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Un accord sur Florange décrié, Arnaud Montebourg fragilisé : un week-end d’industrie

Elodie Vallerey

Publié le

Un sujet a rythmé la fin de semaine industrielle : Florange, et l’accord conclu entre le gouvernement et ArcelorMittal. Les gagnant du deal : François Hollande et Lakshmi Mittal. Les perdants : le ministre du Redressement productif et les salariés de Florange.

Un accord sur Florange décrié, Arnaud Montebourg fragilisé : un week-end d’industrie © Le Grand Journal

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L’information est tombée comme un couperet le 30 novembre, en début de soirée. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault annonce la teneur de l’accord conclu entre le gouvernement et ArcelorMittal, la maison mère du site sidérurgique de Florange, en Moselle.

Le géant de l'acier s'engage à investir 180 millions d'euros sur le site et à préserver ses hauts fourneaux même s'il n'y aura pas de redémarrage de ceux-ci à court terme faute de débouchés. "Pas de plan social", confirme Ayrault, mais déjà, les salariés font entendre leur mécontentement.

Le président de la République François Hollande aura donc réussi à imposer ses valeurs sociales-démocrates en évitant la nationalisation du site, et le PDG d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, s’en sort avec un maigre investissement imposé dans Florange et l’assurance que l’État français ne lui cherchera plus des noises pour un bon moment.

Le plus fragilisé dans l’histoire : Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, mobilisé depuis plusieurs jours et décrédibilisé par l’annonce unilatérale d’Ayrault. Le Premier ministre a ainsi balayé d’un revers de la main la solution de son ministre d’un "contrôle public temporaire" de Florange, avec à la clé la reprise par un investisseur sérieux déniché par Arnaud Montebourg.

La presse est unanime : le ministre du Redressement productif était à deux doigts de démissionner de son poste samedi. Il aura fallu une intervention des conseillers les plus proches de l’Elysée, un entretien avec François Hollande au Palais, un coup de fil de Jean-Marc Ayrault et l’assurance de pouvoir redorer son blason terni au 20 heures de TF1 pour le convaincre de rester au gouvernement.

A lire : ArcelorMittal : les clés du dossier Florange

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