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Trois questions à Christian Blanc

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Publié le

Dossier Trois questions à Christian Blanc, député des Yvelines, ancien P-DG d'Air France et auteur du rapport «Pour un écosystème de la croissance» remis au Premier ministre au printemps 2003, à l'origine de la politique des pôles de compétitivité.

Christian Blanc

Les pôles de compétitivité, est-ce une bonne idée ?
L'appel à projet visant à créer des clusters, baptisés «pôles de compétitivité», lancé par le gouvernement a eu un grand mérite : provoquer l'enthousiasme des acteurs, partout dans nos régions. C'est formidable de constater qu'il y a en France tant de potentiels économiques qui ne demandent qu'à se mettre en mouvement.

Et le nombre de pôles labellisés ?
Il est trop élevé ! Il aurait été préférable de procéder en deux temps. D'abord, ne labelliser que les cinq ou six pôles incontestables afin d'en faire des références en les accompagnant fortement. Puis, encourager les régions à s'inspirer de ces références et à créer des pôles sur leur territoire, sans intervention de Paris. Avec une telle stratégie, il était possible de faire émerger 400 clusters en France en cinq ans. En labellisant immédiatement 66 pôles, le risque a été pris d'en voir un certain nombre échouer. Et on peut ainsi de décourager de vrais potentiels.

Que pensez-vous de la décentralisation du système que réclament les acteurs des pôles ?
Les régions sont beaucoup plus légitimes que l'Etat pour être les interlocuteurs des pôles de compétitivité. Pour réussir dans l'économie de l'innovation, il faut que les acteurs publics et privés travaillent en synergie. Pour cela, la proximité est un facteur de réussite essentiel. Bien entendu, les régions ne disposent à l'heure actuelle que d'une petite partie des pouvoirs et des moyens nécessaires pour assumer efficacement cette responsabilité. Si on veut que les clusters réussissent et que la croissance reparte durablement en France, il faut transférer les compétences micro-économiques de l'Etat aux régions. C'est ce qui a été fait dans les pays européens qui font plus de 3 % de croissance par an.

Colette Goinère

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