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Trophée de l'ingénieur de demain "international" : Matthieu Michel

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Publié le


Crédits - Pascal Guittet

"C’est la mer qui prend l’homme", chante Renaud. Et, pour porter secours aux marins, l’homme a inventé les balises de détresse. La Navsafe en est une. Mais "augmentée". Elle a été mise au point par Matthieu Michel et trois autres étudiants de l’ECE Paris, Benjamin Canova, Paul Chambe et Alexi Liedes, dans le cadre d’un travail de fin d’études. La Navsafe se géolocalise par GPS et renvoie les informations grâce au système satellitaire de détresse Cospas-Sarsat.

Alors que les balises classiques disposent d’une autonomie de l’ordre de 48?heures, Nafsafe émet beaucoup plus longtemps. Une amélioration liée à l’intégration d’un capteur solaire et d’une électronique sophistiquée qui gère finement la consommation. Les informations recueillies par des capteurs de température et de pression atmosphérique permettent d’optimiser la puissance d’émission. "Par beau temps, le signal se propage plus facilement, ce qui permet de baisser la puissance", explique Matthieu Michel. La balise se déclenche manuellement ou à distance à l’aide d’un bracelet porté par le marin et les données fournies par les capteurs peuvent être exploitées sur un smartphone avec une connexion Bluetooth. La Navsafe se transforme alors en système d’aide à la navigation et en station météo.

Dès le début, le projet a pris une dimension internationale. "L’année dernière, dans le cadre d’un échange universitaire, j’étais au Mexique, au Tecnológico de Monterrey, avec Paul et Benjamin. Nous y avons réalisé le design de la balise. L’université disposait d’un bon équipement de fabrication additive et nous avons pu fabriquer un prototype pour un faible coût. Au même moment, Alexi était en Suède et nous a accompagnés sur la conception matérielle de la partie ­électronique. Chaque semaine, nous faisions le point par Skype pour échanger nos idées." Le corps de la balise a été fabriqué par une imprimante de 3 D Systems et la partie ­logicielle a ensuite été réalisée à Paris par l’équipe au complet, à partir de janvier?2015. Le groupe s’est approprié le projet lancé par un professeur. "Ce qui m’a séduit, c’est de rendre sexy un produit anodin mais très riche, même si je ne suis pas un “voileux”. J’ai dû toucher à tout : logiciel, électronique, fabrication d’un produit étanche, communication, étude de marché…"

Aujourd’hui, les quatre compères sont diplômés. ­Matthieu ­Michel travaille pour la start-up 3 D Sound Labs et reconnaît que le projet Navsafe a pesé sur son CV. ­Benjamin ­Canova a été embauché chez PW Consultants, Paul Chambe poursuit des études à l’IFP School et Alexi Liedes recherche un emploi à l’étranger. L’équipe avait pensé créer une entreprise, mais le projet ne s’est pas concrétisé. "Un ­dépôt de brevet reste notre objectif", reconnaît ­Matthieu ­Michel. En attendant mieux !

Où sera-t-il dans cinq ans ?
"Je voudrais intégrer une start-up si possible française et travailler sur les objets connectés, comme Withings, à un poste de product manager associant compétences techniques et marketing. Avoir une vision complète du produit, tout en restant en contact avec les techniciens."

 

Les autres nommés


Arthur Guittet (Université de Californie) CASL, réalisé avec l’université de Californie (Santa Barbara), permet de simuler les écoulements complexes de fluides.

Idriss Sisaïd (ISU - Space Studies Program 2015) Readi est un plan d’action pour des initiatives de défense contre les objets géocroiseurs.

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