Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

[Trophées des femmes de l'industrie] Patrizia Gatti Gregori (SNCF Réseau), prix de la Femme de développement durable

, ,

Publié le , mis à jour le 25/09/2018 À 23H00

Le 25 septembre, L'Usine Nouvelle a remis les Trophées des femmes de l'industrie. Patrizia Gatti Gregori, de SNCF Réseau, a reçu le Trophée de la Femme de développement durable. Retrouvez les portraits des femmes talentueuses nommées dans sa catégorie. "La croissance, mais pas au mépris de la planète", tel pourrait être leur slogan. Grâce à ces "activistes"des secteurs des transports, de l'ingénierie et de l'énergie, industrie ne rime plus avec pollution et la production se fait économe en ressources.

[Trophées des femmes de l'industrie] Patrizia Gatti Gregori (SNCF Réseau), prix de la Femme de développement durable
La lauréate Patrizia Gatti Gregori, de SNCF Reseau
© Guittet Pascal

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Stratège, option équilibriste

Patrizia Gatti Gregori, 47 ans
Chef de division performance environnementale et réglementation pour la direction technique de SNCF Réseau

Ne lui parlez pas de son accent. Ses origines italiennes ont longtemps été un handicap. Titulaire d’un doctorat en géologie de l’université de Padoue (Italie), cette passionnée de sciences et d’environnement s’installe en France en 2003. Après un bref passage chez l’ingénieriste Egis, elle change d’aiguillage, direction la SNCF en 2004. Le secteur des transports l’intéresse. Les valeurs du service public aussi. Patrizia Gregori participe aux études de réalisation des futures lignes à grande vitesse et, en 2009, à l’orientation des choix stratégiques de l’entreprise. Sa capacité à trouver l’équilibre entre performances environnementale, économique et sociale fait des émules.

"Je porte des choix environnementaux que je justifie par des calculs de coûts globaux", résume-t-elle. Elle sait aussi s’émanciper d’une culture d’entreprise franco-française. "Je cherche à l’extérieur des solutions qui manquent à l’intérieur." C’est ce qui l’amène à s’intéresser à l’azobé. Ce bois tropical presque imputrescible est une alternative au bois traité chimiquement. Notamment à la créosote, interdite partout sauf pour les traverses de chemin de fer. Après un premier appel d’offres en 2017, suivi de l’achat de 80 000 unités auprès de forestiers africains certifiés FSC, Patrizia Gregori finance actuellement l’homologation pour six autres essences de bois.

Laurent Rousselle

A propos de #Metoo
«Je soutiens ce mouvement. J’ai déjà subi des violences verbales par rapport à mes origines. Y apposer des mots m’a permis de retrouver de la confiance.»

 

Les autres Femmes nommées de la catégorie:

 

Capital nature

Dorothée Labarraque, 42 ans
Responsable de l’innovation environnement et énergie et du département biodiversité d’Egis

"Espèces en voie de disparition, déforestation, marées noires… Je fais partie de la première génération qui a grandi avec des messages d’alerte constants en matière de biodiversité et d’environnement." Chez Egis, Dorothée Labarraque veut concilier l’ingénierie du bâtiment et des transports et le développement durable. "Ma plus belle réussite, c’est d’avoir lancé un partenariat de recherche avec le Laboratoire montpelliérain d’économie théorique et appliquée, le Lameta. Nous avons mis au point une méthodologie pour intégrer les écosystèmes naturels dans les bilans socio-économiques des entreprises. L’enjeu: développer une ingénierie française 2.0, qui s’associe à la nature", explique celle qui se voit comme un "passeur" entre le monde de la recherche et celui de l’entreprise.

Au fil de sa carrière, Dorothée Labarraque s’est toujours plus impliquée dans des projets de R&D, après avoir fait ses armes sur de grandes constructions, comme la ligne à grande vitesse qui relie Paris à Bordeaux et des infrastructures en Guyane. Si la responsable innovation en environnement et biodiversité d’Egis continue d’avancer, c’est grâce à sa constante envie de faire mieux. "J’ai l’impression que l’on peut toujours aller plus loin. Je me trouve toujours de nouveaux horizons, comme s’il n’y avait pas de limite." Un moteur d’autant plus fort qu’il lui permet de servir ses convictions sur l’environnement et la planète.

Coralie Lemke

A propos de #Metoo
«J’observe peu de changements dans le comportement des hommes en société. De mon côté, j’essaie d’éduquer mes enfants en leur inculquant les valeurs d’égalité.»

 

Docteur tous terrains

Ekaterina Shilova, 39 ans
PDG d’Ajelis

Son rêve est de sauver le monde d’un désastre. Ekaterina Shilova, élevée en pleine perestroïka par une mère ingénieur "dotée d’une grande capacité de survie", qui alliait emplois industriels et couture pour rendre le quotidien moins difficile, est pourtant tout sauf une utopiste. Ancrée dans la réalité, cette chimiste volubile et passionnée monte sa première entreprise, en Russie, avec d’autres doctorants, pour financer leurs thèses. Les molécules à haute valeur ajoutée qu’ils développent pour le secteur pharmaceutique se vendent bien, à tel point que l’activité a permis à une vingtaine de chimistes organiciennes d’échapper aux emplois dans les discothèques et aux postes de nuit, les seuls à leur portée après une journée passée devant la paillasse.

Diplômée en 2006 sous la cotutelle des universités Mendeleïev à Moscou et de la Méditerranée à Marseille, elle rejoint le CNRS, puis le CEA, où elle travaille sur le traitement des déchets liquides nucléaires. Enfant de la génération Tchernobyl, elle concrétise son rêve en inventant des fibres et des textiles capables de capturer le césium radioactif, mais aussi les métaux industriels, précieux ou critiques, y compris les terres rares des effluents industriels. La start-up Ajelis est née, et sa technologie d’extraction et de dépollution a remporté en 2014 le premier prix du Concours mondial de l’innovation.

Myrtille Delamarche

A propos de #Metoo
«En France, j’ai plutôt ressenti du respect pour mon parcours. Mais il y a bien eu quelques cas de harcèlement dans la recherche. J’ai probablement eu de la chance.»

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle