Tout le dossier Tout le dossier

[Trophées des femmes de l'industrie] Sabrina Andiappane de Thales Alenia Space, remporte le Trophée des femmes au début prometteur

Le 26 septembre, L'Usine Nouvelle a remis les Trophées des femmes de l'industrie. Sabrina Andiappane, 26 ans, ingénieur R & D chez Thales Alenia Space a reçu le Trophée dans la catégorie Débuts prometteurs. Retrouvez les portraits des femmes nommées dans la catégorie "débuts prometteurs". La valeur n’attend pas le nombre des années. À moins de 30 ans, les trois flèches que nous avons repérées mènent leurs projets avec passion. Découvrez les réalisations de la génération de demain.

Partager
[Trophées des femmes de l'industrie] Sabrina Andiappane de Thales Alenia Space, remporte le Trophée des femmes au début prometteur
Sabrina Andiappane Thales Alenia Space

Allo le Ciel, ici la Terre
Sabrina Andiappane, 26 ans, ingénieur R & D chez Thales Alenia Space

Alors qu’elle ne vient pas d’une famille d’ingénieurs, Sabrina Andiappane a osé s’aventurer dans les radiocommunications spatiales. Un domaine ultra-pointu dominé par les hommes. Sa réussite en fait un modèle pour ses nièces. Sa passion pour le spatial et ses aptitudes scientifiques la conduisent à l’Esiee, une école d’ingénieurs en électronique, où elle choisit l’option radiocommunications. « Cette discipline s’applique à de nombreux domaines – mobiles, spatial, ferroviaire – qui offrent autant de débouchés professionnels », justifie-t-elle. Sa première expérience concrète, lors de son stage de fin d’études chez Thales Alenia Space, à Cannes, s’avère déterminante. Elle développe un nouvel outil de vérification des systèmes de communication radio sol--satellite plus simple et plus précis que celui disponible à l’époque. « Le voir aujourd’hui utilisé et apprécié me procure beaucoup de fierté », avoue-t-elle. Cette réussite lui ouvre le service R & D de Thales Alenia Space, d’abord en tant que consultante d’Eurogiciel, puis comme salariée. Sa mission évolue pour mêler fonctions techniques et management de R & D, comme la rédaction de réponses aux appels d’offres ou la coordination de projets européens. Sur cinq appels d’offres, quatre sont emportés. Un beau succès !

Ridha Loukil

Si j’étais un homme
« Je ne me ferais pas remarquer dans les réunions où je suis la seule femme. Je n’entendrais pas dire que j’ai été embauchée parce que j’étais une femme. »

Les autres nommées de la catégorie :

Exil fertile
Camille Burrer, 29 ans, supply chain manager chez Valeo Service Northern Europe
Crédits : Eric Flogny

Son diplôme d’ingénieur en poche, Camille Burrer n’a qu’une idée en tête, quitter la France pour « découvrir d’autres cultures ». Son « horrible » niveau d’anglais ne l’empêche pas de postuler fin 2012 chez Valeo Service Northern Europe. « Mon futur responsable n’a rien compris à ce que je disais, mais mes schémas sur la supply chain étaient plus clairs que n’importe quel langage. » La jeune femme s’installe alors à Helmond, près d’Eindhoven, aux Pays-Bas, pour plonger dans un immense brassage de culture. Plus de dix nationalités se croisent dans les locaux de l’équipementier automobile. Au terme de son volontariat international en -entreprise (VIE), Camille Burrer décroche son premier CDI dans l’entreprise. « Aux Pays-Bas, les recruteurs s’intéressent plus à vos capacités. Donc même si vous êtes jeune, vous pouvez gravir les échelons. » Un an plus tard, elle devient manager approvisionnement et transport. C’est là qu’elle réalise le plus important projet de sa carrière. « J’ai mené un projet de rationalisation sur le départ de nos livraisons. » Au lieu de remplir cinq camions en un temps réduit, les chargements des pièces se font désormais en continu dans des remorques à quai. « L’effort des salariés a été réduit, tout comme le coût du transport. » Depuis janvier, Camille Burrer était responsable de la supply chain. Mais, démarchée par un grand groupe local, la jeune femme a quitté ses fonctions chez Valeo en août. L’occasion pour celle qui ne veut pas rentrer en France de s’intégrer un peu plus au pays. « Je pourrai aller au travail en vélo, comme une vrai Néerlandaise. »
Pierre Monnier

Si j’étais un homme
« Aux Pays-Bas, les gens ne font pas attention au sexe ou à l’âge, mais aux compétences. Cela n’aurait pas changé ma carrière ici. La seule différence, c’est que je serais peut-être restée en France. »

Les mains dans le cambouis
Hélène de Macedo, 27 ans, ingénieur-conseil technique et ventes chez Evobus France

Crédits : Pascal Guittet

À 27 ans et après trois ans chez le constructeur allemand de bus et de cars Evobus (groupe Daimler), Hélène de Macedo a déjà marqué sa place. Elle a gagné le premier appel d’offres pour des bus au gaz, mais sa plus grande réussite concerne un contrat-cadre d’une centaine de millions d’euros signé en avril?2016. « J’y ai passé mes week-ends et mes soirées », témoigne l’ingénieur-conseil et vente à la direction commerciale d’Evobus France, qui n’en est pas à son premier exploit. Elle a écrit et soutenu sa thèse dans la langue de Goethe, après deux ans d’études outre-Rhin. « J’ai rédigé mon master en allemand et je l’ai validé avec les félicitations du jury. C’était une expérience extraordinaire. Surtout qu’au lycée j’étais la dernière de ma classe dans cette langue. Je suis partie en Allemagne sans rien comprendre. » Cette musicienne, qui joue du tuba et a passé dix ans au conservatoire, « reste très féminine, même si je mets les mains dans le cambouis ». Ce qui n’est pas toujours accepté, notamment dans les usines, par une population essentiellement masculine. Être la seule fille de son département à la faculté de Karlsruhe, en Allemagne, puis à l’École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques de Besançon (Doubs) lui a permis de s’endurcir pour résister aux sarcasmes. « C’est la difficulté qui m’a permis de me former et d’être plus performante. Et je suis toujours punchy et de bonne humeur. »
Olivier Cognasse

Si j’étais un homme
« On n’aurait jamais remis en cause ma compétence. C’est dans un milieu professionnel parfois hostile, machiste et malveillant que
j’ai dû évoluer pour me faire respecter. »

0 Commentaire

[Trophées des femmes de l'industrie] Sabrina Andiappane de Thales Alenia Space, remporte le Trophée des femmes au début prometteur

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié

PARCOURIR LE DOSSIER

Tout le dossier

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Nouveau

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

Détectez vos opportunités d’affaires

94 - Champigny-sur-Marne

Acquisition de matériels de nettoyage

DATE DE REPONSE 16/02/2022

+ de 10.000 avis par jour

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS