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L'Usine Agro

Perquisitions pour soupçons d'entente chez des producteurs de saumon

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Publié le , mis à jour le 20/02/2019 À 08H44

Le 19 février, plusieurs perquisitions ont été menées par les autorités européennes de la concurrence dans des fermes d'élevage de saumon pour soupçons d'entente.

Perquisitions pour soupçons d'entente chez des producteurs de saumon
Plusieurs perquisitions ont été menées par les autorités européennes de la concurrence dans des fermes d'élevage de saumon pour soupçons d'entente.
© Fish Pool

Les autorités européennes de la concurrence ont procédé mardi 19 février à des perquisitions dans des fermes d'élevage de saumon de plusieurs pays de l'Union européenne dans le cadre d'une enquête pour entente présumée. La Norvège ne fait pas partie de l'UE mais plusieurs entreprises norvégiennes ont dit être concernées par ces perquisitions.

"La Commission craint que les entreprises inspectées aient pu enfreindre les règles de la concurrence de l'UE qui interdisent les ententes et les pratiques restreignant l'activité", déclare l'exécutif européen dans un communiqué.

Deux sites fouillés chez Mowi, premier producteur mondial de saumon d'élevage

La Commission n'a pas cité les entreprises concernées mais Mowi, premier producteur mondial de saumon d'élevage, a dit à Reuters que deux de ses sites avaient été fouillés, un en Écosse et un autre aux Pays-Bas. "Nous n'avons rien à cacher, nous coopérons avec la Commission européenne", a dit Ola Helge Hjetland, porte-parole du groupe norvégien.

Autre entreprise norvégienne, Grieg Seafood a dit qu'une perquisition avait été menée dans une de ses fermes des Iles Shetland, en Ecosse, et qu'elle transmettrait toutes les informations nécessaires aux autorités européennes. Olav-Andreas Ervik, directeur général du norvégien SalMar, a déclaré que la Commission avait fait procéder à des perquisitions dans des fermes en Ecosse exploitées en coentreprise avec Leroey Seafood. Lui aussi a dit que son entreprise coopérait à l'enquête. Parmi les autres grands éleveurs, Norway Royal Salmon a dit ne pas être concerné.

Ces perquisitions ne constituent qu'une première étape dans l'enquête et ne signifient pas que les entreprises visées sont coupables, a souligné la Commission européenne, qui ne se fixe pas de date butoir pour la fin de ses investigations.

Avec Reuters (Foo Yun Chee à Bruxelles et Nerijus Adomaitis et Terje Solsvik à Oslo; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief)

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