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TSMC fête ses 30 ans au sommet de sa puissance mais non sans incertitudes

Ridha Loukil , ,

Publié le

Le fondeur taiwanais des semiconducteurs TSMC fête ses 30 ans dans l’euphorie, avec le contrôle de près de 55% du marché et une position d’avant-garde dans les technologies de production de puces électronique. Mais le départ à la retraite de son fondateur Morris Chang en juin 2018 soulève des incertitudes.

TSMC fête ses 30 ans au sommet de sa puissance mais non sans incertitudes © Pichi Chuang / Reuters

C’est la fête chez TSMC. Le fondeur taiwanais des semiconducteurs célèbre ses 30 ans. Pour marquer le coup, il a organisé le 23 octobre 2017, à Taipei, un symposium sur l’avenir à 10 ans de l’industrie microélectronique. Parmi les invités de marque figurent Jensen Huang, PDG de Nvidia, Steve Mollenkopf, directeur général de Qualcomm, Vincent Roche, PDG d’Analog Devices, Hock Tan, PDG de Broadcom, et Jeff Williams, directeur de l’exploitation et numéro deux d’Apple, tous clients du groupe taiwanais.

Moteur de l'essor de l'industrie de fonderie de semiconducteurs

Fondé en 1987 par Morris Chang, un électronicien d’origine chinoise qui avait passé 25 ans aux Etats-Unis, en grande partie chez Texas Instruments, TSMC n’est pas le premier fondeur de semiconducteurs à voir le jour au monde. Mais il est considéré comme celui qui a donné le véritable essor aux services de fabrication de puces en sous-traitance. Une industrie qui représente aujourd’hui un chiffre d'affaires de près de 55 milliards de dollars dans le monde, selon le cabinet d’études de marché TrendForce. Il a joué un rôle clé dans le développement de sociétés fabless (sans usines) de semiconducteurs comme Qualcomm, Broadcom, Nvidia, Marvell, MediaTek ou encore Apple.

Avec  47 000 personnes et un chiffre d’affaires de près de 30 milliards de dollars en 2016, TSMC truste environ 55% du marché mondial des services de fonderie de semiconducteurs. Il est près de six fois plus gros que le numéro deux du marché, l’américain GlobalFoundries, ou le numéro trois, le taiwanais UMC.

Obsession de se hisser à l'avant-garde en production

Le groupe taiwanais s’est développé avec pour modèle l’américain Intel, numéro un mondial des semiconducteurs et champion incontesté de la loi de Moore, et l’obsession de se hisser à l’avant-garde dans les technologies de production. Un rêve en passe d’être réalisé avec la mise en production avant la fin de 2017 de son procédé de fabrication de puces en 7 nanomètres, alors qu’Intel en sera au 2018 à la génération de 10 nanomètres.

Sur le plan commercial, TSMC a emporté une grande victoire sur le coréen Samsung Electronics en devenant le fabricant exclusif des processeurs d’Apple et ce depuis deux générations de puces. Et il a gagné le contrat de fabrication de la prochaine puce mobile haut de gamme de Qualcomm en 7 nanomètres au nez et à la barbe de Samsung Electronics qui fabrique les deux générations précédentes.

Succession de Morris Chang

Mais l’histoire de TSMC se confond avec celle de Morris Chang. Or le fondateur, qui a aujourd’hui 86 ans, a décidé de tirer sa révérence en cédant en juin 2018 les reines du groupe au duo Mark Liu et Charles Wei, qui se partagent aujourd’hui la direction générale. Une succession qui soulève des incertitudes.

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