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CES

Ubuntu, Tizen : que faut-il attendre des systèmes d'exploitation libres sur smartphones ?

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Publié le

Deux systèmes d'exploitation dérivés de Linux débarqueront prochainement sur les smartphones. Tizen équipera dès cette année un téléphone de Samsung et Ubuntu, déjà présent sur ordinateur, lance une version mobile de son OS. De nouveaux concurrents pour Android, iOS, Blackberry et Windows Phone. Mais ont-ils une chance de séduire les utilisateurs ?

Ubuntu, Tizen : que faut-il attendre des systèmes d'exploitation libres sur smartphones ? © D.R. Ubuntu

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C'est lors du Consumer Electonic Show (CES), le grand salon de l'électronique qui se tient du 8 au 11 janvier à Las vegas, que devraient être présentés plus en détail deux nouveaux systèmes d'exploitation destinés aux smartphones. Leur point commun : ils reposent sur Linux, le plus célèbre des OS (pour "operating system") open source, ce dernier terme signifiant que le code source du logiciel est accessible à tous, modifiable et redistribuable.

Une alternative à Android pour Samsung

Samsung a en effet officialisé la nouvelle jeudi 3 janvier. "Nous prévoyons de commercialiser de nouveaux appareils très compétitifs sur Tizen au cours de l'année et nous poursuivrons l'expansion de la gamme selon les conditions du marché", a annoncé le géant sud-coréen dans un communiqué.

Avec un système d'exploitation basé sur Linux et développé par Samsung et Intel, le champion du monde des smartphones proposerait ainsi une alternative à Android, le système d'exploitation de Google qui équipe la plupart de ses appareils comme les séries à succès des Galaxy ou des Note. Cet OS ne devrait cependant pas équiper son prochain téléphone, le Galaxy SIV, qui sera présenté au CES et devrait sortir en avril. Samsung pourrait donner plus de détails sur Tizen lors du CES ou faire durer le suspense en attendant le Mobile World Congress de Barcelone fin février.

Ubuntu version mobile

De son côté Canonical, société fondée en 2004 par l'entrepreneur sud-africain Mark Shuttleworth et promoteur du système d'exploitation Ubuntu, lui aussi construit à partir de Linux, a fait savoir qu'une version mobile de son OS, déjà présent sur ordinateur, sera présenté à l'occasion du CES. Une première vidéo de présentation a été mise en ligne (à voir en bas de l'article) mais on ne sait pas encore quelles marques pourraient en équiper leurs smartphones.

Ubuntu for Android devrait être finalisé au cours de l'année, a assuré Canonical. Les premiers smartphones tournant sous Ubuntu ne devraient donc pas sortir avant 2014.  En attendant, cet OS sera toutefois installable sur les téléphones existants.

Vers une bataille des OS ?

Tizen et Ubuntu vont donc tenter des grappiller des parts de marché aux géants du secteur. Actuellement, Android équipe près de trois smartphones sur quatre, selon une étude du cabinet Gartner. Apple est deuxième avec iOS sur lequel tournent un peu moins de 14% des appareils. Sur la troisième marche du podium, RIM et son Blackberry OS fait de la résistance face à Windows Phone. Le système d'exploitation de Microsoft, présents sur des modèles récents de Nokia et HTC, devrait toutefois monter en puissance cette année.

Ces systèmes d'exploitation les plus répandus doivent-ils se sentir menacés par ces nouveaux arrivants ? En proposant une fonctionnalité permettant à son smartphone de faire office d'unité centrale d'ordinateur en le connectant à un dock, un écran et à un clavier, Ubuntu pourrait par exemple damer le pion à Microsoft qui mise sur l'interopérabilité de ses appareils depuis le lancement de Windows 8.

Avec Tizen, Samsung compterait pour sa part exploiter au maximum les performances de ses smartphones, en quelque sorte bridé sous Android. Tizen pourrait ainsi équiper les portables haut de gamme du coréen et permettre à ceux d'entrée de gamme de dominer le marché.

Un marché instable

Mais pas sûr que les consommateurs déjà équipés souhaitent vraiment se détourner des OS "classiques". Plusieurs projets, comme des versions complètement ouvertes d'Android ou Meego (prédécesseur de Tizen), n'ont pas rencontré le succès escompté. Les opérateurs pourraient par exemple voir d'un mauvais œil de proposer des téléphones disposant d'une OS open source, préférant des systèmes fermés.

Autre élément, le nombre d'applications proposées est un facteur clé dans la décision d'acheter un smartphone et Microsoft peine d'ailleurs à rattraper son retard face à Google et Apple. Enfin, il faudra lutter avec d'autres concurrents qui visent également de rejoindre le peloton de tête. Le célèbre navigateur Mozilla s'apprête ainsi à proposer son OS mobile et vise, dans un premier temps l'entrée de gamme. Les smartphones bon marché, qui devraient fleurir ces prochaines années, pourraient ainsi être un moyen pour ces OS d'accéder au marché des nouveaux utilisateurs.

La vidéo de présentation de "Ubuntu for phones"

Julien Bonnet

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4 commentaires

Nom profil

08/01/2013 - 12h41 -

Bonjour, je pense que ces OS Ubuntu devraient être testables sur tous les smartphones Android rootés à partir de la SD Card, cela permettrait de promouvoir l'OS sans quitter vraiment Android. Je suis persuadé que c'est faisable. Je suis en cours de développement mais bloqué par des spécificités matérielles de mes appareils.
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Nom profil

07/01/2013 - 10h23 -

Merci de m'avoir signalé cette erreur sur la nationalité de Canonical. La société a été fondée en 2004 par l'entrepreneur sud-africain Mark Shuttleworth.
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Nom profil

06/01/2013 - 10h10 -

Canonical n'est pas américain mais sud-africain.

Certes, iOS et Android sont bien installé mais le marché est encore jeune. D'autant que certains acteurs "secondaires" mais au rôle important, comme les développeurs d'applications peuvent encore être retournés suite à leur mécontentement des politiques commerciales d'Apple ou Google. Ou encore les fabricans de matériel dans le cas de Google.

Pour ce qui est du nombre d'applications, c'est surtout une histoire de communication, de publicité. La plupart des application tant de l'appStor d'Apple que du Playstore de Google n'ont aucune utilité et ne sont presque pas téléchargées. Cet argument commence à tomber en désuétude dans l'opinion des clients. Il y a deux sorte d'applications qui intéressent les clients : les utilitaire (GPS, réseaux sociaux, messagerie, agenda, etc...) et les ludiques (jeux, etc...).

Si un éditeur d'OS proposait une politique commerciale plus avantageuse tant pour les développeurs que pour les fabricant de matériels, il pourrait encore tirer son épingle du jeu.

Par exemple, ne demander que 20% du prix des applications et qui proposeraient de redistribuer une par des revenus qu'il tire de ces 20% aux constructeurs de terminaux ayant signé un accore (genre Open Handset Alliance) en fonction de leurs part de marchés des terminaux à jour.

Les Développeurs y trouveraient leur compte en ne redevant que 20% au lieu des 30% habituels chez Apple ou Google.

Les fabricants y trouveraient leur compte en bénéficiant enfin d'une redistribution des revenus généré par la vente de contenus.

Enfin, les utilisateurs y trouverait leur compte car les fabricant seraient incité à mettre à jour leur produits, et pouvant tiré des revenus de la vente de contenu, ils pourraient baisser leur marge sur la vente des produits et les vendre moins cher.
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Nom profil

06/01/2013 - 05h10 -

L'arrivée d'OS open source sur smartphone et tablette est une excellente nouvelle et offre une alternative intéressante aux grands éditeurs tels que microsoft ou apple (ou google) tout en permettant a l'utilisateur de mieux contrôler son appareil ses programmes et ses données.

Il est bon que les utilisateurs se libèrent de windows et macOS, et ces OS open source peuvent constituer un premier pas vers cette liberté.

Juste un truc, vous dites "l’américain canonical".
Il me semble que Canonical n'est pas américain, en tout cas, son fondateur M Shuttleworth est sud-africain et la société est basées en territoire Britannique, sur l'ile de Mann.
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