Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Trois start-up jouent les « Monsieur Propre »

,

Publié le

Indispensables à la navigation, les eaux de ballast sont une source de pollution marine. Bio-UV, Hocer et Ecoslops ont mis au point des systèmes permettant de contrôler la qualité de ces eaux, de les traiter et de les recycler.

Trois start-up jouent les « Monsieur Propre »
Dans le port de Sines, au Portugal, l’unité d’Ecoslops traite 100 tonnes de résidus pétroliers par jour.
© D.R.

Les eaux de ballast sont indispensables pour stabiliser un navire, mais présentent une menace pour l’océan en participant au dérèglement des écosystèmes. Chaque année, entre 3 et 5 milliards de tonnes d’eaux de ballast sont ainsi transférées d’une mer à l’autre, dans lesquelles se trouvent plus de 7 000 espèces différentes (algues, animaux, bactéries…). Certaines sont envahissantes et prolifèrent dans leur nouveau milieu, provoquant des invasions nuisibles. L’exemple le plus dramatique remonte à 1991, quand un bateau en provenance d’Asie a ramené au Pérou une espèce virulente de choléra qui a contaminé 1 million de personnes, entraînant environ 10 000 décès.

Pour traiter les eaux de ballast, des systèmes chimiques sont fréquemment utilisés. En guise d’alternative, la société Bio-UV, située à Lunel (Hérault), a développé Bio-Sea, une solution de désinfection par ultraviolets. Le processus s’effectue en deux étapes : d’abord la filtration des micro-organismes, puis la désinfection par ultraviolets polychromatiques. La qualité de l’eau à traiter est prise en compte pour ajuster la vitesse d’écoulement. Ce système a été adopté par la compagnie maritime Marfret pour son porte-conteneurs « Sormiou » en 2012, ainsi que par CMA-CGM pour son porte-conteneurs géant, le « Kerguelen », baptisé en mai.

Les navires rejettent également leurs eaux de cale. Pour lutter contre ce type de pollution, il est important de bien connaître la qualité de l’eau. Hocer, un bureau d’ingénierie nantais spécialisé dans la conception de systèmes de surveillance de la qualité de l’eau et d’analyseurs pour la détection des pollutions, a joué un rôle moteur dans le projet Hycare, labellisé par le pôle Mer Bretagne en 2007. Il a abouti au développement d’un détecteur d’hydrocarbures pour les eaux de cale.

Valoriser les déchets hydrocarburés

La start-up Ecoslops a conçu une technologie brevetée, la colonne P2R, mini-raffinerie qui valorise les déchets hydrocarburés. La première unité installée dans le port de Sines, au Portugal, traite 100 tonnes de résidus d’hydrocarbures par jour. L’eau, les hydrocarbures et les sédiments sont d’abord séparés par un procédé combinant chauffage, décantation et centrifugation. L’eau est dépolluée et rejetée à la mer. Les hydrocarbures sont, eux, dirigés vers la colonne P2R qui les chauffe à haute température dans une atmosphère sous vide afin de les vaporiser. Le système permet de récupérer 80 % de carburants marins, le reste étant du combustible léger utilisé sur place pour alimenter la colonne, et des résidus lourds qui peuvent être utilisés dans les fours d’aciéries. ??

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle