concrétiser. La plupart des pistes d’action identifiées par les groupes de travail doivent encore être mises en place. Une maquette de l’avion 100 % électrique E-fan, développé par une filiale d’Airbus, une kangoo équipée d’une pile à hydrogène, développée par Michelin et le CEA ou un T-shirt capable de transmettre la fréquence cardiaque et l’intensité de l’effort de celui qui le porte à un smartphone : une dizaine de prototypes, issus des plans industriels sont exposés dans le jardin de l’Elysée et les salons du palais pour cet anniversaire de la Nouvelle France industrielle. Mais la plupart de ces projets étaient déjà lancés et développés avant le lancement des plans industriels.

Naissance de champions mondiaux ?

Dans les autres plans, la mise en œuvre des propositions doit démarrer en ce mois de septembre 2104. Les 3,5 milliards d’euros des investissements d’avenir doivent permettre de lever certains obstacles, mais l’enveloppe reste limitée. Surtout, le financement de chacun des plans doit encore être arrêté définitivement. Le commissariat général aux investissements, piloté par Louis Schweitzer veille jalousement sur la méthode de sélection par appel à projet des domaines à financer. Les verrous sont aussi réglementaires. Pour faire voler des avions électriques, la réglementation doit évoluer, de même pour des drones ou pour faire rouler des voitures autonomes. Dans le recyclage, les industriels réclament de ne plus classer comme déchets certaines matières recyclées, pour faciliter leur utilisation par les industriels. Mais là aussi les évolutions devraient prendre du temps et s’échelonner sur plusieurs années. Pour savoir si ces plans  donnent naissance à des champions mondiaux, il faudra encore patienter... 

Solène Davesne

galerie photo Made in France

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