Uber pourrait-il abandonner le développement de véhicules autonomes pour réduire ses pertes ?

Uber réduit ses pertes mais n'est toujours pas rentable après la publication, le 15 août de ses résultats trimestriels. Alors que l'entreprise vise une entrée en Bourse en 2019, elle doit étudier ses prochains leviers d'action. Selon des informations de presse, plusieurs investisseurs lui suggèrent d'abandonner les dépenses dans le véhicule autonome.

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Uber pourrait-il abandonner le développement de véhicules autonomes pour réduire ses pertes ?
Un véhicule autonome d'Uber.

Le 15 août, Uber a présenté ses résultats trimestriels. Le spécialiste de la mobilité a fait part d’une réduction de ses pertes mais il est encore très loin de la rentabilité. L’entreprise américaine prépare une entrée en Bourse en 2019 et elle va devoir se montrer imaginative pour trouver de nouvelles façons de couper les dépenses. Elle s’est déjà retirée de marchés importants comme la Chine, la Russie et l'Asie du sud-est. Quelles sont les prochaines étapes ? Plusieurs investisseurs encouragent l’entreprise à abandonner ses investissements dans le véhicule autonome selon une source de The Information.

Les investissements dans le véhicule autonome sont coûteux. Uber a acheté 300 voitures Volvo pour développer cette technologie. Il faut ajouter à cela des capteurs onéreux, des frais pour le stockage de données et l’embauche d’ingénieurs qualifiés. Au cours des 18 derniers mois, les dépenses d’Uber dans le véhicule autonome ont représenté 125 à 200 millions de dollars par trimestre selon le même site. Ces chiffres représentent donc 15 à 30% des dernières pertes trimestrielles de l’entreprise.

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Ces sommes ne sont pas négligeables. D’autant plus que les recherches d’Uber dans le véhicule autonome ont connu plusieurs revers. En mars, la mort d’une piétonne lors d’un test en Arizona a sérieusement ralenti les recherches de l’entreprise. Le 30 juillet, Uber a annoncé l’abandon de son projet de camion autonome. Aujourd’hui, l’objectif de commercialisation de la technologie semble bien loin et la société n’a pas dévoilé de calendrier précis à ce sujet.

Des discussions entre Uber et Waymo

Si Uber décidait d’arrêter ses recherches dans le véhicule autonome, il serait obligé de trouver un terrain d’entente avec une autre entreprise pour pouvoir exploiter sa technologie. Uber a plusieurs arguments de négociation : il peut promettre un transfert de ses capacités de recherche et il bénéficie d’un réseau d’utilisateurs important.

Le PDG de l’entreprise, Dara Khosrowshahi, a déjà eu des discussions en ce sens. En mai, il révélait parler avec Waymo, filiale de Google, sur une éventuelle utilisation de leur technologie. Le patron d’Uber a également abordé ces sujets avec la société Cruise de General Motors.

Le véhicule autonome, horizon évident pour Uber

Il faut demeurer prudent sur cette hypothèse. Le développement du véhicule autonome représente un horizon assez évident pour l’entreprise. Sa dépendance envers les chauffeurs lui coûte cher, d’autant plus qu’elle doit renforcer leur protection dans certaines régions comme l’Europe.

La possibilité d’un accord entre Uber et une autre entreprise est également hypothétique. Waymo a déjà conclu un partenariat avec Lyft, concurrent d’Uber. Et le litige passé entre les deux entreprises pour vol de technologies pourrait freiner les négociations. Cette contrainte pourrait donc encourager le spécialiste de la mobilité à poursuivre ses investissements dans la voiture sans conducteurs.

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