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L'Usine Agro

Trois applications mobiles pour vendre sa récolte de céréales au bon prix

Franck Stassi , , , ,

Publié le

Simplifier la gestion du risque de prix et la commercialisation des céréales, tels sont les objectifs que s’assignent de nombreux entrepreneurs. Qu’ils soient issus de l’univers agricole ou du digital, ils tentent de concilier ces deux mondes. Focus sur trois nouvelles applications mobiles.

Trois applications mobiles pour vendre sa récolte de céréales au bon prix
Les agriculteurs sont désormais fortement équipés en smartphones.
© flickr/evim@ge

Face à une instabilité permanente sur les marchés agricoles (20 euros d’écart en un an dans le prix du blé payé aux agriculteurs européens selon l’évolution de la parité euro-dollar, variation moyenne du prix du blé de 60 euros en France au cours d’une même campagne, guerre commerciale, risques climatiques…), de nouvelles offres proposent aux agriculteurs de disposer de conseils pour mieux vendre leur récolte, sur leur smartphone.

Perfarmer propose des prix objectifs

Création : avril 2017
Ville : Saint-Puy (Gers)

A l’occasion de son passage chez Google, cinq ans durant, Edgar Chaput a pu observer l’intérêt grandissant des acteurs de l’agriculture pour le numérique… et se convaincre qu’il pouvait mettre sa connaissance du digital au service du secteur. "Je souhaitais monter un projet sur lequel cela en valait la peine. Il y a des défis considérables à relever ! Nourrir davantage d’hommes, prendre en compte les aspirations sanitaires… La technologie peut être un élément de réponse", explique le président et cofondateur de Perfarmer. Après avoir passé quatre mois sur les routes de France à rencontrer des agriculteurs, il a fait la connaissance, en 2016, de Michel Bourrousse, un agriculteur qui a développé durant quinze ans son propre logiciel destiné à lui permettre de vendre sa récolte de céréales au bon prix. L’aide d’un associé polytechnicien a permis de lancer Perfarmer.

"Les écarts de chiffre d’affaires sur un assolement classique (blé, orge, colza) ont pu être élevés jusqu’à 20 000 euros en 2018, en fonction du moment où l’agriculteur a pu vendre", rappelle Edgar Chaput. L’application propose aux agriculteurs un prix objectif, auquel vendre sa récolte, en intégrant le coût de revient et les éventuels investissements à prévoir (se convertir en bio, investir dans du matériel, etc). "Un agriculteur n’est pas un trader, mais un chef d’entreprise", souligne le dirigeant, qui s’apprête à ouvrir un bureau à Paris et à recruter des développeurs. Le modèle économique, un abonnement mensuel, a été validé lors d’une phase de bêta-test dans le Gers.

Captain Farmer intègre des analyses de marché

Création : février 2019
Ville : Paris

Agritel étend sa toile. Le cabinet de conseil en gestion du risque de prix agricole, créé en 2001, a progressivement converti ses services au numérique. Il souhaite s’adresser plus directement aux agriculteurs. "Ces dernières années, avec la crise qui s’est aggravée chez les producteurs céréaliers, des outils digitaux pour mieux comprendre le marché nous étaient régulièrement demandés. Les agriculteurs nous ont exprimés le besoin crucial de gérer la volatilité et de mieux maitriser leurs revenus, en étant plus mobiles. L’expertise d’Agritel donne une  tendance de marché, et Captain Farmer les adapte aux caractéristiques de l’exploitation", explique le directeur de Captain Farmer, Sébastien Poncelet.

Jusqu’alors consultant, cet ingénieur agronome pilote depuis deux ans la conception de l’application mobile comme une start-up interne. Selon les différents profils de clients, Captain Farmer donne accès à des avis d’experts et à des conseils de vente, fournit des recommandations personnalisées, et des coachings téléphoniques. "Avec le renouvellement des générations, les exploitations sont de plus en plus grandes, avec de moins en moins de main d’œuvre", poursuit Sébastien Poncelet. L’offre est accessible uniquement sur smartphone.

Max assiste les agriculteurs grâce à son algorithme

Création : 2015
Ville : Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

"Commercialiser ses céréales est aussi compliqué que de piloter un avion", nous expliquait le président et cofondateur de Piloter sa ferme, Roland Zimmermann, lors du lancement commercial de son logiciel en 2017. Un algorithme analyse trente marchés agricoles pour fournir des analyses de marché à 1 100 utilisateurs (agriculteurs, banquiers, organismes stockeurs, cabinets comptables…). Parallèlement au lancement d’une nouvelle version du site, qui permet aux agriculteurs de disposer d’un tableau de bord financier de leur exploitation et d’un aperçu de leur excédent final potentiel de trésorerie, sur l’année en cours et sur plusieurs récoltes, la start-up lance Max, un assistant destiné à indiquer à ses utilisateurs à quel moment précis vendre leurs céréales.

La typologie des cultures, les objectifs de chiffre d’affaires, les volumes vendus de céréales et les données de gestion sont intégrées. "La limite dans la prise de décision, c’est l’homme. Max prend en compte le niveau d’aversion au risque de l’agriculteur (au choix : sécuritaire, équilibré, audacieux), se connecte au tableau de bord de l’agriculteur, intègre le stockage éventuel des céréales et l’analyse de marché. Ensuite, il effectue des recommandations, comme Siri ou Waze", précise Roland Zimmermann. "Max est plus fort que le cerveau humain", s’amuse le chef d’entreprise. En sus de ses conseils, Max peut aussi prendre la forme de smileys pour exprimer son point de vue.

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