Trois cadres de Lafarge en garde à vue dans le dossier de la cimenterie en Syrie

Trois cadres de Lafarge placés en garde à vue mercredi 29 novembre au matin sont interrogés par des enquêteurs de la douane judiciaire sur les conditions dans lesquelles le cimentier a pu poursuivre ses activités en Syrie sous la coupe de l'Etat islamique.

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Trois cadres de Lafarge en garde à vue dans le dossier de la cimenterie en Syrie
Trois cadres de Lafarge placés en garde à vue matin sont interrogés par des enquêteurs de la douane judiciaire sur les conditions dans lesquelles le cimentier a pu poursuivre ses activités en Syrie sous la coupe de l'Etat islamique.

Trois cadres de Lafarge placés en garde à vue mercredi 29 novembre au matin a propos de la poursuite des activités du groupe en Syrie alors que le pays était sous la coupe de l'Etat islamique, ont dit à Reuters des sources proches de l'enquête. Selon l'une de ces sources, qui confirme une information de France Inter, il s'agit de deux anciens dirigeants de Lafarge en Syrie et d'un ancien directeur de la sûreté du groupe, absorbé en 2015 par le suisse Holcim.

Le parquet de Paris a ouvert en juin une information judiciaire contre Lafarge pour financement d'entreprise terroriste et mise en danger de la vie d'autrui. Le groupe est soupçonné d'avoir contribué, notamment, à financer l'organisation Etat islamique pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie syrienne de Jalabiya en 2013 et 2014.

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Lafarge admet des arrangements avec l'EI

Une enquête interne a confirmé que des paiements avaient été effectués à des groupes armés en Syrie. LafargeHolcim a déclaré en septembre regretter et condamner "avec la plus grande fermeté les erreurs inacceptables commises en Syrie".

La cimenterie de Jalabiya a été mise en service en mai 2010, juste avant que la situation en Syrie ne se détériore et place l’usine et son personnel dans une situation difficile en matière de sécurité. Le site a été évacué en septembre 2014.

Les organisations humanitaires Sherpa et European center for constitutional and human rights (ECCHR) ont porté plainte avec constitution de parties civiles pour financement d'entreprise terroriste, complicité de crimes de guerre et contre l'humanité, mise en danger et exploitation abusive d'autrui et négligence.

Selon une source proche de l'enquête, les trois gardes à vue pourraient se prolonger 48 heures et aboutir à la mise en examen des trois cadres par les juges chargés du dossier.

Pour Reuters, Emmanuel Jarry, avec Cyril Camu, édité par Yves Clarisse

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