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Trois prix au CES pour la station météo du français Netatmo

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Le petit français NetAtmo a reçu trois prix qui lui seront remis au salon international de l’électronique grand public CES 2013 qui se déroulera en janvier. Sa station météo interactive mesure température, bruit et qualité de l’air pour améliorer la qualité de vie.

Trois prix au CES pour la station météo du français Netatmo

Pas moins de trois prix décernés par le salon international de l’électronique grand public CES 2013, qui se déroulera du 8 au 11 janvier à Las Vegas. C’est la triple bonne nouvelle, qui a accueilli la jeune entreprise française Netatmo à l’annonce des CES Awards le 13 novembre 2012. Disponible depuis septembre 2012, sa station météo éponyme a été primée dans les catégories "équipements de la maison", "technologies pour un monde meilleur" et "forme et santé".

Frédéric Potter, un des deux fondateurs de Withings (concepteur du pèse-personne et du tensiomètre connectés) avec Eric Careel, a lancé en juillet 2012 cette nouvelle start-up parisienne, qui compte déjài 15 personnes. "Je démarre toujours avec le même principe : prendre un objet qui existe et le réinventer à travers sa connexion internet," raconte-t-il. L’objet, cette fois, c’est une station météo électronique, enrichie de mesures de la qualité de l’air intérieur et du bruit, et surtout connectée. Au-delà de l’information pure, Netatmo veut "donner aux gens de meilleures habitudes de vie," en leur donnant des conseils sur le niveau de chauffage ou l’ouverture des fenêtres. Enjeux énergétiques et de bien-être au programme.

Netatmo a conçu le produit depuis le design jusqu’au logiciel en passant par la mécanique et l’électronique. Le principe ? Deux tubes en métal et plastique blanc, reliés ensemble et avec le Web en Wifi. L’un est installé à l’extérieur, l’autre à l’extérieur. Les capteurs qu’ils contiennent mesurent les températures intérieure et extérieure, l’humidité intérieure et extérieure, la pression, le taux de CO2 et le bruit. Pour l’instant, la pollution n’est pas analysée, car la mesure est trop complexe à réaliser. Des informations transférées en temps réel sur le Web par Wifi.

Design esthétique et industriel

Les deux tubes sont une métaphore des bons vieux thermomètres extérieurs. Contrairement aux actuelles stations météo d’appartement, ils ne disposent d’aucun écran, d’aucun support d’affichage. Seule interaction avec l’utilisateur, une petite barre lumineuse, rouge, orange ou verte, qui indique le niveau de pollution de l’atmosphère quand on approche sa main. C’est l’app Netatmo pour iPhone ou iPad qui présente les mesures. Brutes, bien sûr, mais aussi et surtout représentée sous des formes plus ergonomiques et accessibles par tous : des graphiques, des barres ou des couleurs. "Si on annonce "2000 ppm de CO2," il n’est pas évident que cela parle à l’utilisateur, raconte Frédéric Potter. On affiche donc ces unités, mais on synthétise aussi avec des codes couleur vert, orange et rouge. On met enfin le tout en perspective dans le temps avec des courbes d’évolution."

Mais le design ne s’arrête pas là. Netatmo a aussi travaillé sur la conception industrielle de sa solution. Il a fallu optimiser les capteurs et leur organisation car "ces modules ne doivent pas consommer d’énergie, sous peine de chauffer et de fausser ainsi la mesure de température, explique Frédéric Potter. Nous avons beaucoup travaillé sur certains capteurs avec ST Microelectronics." Une des innovations de la station provient d’ailleurs de son capteur de qualité de l’air intérieur s’appuie sur la spectroscopie à infrarouge, une technologie de pointe rarement utilisée dans les équipements grand public, selon Netatmo.

Une innovation surtout logicielle

"Si on regarde l’éclaté de ce produit, ce sont des composants STMicroelectronics mais aussi des composants venus d’Allemagne, des USA, de Chine, de Taiwan, du Japon… mais surtout une montagne de logiciel, sur trois niveaux ! insiste Frédéric Potter. Du logiciel de bas niveau pour la gestion de l’énergie consommées par les appareils, du big data pour la collecte, le stockage et le traitement des mesures sur nos serveurs et enfin, le rendu au travers des logiciels pour iPhone et iPad" Sans oublier le partage d’information. Toutes les mesures de toutes les stations sont dans le cloud, et partageables si leur propriétaire le souhaite, sur Facebook, Twitter ou ailleurs. "Certains de nos clients de la côte Est des USA ont partagé leurs données avant le passage l’ouragan Sandy, raconte Frédéric Potter. Cela a permis de voir la dépression se former et progresser (mesure de pressions très basse.)" Netatmo, futur outil de crowd sourcing météo ?

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