Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Trois marqueurs de changement

, , ,

Publié le

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Le changement, c’est (vraiment) maintenant ? Après la nomination du nouveau gouvernement Valls, la plupart des observateurs s’interrogent : assistons-nous au tournant du quinquennat de François Hollande, celui qui transformerait radicalement l’ancien secrétaire du Parti socialiste en un Gerhard Schröder français ? Le remaniement suscité (de manière volontaire, n’en doutons pas) par Arnaud Montebourg, le turbulent ministre du Redressement productif, pourrait accoucher d’un exécutif plus fort, déterminé à appliquer à la France le remède social-libéral que se sont administrés nos voisins et donc prêt à avancer rapidement sur le chemin des réformes.

C’est ce que souhaitent les chefs d’entreprise, même si, comme le souligne Pierre Gattaz, le président du Medef, il faut attendre les premiers actes du gouvernement Valls II pour voir si la politique gouvernementale change dans ce sens. Trois faits cependant indiquent que nous sommes en train de basculer dans une nouvelle ère.

Le premier, c’est la réaction de Manuel Valls. Le Premier ministre n’a pas attendu pour montrer son autorité. Défié par Arnaud Montebourg (plus sur la forme que le fond), il a tapé du poing sur la table et rapidement pris la décision de mettre dans la balance la démission de son gouvernement. Cela tranche avec l’ère Ayrault où les tergiversations semblaient la règle. Le gouvernement, et peut-être aussi notre pays, s’est découvert un leader qui n’a pas peur de trancher.

Le deuxième fait de cette crise politique, c’est la recherche de cohérence. En nommant Emmanuel Macron ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Hollande et Valls unifient la pensée économique de l’exécutif. Celui qui était secrétaire général adjoint de l’Élysée est en effet considéré comme le « père » du pacte de responsabilité, tenant d’une politique de l’offre et de « sérieux budgétaire ». Contrairement à Montebourg qui, malgré un pragmatisme certain sur les dossiers industriels qu’il avait à traiter, n’a pas réussi à faire le deuil de son idéologie de la démondialisation.

Enfin le troisième fait marquant, c’est l’arrivée ou la promotion de trentenaires à des ministères régaliens : Emmanuel Macron à l’Économie, Fleur Pellerin à la Culture, Najat Vallaud-Belkacem à l’Éducation. Sans faire de jeunisme, ces nominations sont une bonne nouvelle dans un pays où l’on considère des cinquantenaires comme des jeunes loups de la politique. Alors, le changement, c’est maintenant ? Non, il a déjà commencé…

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle