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Trois bons résultats dans le secteur de l'acier

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Comment continuer à tenir le cap dans le secteur de l'acier, a fortiori si l'on est une industrie européenne, malgré l'euro fort et le ralentissement de la conjoncture ?

Etre bien positionné sur les pays émergents

Le groupe belge de transformation de l'acier Bekaert continue de profiter de son bon positionnement dans en Asie et en Amérique Latine : son chiffre d'affaires, publié mercredi 14 mai est en hausse de 15,3% sur un an et atteint 593 millions d'euros. En continuant d'implanter ses plateformes de tréfilerie sur les marchés indonésien, chinois ou latino-américain, Bekaert parvient à neutraliser les effets de change négatifs de la parité euro/dollar.

L'effet négatif des taux de change, évalué à -5,3 points de pourcentage de croissance du chiffre d'affaires, a été plus que compensé par les acquisitions réalisées par le groupe depuis l'année dernière, qui apportent 7,1 points croissance. Bekaert vient notamment de racheter le vénézuelien Vicson. 13,5 points sont quant à eux attribués à la « croissance organique » du groupe. 

Les volumes accrus et la répercussion immédiate de la hausse des prix des matières premières lui assurent un revenu confortable sur les produits tréfilés avancés en Amérique Latine (+18,4%) et en Asie (+24,7%). Même en Europe, le groupe bénéficie d'une "forte demande de fils galvanisés", qui lui permet d'accroître le chiffre d'affaires de 6,2%. Aux Etats-Unis en revanche, la forte hausse du chiffre d'affaires "a été complètement annulée par les effets de change".

Le groupe prévoit  en outre "une forte croissance de son chiffre d'affaires" pour l'ensemble du premier semestre, "grâce à son positionnement stratégique dans les pays émergents".

Bénéficier d'un effet fiscal

L'allemand ThyssenKrupp, numéro douze mondial de l'acier, a vu son bénéfice net plus que doubler ce trimestre et son bénéfice imposable grimper de 30% par rapport à la même période l'année dernière à 742 millions d'euros, selon un communiqué publié mercredi 14 mai.

Le bénéfice net du trimestre (janvier-mars) a atteint 502 millions d'euros, contre 244 millions d'euros l'année passée sur la période. Ce résultat est dû principalement à des charges exceptionnelles l'an passé, comme le paiement par le groupe d'une amende, et à un taux d'imposition sur le revenu sérieusement revu à la baisse (32% contre 45% auparavant). Le groupe compte aussi sur la vigueur des pays émergents pour pallier une demande américaine ou européenne en berne, et bénéficie de la demande robuste en Chine, Russie, ou au Brésil.

Les prix élevés des matières premières, notamment du minerai de fer, n'ont néanmoins pas pu être en totalité répercutés sur les clients en raison de la structure des contrats. Résultat, les activités dans l'acier, qui représentent 40% du chiffre d'affaires du groupe, accusent le coup. Dans les deux divisions acier ("acier" et "acier inoxydable"), le bénéfice imposable a chuté de 43% sur le trimestre, et a même été divisé par plus de 7 dans le segment des inoxydables à 38 millions d'euros.

Etre leader sur un marché en demande

L'indien numéro un mondial de l'acier ArcelorMittal a annoncé mercredi 14 mai avoir dégagé un bénéfice net de 2,371 milliards de dollars (1,582 milliard d'euros) au premier trimestre, en progression de 5,3%, et s'attend à un bon deuxième trimestre, porté par la demande mondiale d'acier.

Sur le premier trimestre, l'Ebitda d'ArcelorMittal s'est élevé à 5,044 milliards de dollars, soit une hausse de 16%. Les ventes ont représenté 29,809 milliards de dollars, une augmentation de 21,7% et les livraisons ont été de 29,2 millions de tonnes, en hausse de 8,1%.

"Malgré les incertitudes économiques mondiales, nous continuons à voir une forte demande d'acier et une bonne dynamique de prix. Cette demande globale est soutenue par la poursuite de l'industrialisation d'un nombre clé d'économies émergentes et ArcelorMittal est bien positionné pour continuer à tirer avantage de ces dynamiques", a commenté le PDG du groupe, Lakshmi Mittal, cité dans le communiqué.

Le groupe peut se permettre de répercuter la hausse du prix des matières premières dans ses prix de vente. Les prix du minerai de fer ont en effet augmenté récemment de 65 à 75% et ceux du charbon à coke de 200%. ArcelorMittal a dès lors  annoncé mercredi 14 mai une nouvelle hausse des prix de ses aciers plats européens : le nouveau prix de base pour la bande à chaud sera de 720 euros la tonne. Ces hausses concerneraient les livraisons prévues en juillet et août prochains.

A.L.



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