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[Trophées des femmes de l'industrie] Karen Aiach de Lysogene, femme entrepreneur de l'année

Le 26 septembre, L'Usine Nouvelle a remis les Trophées des femmes de l'industrie. Karen Aiach, 45 ans, directrice générale de Lysogene a été élue femme entrepreneur de l'année. Retrouvez les portraits des femmes nommées dans la catégorie entrepreneurs. Intrapreneuses ou entrepreneuses, ces meneuses dirigent leur projet avec détermination. Ce sont le plus souvent des motivations très personnelles qui les poussent à sortir du cadre. Un projet de vie, un engagement dans une cause ou l’ardente envie de faire bouger les lignes

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[Trophées des femmes de l'industrie] Karen Aiach de Lysogene, femme entrepreneur de l'année
Karen Aiach Lysogene

En terre inconnue
Karen Aiach, 45 ans, directrice générale de Lysogene

Un diplôme de l’Essec en poche, des débuts chez le prestigieux Arthur Andersen, la carrière prometteuse de Karen -Aiach semble toute tracée. La jeune femme fonde même son propre cabinet de conseil intervenant auprès d’établissements bancaires. Mais en 2005, lorsqu’on lui annonce que sa fille, âgée de quelques mois seulement, est atteinte d’une maladie neurodégénérative rare, le syndrome de Sanfilippo A, la jeune entrepreneur réoriente radicalement son parcours professionnel. « J’ai fait le tour du monde pour tenter de trouver des réponses thérapeutiques à cette maladie contre laquelle il n’existait alors aucun traitement », raconte Karen Aiach. À force de persévérance, elle découvre, avec l’aide du professeur Olivier Danos, une possibilité de traitement novatrice : « Il s’agit de remplacer le gène déficient dans le cerveau de l’enfant malade. » Pour transformer cette piste en traitement, elle crée Lysogene en 2009, la première société de biotechnologie au monde spécialisée dans le développement de thérapies géniques, visant à traiter les maladies du système nerveux central chez l’enfant. Si elle concède avoir cumulé plusieurs « handicaps », être une mère de patiente, non scientifique, venant du monde des affaires, elle a de toute évidence su en faire des atouts !

Astrid Gouzik

Si j’étais un homme
"Les portes se seraient ouvertes plus facilement. Je crois que certains hommes préfèrent rester entre eux et ont encore du mal à se sentir à l’aise avec les femmes."

Les autres nommées de la catégorie :

Survitaminées
Sophie Blin et Carol-Ann Lovera, 43 ans, cofondatrices de Bloomup

Crédits : Pascal Guittet

Un coup de foudre amical le jour de leur rentrée en école de commerce et, quinze ans plus tard, Carol-Ann Lovera et Sophie Blin, inséparables depuis leur premier stage, quittent tout pour tenir la promesse qu’elles se sont faite étudiantes : créer une entreprise ensemble. À la sortie de l’Inseec, premier job au service marketing de Carrefour pour Carol-Ann, au service commercial de Coca-cola pour Sophie. Recrutée par John Frieda pour développer la marque de soins capillaires en Europe, Carol-Ann embarque sa copine. Suivent d’autres expériences. « Nous n’étions pas prêtes à créer notre entreprise, j’allais avoir un deuxième enfant et Sophie des jumeaux », raconte -Carol-Ann. La quarantaine approchant, les deux amies -décident de changer de vie. Elles quittent la frénésie parisienne pour installer maris et enfants à Cassis (Bouches-du-Rhône). Avec 5 000 euros en poche chacune, elles démarrent -Bloomup en 2010, distribuant en France des marques étrangères de cosmétiques. En 2013, Sophie la commerciale et -Carol-Ann la championne du marketing lancent enfin leur marque, Énergie Fruit. Dotés d’un -packaging design, les six gels douche fabriqués en Provence s’arrachent chez -Carrefour. Aujourd’hui, la marque compte 40 références et est présente dans 3 000 points de vente. Fille d’une -championne de France de tennis, Carol-Ann -Lovera s’est mise à fond au padel tennis, quand Sophie Blin nage tous les matins à 7 heures. « On a osé le faire ! Et sept ans après, on s’entend toujours aussi bien », conclut Sophie.

Cécile Maillard

Si nous étions des hommes
"Nous n’aurions peut-être pas mis notre équilibre de vie au centre de nos priorités professionnelles."

Agitatrice agile
Stéphanie Bonnefoy-Fourie, 45 ans, responsable des services connectés pour Airbus Helicopters


Crédits : Claude Almodovar

Depuis mai, Stéphanie Bonnefoy-Fourie est à la tête de la direction des services connectés d’Airbus Helicopters. Une équipe de 100 personnes chargée de faire parler les données issues des appareils et de créer de nouveaux services. Un axe clé du développement de l’entreprise. Durant ses dix années passées chez Airbus Helicopters, la quadragénaire n’a jamais eu peur de faire bouger les choses. Son principal fait d’armes est la création d’un living lab au sein du groupe. Face à une situation « préoccupante concernant notre pouvoir de transformation », Airbus Helicopters a eu besoin d’un « électrochoc », explique-t-elle. Ce living lab fait entrer dans l’entreprise les méthodes des start-up (-hackathon, UXperience) et de nouveaux métiers (ergonome, webmaster…). La livraison des projets passe de neuf à quatre mois et la productivité des chefs de projet est doublée. Depuis, une quinzaine de living lab ont vu le jour chez Airbus Helicopters. Ses collaborateurs voient en Stéphanie Bonnefoy-Fourie une agitatrice de conscience, capable de bousculer les standards. Au sein du groupe Airbus, elle préside également le réseau Balance for Business, une initiative visant à améliorer la parité. Alors qu’en 2016, le groupe a adopté les objectifs de développement durable de l’ONU, elle aimerait s’emparer d’un nouveau challenge, « faire du business en ayant un impact social ».

Cédric Soares

Si j’étais un homme
"Je ferais tout ce que je pourrais pour être un homme d’aujourd’hui. Être l’égal de la femme, responsable. Je partagerais le savoir, le pouvoir, les tâches ménagères et l’éducation des enfants."

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