Trifyl va investir plus de 60 millions d'euros dans sa nouvelle usine tarnaise de méthanisation

Le syndicat mixte tarnais Trifyl prévoit de se doter d'une nouvelle unité de méthanisation sur son site de Labessière-Candeil (Tarn) à l'horizon 2022. Premier acte de concrétisation du projet : la signature d'un contrat de raccordement au réseau de transport de Teréga.

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Trifyl va investir plus de 60 millions d'euros dans sa nouvelle usine tarnaise de méthanisation
Le pôle des énergies renouvelables de Labessière-Candeil de Trifyl accueillera une nouvelle usine de méthanisation à l'horizon de 2022.

Sans attendre le coup d'envoi du chantier de construction de sa nouvelle unité de méthanisation prévu pour 2020, le syndicat mixte tarnais de valorisation des déchets ménagers et assimilés, Trifyl, vient de signer un contrat de raccordement au réseau de transport de gaz de Teréga, le gestionnaire du réseau de transport de gaz pour le grand quart Sud-Ouest de la France.

En amont du chantier de réalisation de sa nouvelle usine, évalué à plus de 60 millions d'euros, Trifyl va donc engager une première opération qui lui permettra d'injecter sa production directement dans le réseau.

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2,5 millions d'euros pour une canalisation de 2,8 kilomètres

Ce premier chantier, dont le coût avoisine les 2,5 millions d'euros, consiste à installer une canalisation de 2,8 kilomètres pour relier le site de Trifyl de Labessière-Candeil, dans le Tarn, où sera réalisée la nouvelle usine de méthanisation, à la commune voisine de Graulhet, où doit être installé un nouveau poste source pour le raccordement proprement dit sur le réseau. Les travaux, qui s'échelonneront sur 5 à 6 mois, seront engagés en amont des travaux de la nouvelle usine.

"La signature de ce contrat de raccordement doit être vu comme la première pierre de notre nouveau projet industriel", souligne Daniel Vialelle, président du syndicat mixte. C'est aussi une illustration de la volonté de Teréga d'accompagner sur son territoire (le Grand Quart Sud-Ouest de la France) le développement de l'injection de nouvelles sources de biogaz sur son réseau. Deux premiers postes sources de ce type sont déjà opérationnels, l'un dans le Lot-et-Garonne et le second dans les Pyrénées-Atlantiques.

"Celui du Tarn sera le troisième, mais nous avons déjà sept autres projets en négociations avancées sur la Nouvelle Aquitaine et l'Occitanie, pour des raccordements prévus dans des délais de deux à trois ans, précise Dominique Mockly, président directeur général de Teréga. Le nouveau gazoduc RGM (Renforcement Gascogne Midi), inauguré le 23 octobre 2018, doit contribuer à renforcer nos capacités de transit sur ces territoires."

Le plus gros producteur de gaz vert d'Occitanie

D'autant que le projet de Trifyl est dimensionné pour se positionner à sa mise en service comme le plus gros fournisseur de biogaz d'Occitanie. L'unité qui doit voir le jour à Labessière-Candeil aura une capacité de traitement de 121 000 tonnes de déchets par an. Il permettra de traiter à la fois les bio-déchets issus des ordures ménagères, ceux issus de la restauration collective et de gros producteurs et ceux issus de certains encombrants. A la sortie, le bio-méthane produit sera donc injecté dans le réseau Teréga.

La production attendue est de l'ordre de 600 m3/heure (soit l'équivalent de 10% des besoins en gaz domestique des habitants du Tarn). Certains déchets non fermentescibles, dont des plastiques résiduels, seront aussi valorisés, dans le cadre d'une ligne spécifique de production de CSR (Combustible Solide Récupération).

Quatre groupements d'entreprises sur les rangs

Le marché de conception-réalisation sera attribué au printemps 2019. Quatre groupements ont été retenus et mis en concurrence. Ils sont respectivement pilotés par le groupe espagnol Urba Ser, Tiru (filiale d'EDF), Vinci et Coved. Le marché prévoit une mise en service au début de l'année 2022, une première année de rodage et de montée en charge, puis une exploitation opérationnelle à partir de 2023, qui sera confiée pour une durée de cinq ans au titulaire du marché.

L'ensemble de ce nouveau dispositif viendra compléter et progressivement se substituer en partie au dispositif actuel basé sur la récupération de biogaz à partir de casiers d'enfouissement (le site accueille environ 180 000 tonnes de déchets par an). Le biogaz issu du bioréacteur existant est actuellement principalement transformé en électricité (23,8 millions de kWh produits en 2017) et pour partie valorisé en biométhane-carburant (800 m3 par jour qui alimentent les véhicules du syndicat mixte).

Depuis 2014, un pilote de production d'hydrogène par reformage du biogaz (10 kg par jour) permet également d'alimenter un véhicule électrique muni d'un prolongateur d'autonomie fonctionnant à l'hydrogène. L'ambition est de réaliser prochainement une nouvelle unité industrielle de production de 100 kg d'hydrogène par jour. "Nous comptons bien poursuivre le développement de ces projets", insiste Daniel Vialelle.

La nouvelle usine de méthanisation est une carte supplémentaire dans les activités du syndicat mixte. Elle est aussi une réponse au nouveau cadre réglementaire qui pénalise les solutions de production de biogaz à partir de l'enfouissement en casiers, considéré comme site de stockage à part entière. Pour ne pas tomber sous le coup de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes), il fallait trouver une solution pour réduire le recours aux tonnages stockés. Grâce à sa nouvelle usine de méthanisation, ce sera chose faite.

Trifyl emploie un peu plus de 250 agents, dont près de 80 sur le pôle des énergies renouvelables de Labessière-Candeil, où sont basés son siège et ses équipes de R&D.

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