L'Usine Aéro

Trois questions que pose la réorganisation des activités chez EADS

, ,

Publié le

L'annonce de la revue stratégique des activités du groupe EADS, qui prendra le nom d'Airbus à partir de l'année prochaine, ne va pas sans poser de questions sur la future organisation du géant européen de l'aéronautique.

Trois questions que pose la réorganisation des activités chez EADS © D.R - EADS

  • Pourquoi renommer EADS en Airbus ?

La décision prise par le conseil d'administration d'EADS d'adopter le nom d'Airbus au cours du premier semeste 2014 part d'un constat simple : le nom que porte la filiale d'aviation civile mais aussi militaire (Airbus Military) jouit d'une plus grande notoriété dans le monde que celui de l'acronyme de "European Aeronautic Defence and Space Company", créé en 2000 avec le regroupement de l'allemand DaimlerChrysler Aerospace AG (DASA), de l'espagnol Construcciones Aeronauticas SA et du français Aerospatiale-Matra. Avec les ambitions à l'international du groupe aéronautique, l'idée est donc d'adopter un nom qui raisonne davantage dans la tête de ses futurs clients.

Autre raison invoquée par EADS, "surmonter le manque patent d'identité d'entreprise", en adopant une identité commune aux trois nouvelles principales entités du groupe Airbus : "Airbus" (qui sera certainement complété par la dénomination "Commercial Aircratf"), "Airbus Defence & Space" (qui regroupera principalement les activités d'Airbus, Astrium et Cassidian)  et Airbus Helicopters (à la place d'Eurocopter).

 

  • Que va apporter la nouvelle organisation ?

EADS n'a pas chiffré les économies qu'il réalisera grâce à sa nouvelle organisation. Le groupe donnera plus d'éléments sur cette question avant la fin de l'année. Il devrait en effet bénéficier du regroupement de certains sièges sociaux et donc réduire ses besoins en personnels au niveau administratif.

La nouvelle organisation devrait également mettre fin à une situation incohérente, où des filiales d'EADS étaient en concurrence sur certains contrats. Il s'agit ainsi d'éviter "la compétition interne" entre deux divisions du groupe sur un même marché ou dans un même pays, a indiqué le directeur stratégique d'EADS, Marwan Lahoud.

 

  • Quelles conséquences sur l'organisation industrielle et les salariés du groupe ?

La revue stratégique des activités n'entraînera pas de modification de l'outil industriel, assure-t-on du côté de la direction d'Airbus.

De leurs côtés, les syndicats participeront aux discussions visant à mettre en place la nouvelle organisation dès la rentrée. Il s'agira d'évaluer l'impact social pour les salariés. Sur le site de Toulouse par exemple, environ 1 000 personnes travaillent sur l'A400M et pourraient donc être amenés à rejoindre le site de Séville où l'avion de transport militaire est assemblé, explique un représentant CGT.

Ces questions devront être tranchées avant la fin 2013 pour une annonce du projet définitif lors de la présentation des résultats annuels d'EADS au début de l'année prochaine. La mise en place de la nouvelle organisation se fera ensuite au cours du premier semestre 2014.

Julien Bonnet

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte