Un actionnaire d'EADS exige la cession de sa participation dans Dassault Aviation

Dans une lettre au président exécutif du groupe industriel d'aéronautique et de défense européen EADS, l'actionnaire The Children's Investment Fund (TCI) demande la cession de la participation dans Dassault Aviation compte tenu de sa "valeur stratégique limitée pour le groupe".

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Un actionnaire d'EADS exige la cession de sa participation dans Dassault Aviation

"Nous estimons que la participation dans Dassault Aviation ne constitue pas une bonne utilisation du capital d'EADS. Elle ne fournit pas de synergies et a une valeur stratégique limitée pour le groupe", écrit TCI, qui dit détenir plus de 1% du capital d'EADS, dans une lettre à Tom Enders consultée le 5 août par Reuters.

Le groupe d'aérospatiale et de défense européen EADS, qui a annoncé la semaine dernière son intention de se rebaptiser Airbus, détient 46 % de Dassault Aviation, le constructeur de l'avion de combat Rafale et des jets d'affaires Falcon.

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TCI souligne les surcapacités du marché des avions d'affaires, qui assure les trois quarts du chiffre d'affaires de Dassault Aviation, ainsi que les pressions sur les budgets de la défense.

"Les perspectives pour Dassault Aviation sont loin d'être aussi favorables que pour Airbus", estime le fonds, actionnaire d'EADS depuis 2012.

"TCI est un actionnaire et nous admettons qu'ils ont communiqué leur vision, ce qui est leur droit en tant qu'actionnaire", a réagi un porte-parole d'EADS, comme le rapporte l'AFP. "L'allocation efficace du capital et la création de valeur pour les actionnaires sont centrales dans notre stratégie".

Dassault Aviation, qui a pour actionnaire majoritaire le Groupe industriel Marcel Dassault avec 50,55 % du capital, a un flottant limité à 3 % de son capital.

TCI estime qu'un désengagement de Dassault Aviation pourrait nourrir le programme de rachat d'actions en cours d'EADS ou servir au versement d'un dividende exceptionnel.

L'Etat français a acquis une action de Dassault Aviation afin de pouvoir peser plus directement sur les décisions stratégiques de l'avionneur en vertu d'un pacte d'actionnaires conclu en juin avec EADS. La France détient 12 % d'EADS.

(avec Reuters)

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