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[Trophées des femmes de l'industrie] Magali Anderson (LafargeHolcim), prix de la Femme de l'international

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Publié le , mis à jour le 25/09/2018 À 22H00

Le 25 septembre, L'Usine Nouvelle a remis les Trophées des femmes de l'industrie. Magali Anderson, de LafargeHolcim, a reçu le Trophée de la Femme de l'international. Retrouvez les portraits des femmes talentueuses nommées dans sa catégorie. L’industrie mondialisée est une invitation au voyage. Défricher des marchés, produire ailleurs, tirer parti des savoir-faire de chaque pays, telles sont les compétences de ces femmes qui s’illustrent du Brésil à la Chine, en passant par l'Amérique du Nord et la Roumanie.

[Trophées des femmes de l'industrie] Magali Anderson (LafargeHolcim), prix de la Femme de l'international
La lauréate Magali Anderson, de LafargeHolcim.
© Guittet Pascal

Première de cordée

Magali Anderson, 51 ans
Directrice groupe santé et sécurité de LafargeHolcim

Avec une carrière commencée à 22 ans sur une plate-forme pétrolière au Nigeria pour Schlumberger, le parcours de Magali Anderson tient de la gageure. À son actif, la direction de la ligne de production du plus grand centre européen de l’équipementier pétrolier, celle d’un centre d’usinage de pièces complexes à Shanghai, le management de 12000 personnes et le passage de la maintenance au XXIe siècle. En 2013, on lui demande de se projeter en 2020. Sa réflexion mènera au TLM – technology lifecycle management, la maintenance tout au long du cycle de vie d’un produit. Et quel produit! Des équipements pétroliers qui nécessitent un entretien de haut vol. Elle trouve des experts sur place, développe leurs compétences.

Aujourd’hui, Schlumberger a déployé le TLM dans le monde entier. Fin 2016, elle rejoint LafargeHolcim qui recherchait un «homme» de terrain pour prendre la direction santé et sécurité. Elle visite 25 pays par an, repère les mauvaises pratiques, propose des solutions. Et, en moins de deux ans, divise par deux le nombre de morts accidentels. L’ingénieur de l’Insa Lyon prend aussi le temps de défendre la cause des femmes. «Mon créneau, c’est leur développement.» Sur lapetroleuse.com et désormais sur son blog hébergé par L'Usine Nouvelle, elle y partage son expérience. Mais surtout, va «chercher les femmes silencieuses mais talentueuses qui ne sont jamais promues».

Anne Debray

A propos de #Meetoo
«Ce mouvement transversal, en dehors de structures féministes, a ouvert les yeux de milliers de femmes. Et révélé un grand nombre d’actions égocentrées des hommes.»

 

Les portraits des autres nommées:

La force du collectif

Anne Bianchi, 47 ans
Directrice pour Naval Group du programme de sous-marins pour le Brésil

Après avoir géré le programme de frégates pour la Marine nationale, Anne Bianchi est chargée depuis janvier du plus important contrat à l’international du groupe: livrer à la marine brésilienne quatre sous-marins conventionnels, un sous-marin à propulsion nucléaire (sans la chaufferie nucléaire) et la construction d’une base navale à Itaguai. Titanesque, le programme va courir jusqu’en 2033! Sa méthode: veiller à l’équilibre de ses relations avec ses collaborateurs et ses partenaires locaux. «Par respect et efficacité, je réponds vite aux interrogations de l’équipe. Je tiens à ce que la parole soit libre. Ils doivent pouvoir contester mon point de vue sans crainte», assure-t-elle. Même ouverture avec ses partenaires brésiliens. «Ils connaissent mieux que nous le marché local. Il faut savoir les écouter.» Et de parfaire sa connaissance de la langue portugaise avec la lecture des grands écrivains contemporains du pays. Car en plus du plaisir de la lecture, la cadre de Naval Group se fait un point d’honneur de s’exprimer avec aisance dans la langue des partenaires étrangers avec lesquels elle travaille. Le passe-temps favori de cette mère de quatre garçons: larguer les amarres dès que l’occasion se présente. Son souvenir le plus fort: la traversée l’Atlantique en voilier avec son mari.

Hassan Meddah

A propos de #Metoo
«La société doit évoluer, mais gare à ne pas infantiliser les femmes. On ne peut pas considérer de la même façon une main inappropriée sur un genou et un viol.»

 

Le goût des autres

Maristela Castanho, 52 ans
VP Revenue management de Renault

Quelque 30 pays, 300 commerciaux réunis pour partager leurs bonnes pratiques… Quoi de mieux pour favoriser l’innovation, standardiser les process et… booster le chiffre d’affaires mondial. C’est l’initiative lancée il y a deux ans par Maristela Castanho pour aider les filiales du constructeur à monter en compétences. Un événement annuel organisé à Paris et suivi de visioconférences mensuelles où chacun peut s’exprimer. Maristela Castanho avait tout pour réussir à faire converger trente nationalités. Brésilienne, mariée à un Français, cette mère de deux enfants fait depuis plus de quinze ans le tour du monde pour Renault. Et surtout, elle a le goût des autres, qu’elle développe depuis son enfance – son père fonctionnaire au ministère de l’Éducation nationale déménageait souvent. «On ne peut pas réussir sans comprendre les habitudes des consommateurs.» En poste au Brésil, elle emmenait les Français visiter les appartements des acheteurs potentiels ou assister à des rodéos pour aller à la rencontre des amateurs de pick-up. Aujourd’hui, elle mêle data et terrain. Statisticienne de formation, elle fait travailler des experts de ces deux domaines – autant de femmes que d’hommes – dans son service de 25 personnes. «Nous inventons un nouveau métier», dit celle qui pilote la compétitivité globale en mettant de l’intelligence dans les dépenses marketing. Le bon produit au bon moment, au juste prix et la bonne voiture pour le bon pays. Les ventes de Renault à l’étranger valident sa stratégie.

Anne Debray

A propos de #Meetoo
«Ça ne change pas grand-chose pour moi. Mais c’est bien quand les sujets qui dérangent viennent sur la table et qu’on est obligé de les regarder.»

 

Une soif de diversité culturelle

Constance Nevoret, 28 ans
Directrice des opérations pour l’Amérique du Nord chez Amaris

Un parcours éclair. De nouvelles responsabilités qui s’enchaînent. Et un point commun dans la jeune carrière de Constance Nevoret, 28 ans: la diversité culturelle. «C’est ce qui me permet de m’épanouir», déclare cette diplômée de l’ESCP Europe, l’école de commerce aux six campus européens. Quand elle entre chez Amaris, le cabinet de conseil, son projet est clair. Elle qui a suivi le cursus en anglais à l’ESCP, passé une année sur le campus de Berlin et travaillé dix mois dans des start-up allemandes issues du célèbre accélérateur Rocket Internet, ne veut pas d’une carrière tranquille. C’est convenu avec Amaris, elle passera un an à Londres pour bien comprendre les modes de fonctionnement de la société, avant de prendre la direction du Canada pour ouvrir une filiale. Avec son mari, ingénieur en informatique, ils s’installent à Montréal début 2014. À l’époque, Amaris ne dispose que d’un petit bureau anonyme dans un centre d’affaires. Constance Nevoret doit tout faire. Lancer le pôle santé d’Amaris en Amérique du Nord, constituer une équipe, trouver des clients… «Il y a eu des moments difficiles, mais j’ai toujours été persuadée que s’il y avait un volume de travail suffisant et l’envie d’y arriver, la question était plus de savoir quand j’y arriverai», déclare la jeune femme. C’est chose faite. Elle est aujourd’hui responsable d’une équipe de près de 200 personnes.

Arnaud Dumas

A propos de #Metoo
«J’ai la chance de n’avoir jamais été victime dans le cadre professionnel. Il faut dénoncer les abus, mais surtout développer les opportunités de carrière pour les femmes.»

 

L’aéro sur le bout de la langue

Vanessa Schmidt, 43 ans
Chef de projet pour le transfert de la ligne d’assemblage du H135 chez Airbus Helicopters

Une traductrice pour piloter l’un des projets phares d’Airbus Helicopters. À savoir: le transfert de la chaîne d’assemblage allemande du H135 qui sera fabriqué à Qingdao (Chine) fin 2018 à une centaine d’exemplaires. «J’anime une équipe d’une cinquantaine de personnes, entre la France, l’Allemagne et la Chine, précise Vanessa Schmidt. Je traite aussi directement avec les autorités gouvernementales locales chinoises.» Et, intarissable, de fournir le détail des innombrables aspects de son projet, de la formation aux finances, en passant par la logistique et le système qualité.

Pour comprendre la trajectoire de Vanessa Schmidt, il faut remonter le fil. Passionnée d’aéronautique, elle opte pourtant pour un master en langues étrangères appliquées. «Lorsque j’ai obtenu mon diplôme de traductrice, je ne me destinais pas du tout à travailler dans l’industrie», concède-t-elle. Elle entre chez Airbus Helicopters en 2001 au sein de la communication, puis intègre le service clientèle qui la rapproche du terrain. Sa capacité à tisser des liens entre les hommes et les femmes fait des merveilles et l’a conduit en 2015 à assurer le transfert de la chaîne d’assemblage H215 à Brasov (Roumanie). Aujourd’hui, en mouvement perpétuel, elle mobilise les énergies d’équipes aux cultures disparates, elle fédère, écoute, convainc. Son secret: la méditation, instant de recharge vital effectué en fin de journée, voire dans les avions.
Olivier James

A propos de #Metoo
«Si ceux qui l’ont lancé ont révélé un vrai problème de société, je crains que ce mouvement ne provoque pas un changement culturel à court terme.»

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