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[Trophées des femmes de l'industrie] Marianne Bataillon de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, élue femme de projets de l'année

Publié le , mis à jour le 27/09/2017 À 00H59

Le 26 septembre, L'Usine Nouvelle a remis les Trophées des femmes de l'industrie. Marianne Bataillon responsable stratégie composants électriques et hybrides pour l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi remporte le prix dans la catégorie Femmes de projet. Retrouvez les portraits des femmes nommées dans la catégorie "projets". Véritables chefs d’orchestre, elles coordonnent des expertises diverses pour livrer un produit ou un programme. Les femmes sur lesquelles notre choix s’est porté s’assurent que des avions et des véhicules seront développés dans les temps, avec les standards de performance et de qualité les plus exigeants.

[Trophées des femmes de l'industrie] Marianne Bataillon de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, élue femme de projets de l'année
Marianne Bataillon, Chef de projet batteries pour véhicules électriques chez Renault
© Dominique Fontenat

Fée électrique
Marianne Bataillon, 43 ans, responsable stratégie composants électriques et hybrides pour l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi

Enfant, elle accompagnait son père sur les rallyes corses pour admirer les performances des Alpine en lice. Pas surprenant que, une fois son diplôme d’ingénieur en génie mécanique et construction en poche, Marianne Bataillon ait rejoint le groupe Renault au début des années 2000. Cette quadragénaire débute son parcours en tant que responsable mise au point pour les boîtes de vitesses. Très vite, elle rejoint l’aventure électrique, où elle s’attaque à l’amélioration des batteries. La première Zoé, sortie en 2012, promet plus de 200 kilomètres d’autonomie. Marianne Bataillon entreprend de doubler ce chiffre. Les défis sont nombreux. « Il faut non seulement augmenter l’autonomie, mais aussi travailler sur la robustesse de la solution, ainsi que sur sa durabilité et son recyclage ultérieur. Aucun compromis n’est possible », se souvient-elle. En construisant un partenariat avec le coréen LG Chem, elle parvient à mettre sur le marché une nouvelle chimie pour les batteries dès 2016, deux ans avant la date prévue. Bilan : la nouvelle Zoé a une autonomie de 400 kilomètres. Une fierté pour Marianne Bataillon, qui a pris la tête en juillet de la stratégie relative aux prochaines générations de composants électriques et hybrides pour l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. 

Julie Thoin-Bousquié

Si j’étais un homme
"Je ne crois pas que la situation aurait été différente. Je n’ai jamais imaginé évoluer dans un environnement de travail autrement que par les résultats apportés à l’entreprise."

 

Les autres nommées de la catégorie

Écoute active
Karine Dehaese, 46 ans, directrice de la transformation digitale de la qualité d’Airbus

Crédits : Airbus

Son père est ingénieur, sa mère psychologue. Si Karine Dehaese a choisi de suivre la voie paternelle en devenant ingénieur de l’École centrale de Nantes, elle garde bien ancrée la volonté de mieux comprendre les gens. « J’ai toujours pensé que le secret de la performance, c’était de trouver comment faire collaborer les personnes entre elles, quelle que soit leur fonction », déclare-t-elle. Entrée chez Airbus en 2005, elle enchaîne les projets. D’abord la mise en place d’un nouvel outil PLM (product lifecycle management) pour l’A 400M, puis la gestion de la configuration, toujours sur le même avion, jusqu’à la direction de la qualité des achats pour Airbus Defence and Space. À chaque fois, un point commun. « Le côté technique est passionnant chez Airbus. Mais ce qui a fait mon succès sur mes différents postes, c’est d’être à l’écoute et de comprendre les interactions avec les autres. » Cela lui a permis de faire sa place dans la branche défense, un monde de spécialistes surpris de voir arriver cette manageuse. C’est aussi ce qui l’a motivée à intégrer, en mars, le programme de transformation digitale du groupe. « Il s’agit de moins travailler en silo, de développer un mode de travail plus collaboratif », s’enthousiasme-t-elle. Pile ce qu’elle aime ! 

Arnaud Dumas 

Si j’étais un homme
"Je ne crois pas que je serais très différente. Ma bonne humeur et ma persévérance ne sont pas liées à mon genre, mais à mon histoire. En revanche, je n’aurais pas eu le plaisir de donner naissance à ma fille…"

 

Toujours plus haut
Nathalie Papin, 37 ans, chef du service instrumentation spécifique d’essais en vol chez Airbus


Crédits : Airbus

Des défis et des succès. Nathalie Papin les engrange chez Airbus. Elle est à l’origine des certifications de vol de l’A 400M, de la protection contre la foudre de l’avion carbone (A 350), et peut-être bientôt aussi de la disparition des oiseaux sur les aéroports… Birdy est un système qui les repousse. Elle lance le projet en 2008 à l’encontre des processus classiques. « Les systèmes actuels sont fondés sur la perception qu’ont les hommes des moyens d’effarouchement possibles. J’ai fait appel à des scientifiques, des ornithologues et des éthologues très éloignés de notre quotidien d’ingénieurs pour identifier des stimuli efficaces et durables. » Testé sur un aéroport fin 2016, l’essai a été concluant et le système est en phase d’industrialisation. Une belle aventure pour celle qui adore partir avec « un sac à dos et juste un billet d’avion. » Tombée dans l’aéronautique à 19 ans, quand elle passe son brevet de pilote, elle choisit une école d’ingénieurs en lien avec sa passion, l’Ensica. Des qualités, il en faut pour mener à bien tous ces projets. Pour Nathalie Papin, ce seront la bienveillance et la liberté. « La bienveillance vous met à l’écoute de l’autre et enlève vos barrières. Elle construit la confiance, permet d’avancer, d’aller toujours plus loin. » La liberté a fait d’elle une exploratrice. « J’ai eu une enfance où l’on était très à l’écoute et j’ai eu beaucoup de liberté, mais je n’étais pas une rebelle. L’inconnu ne me fait pas peur. » En prenant, en 2015, la responsabilité du service instrumentation d’essais en vol, elle choisit le management d’un service très technique. Une autre aventure sous le signe de la bienveillance, bien sûr. 

Anne Debray 

Si j’étais un homme
"J’assume ma féminité. Je pense qu’elle me donne un regard différent sur les choses. Mon parcours est lié à ma curiosité et à mon audace."

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