Un accord entre actionnaires imminent chez EADS

Deux sources proches du dossier ont révélé à Reuters que les actionnaires d'EADS viennent de définir les grandes lignes d'un accord de réorganisation du capital du groupe européen d'aérospatiale et de défense.

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Un accord entre actionnaires imminent chez EADS

L'annonce du nouveau tour de table du groupe est imminente, croit savoir Reuters ce 5 décembre.

En abolissant un pacte franco-allemand, actionnaires publics et privés sont sur le point de procéder à la plus importante refonte qu'ait connue EADS depuis sa création en 2000, laquelle verra une diminution des prérogatives des Etats.

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"En gros, tout est fait mais il reste quelques points complexes à éclaircir, essentiellement juridiques", a dit une source.

La France et l'Allemagne ont, selon les sources, convenu de détenir chacune 12 % du capital et des droits de vote et l'Espagne 4 %, soit un total inférieur au seuil de 30 % déclenchant une prise de contrôle de la société, selon la législation des Pays-Bas où EADS est enregistré.

Les avoirs français, allemands et espagnols seront ainsi inférieurs à 30 % contre 50,5 % suivant l'actuel pacte qui sera dissous, ont précisé les sources.

Ce sera la première fois que l'Allemagne aura une participation directe dans la société mère d'Airbus, l'accord permettant en outre la sortie en bon ordre du groupe français de médias Lagardère et du constructeur automobile allemand Daimler, mais suivant un calendrier non précisé.

Un porte-parole du ministère allemand de l'Economie avait dit mardi que les discussions progressaient bien. EADS et le président François Hollande avaient confirmé lundi les discussions.

"L'accord est conclu et il y a une volonté politique ferme d'aboutir de la part des deux parties mais il ne s'agit pas seulement d'une discussion entre Paris et Berlin, voilà pourquoi les choses prennent du temps", a dit une deuxième source, qui anticipe une annonce cette semaine.

ACCORD COMPLEXE TECHNIQUEMENT

Parmi les points restant à régler figure le projet de créer une fondation aux Pays-Bas où la France logerait une participation de 3 % sans droit de vote pour conserver la parité de vote avec l'Allemagne tout en conservant la valeur économique de ses 15 %.

Sont également discutés des mécanismes permettant à Daimler et à Lagardère de vendre les participations conservées comme procuration pour leurs pays respectifs.

Daimler détient 15 % d'EADS et vote pour un consortium qui représente 7,5 %, tandis que Lagardère à 7,5 %.

"L'accord est complexe techniquement et ça prend du temps de passer en revue tous les points délicats. Il faut faire ça de manière ordonnée", a ajouté la source.

EADS s'est refusé à tout commentaire sur les discussions, qui se tiennent en un lieu non révélé à Paris et interviennent après une tentative ratée de rapprochement avec le britannique BAE Systems.

Leur objet est de simplifier la structure d'EADS et de donner aux marchés financiers une part plus importante du groupe, le flottant passant de 49,5 % à plus de 70 % du capital.

Avec 8 milliards d'euros de trésorerie nette, EADS devrait procéder à un rachat d'actions pour soutenir le cours de l'action. celui-ci a monté cette semaine, dans l'espoir que la réorganisation réduise le rôle des politiques dans l'une des entreprises les plus stratégiques d'Europe.

(avec Reuters, par Tim Hepher et Sophie Sassard, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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