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L'Usine Agro

Trois sujets qui préoccupent la filière agricole en 2016

Franck Stassi , , ,

Publié le

Après une année 2015 marquée par la crise de l’élevage et la baisse des prix alimentaires, l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture alerte sur l'accompagnement défaillant de la fin des quotas laitiers et les freins réglementaires à la compétitivité, et prépare la réforme territoriale.

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Pour la fiière agricole, l’objectif est de tourner au plus vite la page d’une année 2015 marquée par la crise de l’élevage, la poursuite de la baisse des prix alimentaires, et plusieurs crises sanitaires, parmi lesquelles l’épidémie de fièvre catarrhale ovine ou l’influenza aviaire. "On peut qualifier le bilan de 2015 de très préoccupant. Notamment au cœur de l’été, au cours duquel les agriculteurs ont exprimé leur désarroi. Aujourd’hui, il n’y a pratiquement plus de mécanismes de soutien européens, et les producteurs plongent: le ministère de l’Agriculture a relevé de 25 000 à 35 000 le nombre de dossiers éligibles au Fonds d’allègement de charges, signe des difficultés. L’autre élément de 2015, ce sont les crises sanitaires", a commenté le président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture, Guy Vasseur, mercredi 13 janvier à Paris lors des vœux à la presse de son organisation.

En 2016, la profession devra s’adapter à un contexte réglementaire en évolution, ainsi qu’à la réforme territoriale.

Le "choc" de la fin des quotas laitiers

Dans ce contexte, l’Assemblée générale des Chambres d’agriculture s'astreint à un exercice de scenarii prospectifs, qui débutera dans les prochaines semaines avec la filière laitière. La fin des quotas laitiers, effective depuis le 1er avril 2015, entre dans une nouvelle phase, celle des "conséquences" : "cela provoque des inquiétudes sur l’état de la ferme France. C’est un choc que de passer de quotas gérés administrativement à des quotas monnayables", a indiqué Guy Vasseur. Pour illustrer son inquiétude, il signale des dérives, comme ces petites annonces pour la vente de quotas laitiers sur Le Bon Coin. Certains agriculteurs sont au contraire ravis de trouver des débouchés sur cette plate-forme de petites annonces en ligne, familière, en cas de cessation d'activité ou de conversion au biologique par exemple.

"Il faut arrêter d’emmerder les agriculteurs !"

Enjeux financiers obligent, la question de la compétitivité et de la simplification administrative est elle aussi mise sur la table par les Chambres d’agriculture. Les griefs envers la réglementation se rapprochent de ceux exprimés par bon nombre d’industriels. "Sur le dossier de la méthanisation, il faut sortir du carcan dans lequel on est enfermé, chaque installation prenant quatre à cinq ans à prendre forme. Il y a aussi les contrôles, la problématique de l’eau, etc. Les paysans, les techniciens et même l’administration ont en marre de ces dispositions que l’on ne comprend pas", s’est emporté Guy Vasseur, qui n’a pas hésité à paraphraser Georges Pompidou : "il faut arrêter d’emmerder les agriculteurs !"

Nouvelles régions, nouvelle organisation

Le découpage territorial des Chambres a quant à lui évolué afin de  coller à la nouvelle organisation du pays. "Nous sommes prêts pour être les interlocuteurs des nouveaux conseils régionaux", s’est félicité Guy Vasseur, qui a néanmoins reconnu que la réforme a généré quelques crispations en interne. Un renforcement des liens avec les Jeunes Agriculteurs est aussi prévu sur le plan institutionnel, afin de simplifier les prises de parole des différentes organisations et de faciliter la mise en commun d’idées.

Afin de mieux accompagner la filière, les Chambres d’agriculture ont choisi de mutualiser leur R&D, en se dotant d’une stratégie de recherche, de développement et d’innovation commune à l’ensemble de leur réseau. Les équipes locales pourront ainsi travailler de façon coordonnée sur la fertilité des sols, la getsion de l'eau ou l'agriculture numérique et la robotique. "Nous devons dès maintenant penser les politiques publiques agricoles et territoriales françaises et européennes de demain", a exhorté Guy Vasseur.

Franck Stassi

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