UE: Le secteur automobile met en garde contre un Brexit sans accord

BERLIN (Reuters) - A un mois de la sortie prévue du Royaume-Uni de l'Union européenne, les constructeurs automobiles européens se mobilisent pour mettre en garde contre les conséquences catastrophiques d'un Brexit sans accord, avec des pertes chiffrées en milliards d'euros.
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UE: Le secteur automobile met en garde contre un Brexit sans accord
A un mois de la sortie prévue du Royaume-Uni de l'Union européenne, les constructeurs automobiles européens se mobilisent pour mettre en garde contre les conséquences catastrophiques d'un Brexit sans accord, avec des pertes chiffrées en milliards d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

La Grande-Bretagne doit quitter l'UE le 31 octobre mais les entreprises s'inquiètent de plus en plus face à l'absence de progrès du Premier ministre Boris Johnson, censé trouver un nouvel accord avec les Européens pour remplacer celui conclu par Theresa May, rejeté trois fois au parlement britannique.

Dans un communiqué, l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), celle des sous-traitants (CLEPA) et 17 associations nationales mettent en garde contre l'impact que pourrait avoir un "no deal" sur l'industrie automobile, qui emploie 13,8 millions de personnes dans l'UE, soit 6,1% de la population active.

"La sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord déclencherait un séisme pour les conditions commerciales, avec des milliards d'euros de droits de douane menaçant d'affecter le choix des consommateurs et les prix abordables des deux côtés de la Manche", écrivent-ils lundi.

"La fin du commerce sans entraves pourrait perturber les modèles de production juste-à-temps, dont un arrêt d'une seule minute au Royaume-Uni pourrait coûter 54.700 euros", poursuivent-ils.

Si les deux parties reviennent aux règles commerciales de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ce qui risque d'arriver en cas de Brexit désordonné, les associations de constructeurs européens évaluent le surcoût des droits de douane à 5,7 milliards d'euros.

"Le Brexit n'est pas seulement un problème britannique, nous sommes tous concernés dans l'industrie automobile européenne, et même au-delà", a déclaré Christian Peugeot, président du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), cité dans le communiqué.

Le secteur automobile britannique, presque entièrement étranger, est particulièrement vulnérable car il est dominé par des usines appartenant à des constructeurs automobiles allemands, français et japonais.

(Thomas Escritt; Arthur Connan pour le service français)

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