Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Trump-Clinton, aux antipodes pour transformer l’économie

Publié le

Trump-Clinton, aux antipodes pour transformer l’économie
Tout oppose le candidat républicain et sa rivale démocrate, sauf le retour du protectionnisme.

Au terme d’une campagne électorale hors norme, dominée par les coups bas, la démocrate Hillary Clinton a de bonne chance de l’emporter, le 8 novembre. La maxime de Bill Clinton – « It’s the economy, stupid ! » – n’a pas été démentie. Revenue au plein-emploi, soutenue par la consommation des ménages, l’économie américaine se porte bien. « Les problèmes structurels de l’économie ont dominé les débats : la progression des inégalités, la faiblesse de la productivité, les emplois de moins en moins rémunérateurs et, surtout, la disparition de la classe moyenne », relève Thomas Julien, économiste chez Natixis, depuis ses bureaux new-yorkais. Le républicain Donald Trump défend un plan à la Reagan, se traduisant par une baisse massive d’impôts – l’impôt sur les sociétés devrait passer de 35 à 15 % –, sans évoquer son financement. À l’opposé des positions traditionnelles de son camp, l’ancien magnat de l’immobilier prône une hausse des droits de douane avec la Chine et le Mexique, ainsi qu’une suppression de certains accords de libre-échange, dont l’Alena, conclu entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Hillary Clinton se place davantage dans la continuité de Barack Obama, même si elle a également pris des orientations protectionnistes. Elle promet d’investir massivement dans les infrastructures, d’injecter 10 milliards de dollars dans l’industrie et propose de porter le salaire minimum de 7,25 à 12 dollars en cinq ans. Alors que Donald Trump défend bec et ongles les énergies fossiles, elle promet 60 milliards de dollars pour l’installation de 500 millions de panneaux solaires au États-Unis et compte supprimer les exonérations fiscales des compagnies pétrolières. Si elle est élue, la candidate a aussi promis de s’attaquer aux prix des médicaments. La grande inconnue concerne la majorité au Congrès. Si la chambre des représentants reste républicaine, Hillary Clinton aura peu de marges pour faire appliquer son programme. 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle