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[Trophées des femmes de l'industrie] Florence Olivier d'Airbus, lauréate du Trophée des femmes de production

Publié le , mis à jour le 27/09/2017 À 01H40

Le 26 septembre, L'Usine Nouvelle a remis les Trophées des femmes de l'industrie. Florence Olivier, 43 ans, responsable de la supply chain aérostructure de l’usine Airbus de Saint-Nazaire remporte le Trophée des femmes de production. La production et la logistique ne sont pas réservées aux hommes. Pragmatiques et douées d’un grand sens relationnel, ces femmes misent autant sur leur rigueur que sur la créativité de leurs équipes. Et les chantiers colossaux et complexes ne leur font pas peur.

[Trophées des femmes de l'industrie] Florence Olivier d'Airbus, lauréate du Trophée des femmes de production
Florence Olivier Airbus
© Guittet Pascal

LA FORCE TRANQUILLE

Florence Olivier, 43 ans, responsable de la supply chain aérostructure de l’usine Airbus de Saint-Nazaire

Si Florence Olivier est reconnue dans son travail, elle le doit à ses qualités de leader. Manager dans l’aéronautique depuis dix-sept ans et responsable depuis deux ans de la supply chain aérostructure de l’usine de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), "elle défend ses équipes, les développe, leur laisse de l’autonomie et les responsabilise", fait valoir Gérald Lignon, le directeur d’Airbus Saint-Nazaire. Ingénieur matériaux de formation, Florence Olivier a débuté chez l’équipementier automobile Autoliv avant de rejoindre Airbus à 24 ans, âge depuis lequel elle dirige des équipes très majoritairement masculines. En 2009, quand Airbus décide de filialiser l’unité de fabrication Tubes and Pipes qu’elle dirige à Saint-Nazaire, elle vit son "expérience la plus belle, mais la plus dureé puisqu’il lui faut fédérer ses équipes et "répondre aux craintes et aux doutes de chacun". "Une formidable aventure humaine" finalement. "Les personnes qui font sont les personnes qui savent, considère cette mère de trois enfants, qui travaille avec ses équipes » en responsabilisant et l’individu et le groupe". Collaborant désormais au plus près des fournisseurs d’Airbus, Florence Olivier apprécie avoir "un poste qui permet de mieux comprendre les stratégies". Même si "[son] ADN, c’est l’atelier de production ".

Marion Garreau

Si j’étais un homme
"Je ne changerais rien. J’aurais le même parcours. Et si je devais choisir, je serais une femme pour garder ma spécificité, ma force, qui est de voir les choses légèrement en décalé."

Les autres nommées de la catégorie 

Capteuse d’énergie humaine

Sofie Cabooter, 40 ans, directrice de l’usine Gemey Maybelline (L’Oréal) d’Ormes

Crédits : Hervé Boutet

"Entre directeurs d’usine, on se dit souvent que c’est le plus beau job du monde…" Alors quand L’Oréal lui propose, il y a quatre ans, de prendre la direction de l’usine de maquillage couleur d’Ormes (Loiret), Sofie Cabooter fonce. "L’usine avait connu beaucoup de directions, il fallait ramener de la stabilité et créer une équipe." Un défi qui allie ses compétences techniques et managériales. Sa carrière a débuté dans la chimie fine, chez Johnson & Johnson, où la jeune ingénieur belge devient, à 27 ans, directrice de production. Elle réussit à battre le record de production annuelle de son unité ! Elle entre ensuite chez L’Oréal, parce que "la cosmétique, avec ses lancements, offre de belles possibilités de créativité". Son équipe d’ingénieurs développe les procédés nécessaires à la production des innovations en maquillage. Retour à l’opérationnel qu’elle aime tant avec sa nomination comme responsable de production à l’usine de shampoing Elsève à Rambouillet (Yvelines), où elle mènera une très grosse réorganisation industrielle. À Ormes, elle utilise le management collaboratif pour repenser la production. "Imposer des solutions, ça ne fonctionne pas, mieux vaut capter l’énergie des équipes." Une énergie que cette diplômée en biologie environnementale va rechercher dans la nature, qui lui permet de "sortir de la frénésie industrielle". 

Cécile Maillard

Si j’étais un homme…
"J’aurais peut-être adopté les codes masculins de l’industrie de la chimie où j’ai débuté, au lieu de créer mes propres codes, ce qui m’a permis de trouver ma place."

Egalement nommée dans cette catégorie : Laurence Craver de Naval group, élue femme de l'année. Son portrait à lire ici 

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