Troquer ses surplus en ligne

Lancé par les entreprises américaines, le troc sur le Web fait ses premiers pas dans l'Hexagone. Sans pour autant se débarrasser de toutes ses contraintes.

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Troquer ses surplus en ligne
Acheter sans liquidités, vendre ses surplus sans les brader. Le Web entend bien reprendre à son compte la double promesse du troc interentreprises ou " barter ". A l'image des Etats-Unis, deux sites, Cobarter.com et Barterforum.com, profitent aujourd'hui d'Internet pour relancer le concept en France. Les entreprises peuvent s'inscrire sur ces sites et y préciser leurs offres et leurs besoins. Au lieu de laisser ses machines inexploitées en période creuse, un imprimeur peut proposer ses services en échange de nouveaux bureaux. Plutôt que de brader ses surplus, un fabricant les échange contre des encarts publicitaires dans un magazine. " Néanmoins, seul 5 % des échanges se font entre deux entreprises dont les besoins se correspondent parfaitement ", explique Eric T'Scharner, directeur général de Cobarter.com, le tout récent site Web de la société belge de " barter ", Efficio. Le reste du temps, il faut trouver un troisième ou un quatrième partenaire. En attendant, la plate-forme se porte garante pour les premières transactions. Elle rentre dans ses frais en prenant une commission fixe de quelques dizaines d'euros ou de 5 % sur chaque opération, en monnaie sonnante et trébuchante, cette fois ! " Grâce au Web, nous allons pouvoir abaisser nos coûts de gestion, nous ouvrir à des transactions d'un montant plus faible et donc traiter avec les PME et PMI ", indique Pierre Fontaine, président de Barterforum, le géant du troc européen, avec ses 500 millions de francs de transactions hors ligne en 2000. Ne surtout pas troquer avec des clients potentiels Mais le troc n'en perd pas pour autant certains de ses inconvénients. " Il faut faire attention à ne pas mettre en danger sa trésorerie en allant troquer avec des clients potentiels ! Nous essayons de ne pas dépasser 5 % de notre chiffre d'affaires en troc ", précise Laurent Prenant, directeur éponyme de l'imprimerie qui réalise environ 500 000 francs de troc par an depuis trois ans, pour un chiffre d'affaires de 250 millions de francs. " De plus, le coût de la commission n'est pas négligeable : quand la marge sur ses produits est de 5 à 10 %, l'opération est parfois difficilement rentable. " Un point à garder en tête, car le nombre de sites de troc ne devrait pas tarder à croître. " Après avoir levé beaucoup de capitaux l'année dernière, des géants américains du " barter " en ligne, comme BarterTrust ou Bigvine, pourraient bientôt arriver en Europe ", précise Pierre Fontaine. Et personne ici n'est prêt à troquer sa place.

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