Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Ubisoft, Sanofi-Aventis... Toute l'actualité du Le 02/03/05

, , , ,

Publié le

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer


Comptes publics, la France rate ses objectifs. Malgré un déficit de l'Etat inférieur de 10 milliards d'euros aux prévisions, les chiffres notifiés hier à Bruxelles font état d'un déficit public de 3,7 % du PIB, qui se monte à 59,8 milliards, rapportent vos quotidiens. Paris avait prévu de le limiter à 3,6 %. Ce montant intègre pourtant de meilleures rentrées fiscales, plus la soulte d'EDF pour le dossier des retraites. Ce sont en fait les comptes des collectivités locales qui se sont retrouvés dans le rouge pour la première fois depuis 10 ans, avec un déficit évalué à 2,2 milliards, et les comptes sociaux dont le déficit a triplé en deux ans, à 13,8 milliards d'euros. Du coup, la petite réduction du déficit public - l'Etat a stabilisé ses dépenses en volume - n'a pas pu contrôler la dette, celle-ci dérape à nouveau pour atteindre 65,6 % du PIB, soit plus de 1065 milliards d'euros.

Ubisoft, une société familiale convoitée par les plus grands. Les Echos reviennent  dans leur enquête sur l'éditeur français de jeu vidéo, fondé au début des années 80 par les frères Guillemots, issus d'une famille bretonne spécialisée à l'origine dans le négoce de produits agricoles. Le créateur de "Rayman" doit aujourd'hui faire face aux attaques du numéro un mondial des jeux vidéo, Electronic Arts, qui après avoir débauché certains de ses créateurs, c'est invité de façon hostile dans son capital, en prenant près de 20 %, racheté à un fond d'investissement néerlandais. Cette participation est plus élevée que celle de la famille Guillemots, mais celle-ci conserve la majorité des droits de vote. Ubisoft a réalisé sur l'exercice 2003-2004 un chiffre d'affaires de 508 millions d'euros, avec environ 2500 salariés et une marge brut de 65 % du chiffre d'affaires.

Sanofi-Aventis prévoit encore une année faste. Le numéro trois mondial de la pharmacie a enregistré un bénéfice net de 5,25 milliards d'euros en 2004, en hausse de 21 %, pour un chiffre d'affaires de 25,4 milliards, relèvent Les Echos et La Tribune. Ces résultats sont largement supérieurs aux estimations et aux attentes de la plupart des analystes, c'est le plus gros résultat annoncé par une entreprise française cette année après celui du pétrolier Total. Jean-François Dehecq, le patron du laboratoire français, a même annoncé une progression aussi forte cette année, avec une croissance nettement supérieure au marché. Le groupe a dégagé des économies de 220 millions d'euros dans des synergies depuis la prise de contrôle d'Aventis. Les Frais généraux et administratifs ont été contenus, les dépenses de recherche et développement ont légèrement reculé.

Le marché auto se redresse en février. Le rebond enregistré au dernier trimestre de l'année dernière se confirme, note Les Echos. Les immatriculations de véhicules neufs ont progressé de 3,1 % en février par rapport à la même période de l'année dernière. Les deux constructeurs nationaux ont un peu perdu du terrain, -2,4 %, mais gardent 58,7 % du marché. Les marques étrangères ont enregistré une hausse de 12 % sur la même période. Opel, filiale de General Motors, Ford et Volkswagen ont bien progressé, respectivement 28, 8 et 6 %. Les deux grands perdants sont Fiat, qui décline toujours et Mercedes, qui se fait laminer par son concurrent BMW. Au niveau des françaises, c'est plutôt Renault qui a cédé du terrain, notamment à cause de problème d'approvisionnement en moteurs.

Alarmes sur mes matières premières. Selon La Tribune, l'indice CRB de Reuters, qui reflète les cours de 17 produits de base, des métaux, aux produits agricoles en passant par l'énergie, enregistre son plus haut niveau depuis près d'un quart de siècle. Il a déjà progressé de 9 % depuis le début de l'année, après 11 % de hausse en 2004. Le cuivre est au plus haut depuis 16 ans, l'aluminium depuis 10 ans, le Zinc depuis 7 ans. Les grands groupes sidérurgiques ou miniers affichent des santés insolentes et se relancent dans d'audacieux projets d'investissements. Bien des secteurs industriels font par contre grise mine, notamment l'automobile et l'électroménager, grands consommateurs de tôles, qui sont les premiers touchés.  Les industries du recyclage pourraient quant à elles devenir un nouvel "eldorado".

Pas de chamboulement pour la loi Galland. Le gouvernement a semble-t-il tranché pour une libéralisation modérée des relations tarifaires entre les industriels de l'agroalimentaire et des biens de consommation et les distributeurs. Le Premier ministre souhaite plafonner les marges arrières à 20 %, soit une libéralisation bien moindre que celle préconisée par la commission Chatel, remarque La Tribune. Celles-ci représentent actuellement jusqu'à 32 % du tarif d'achat officiel des produits de grande consommation. Les distributeurs vont pouvoir répercuter une partie de la baisse, dans une diminution des prix aux consommateurs. Le rapport de la mission parlementaire avait lui préconisé une baisse jusqu'à 10 %, et l'instauration de sanctions administratives pour les contrevenants a également été abandonnée dans le projet de Jean-Pierre Raffarin.

Executive Life, cauchemar judiciaire pour le France. Ce sera sans doute l'une des affaires économico-judiciaire la plus retentissante dans l'hexagone, rappelle La Tribune dans son enquête. L'affaire du rachat illicite de la compagnie d'assurance californienne, par le Lyonnais dans les années 90, sera sans doute une bonne affaire pour les avocats, mais pas pour les contribuables. Après six années de procédures à rebondissements, l'Etat français a transigé, par l'intermédiaire du CDR, qui gère les derniers actifs litigieux du Lyonnais. La facture totale pour le contribuable devrait s'établir autour de 700 millions de dollars, pour solder l'aventure américaine de l'ex banque publique. Pour autant, tout n'est pas terminé pour le camp français. Artémis, le holding de François Pinault, qui s'était porté in fine acquéreur de la compagnie en 1995, se retrouve seul devant les juges de l'audience pénale.

Didier RAGU

A demain !
 

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle