Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

[Tribune] Valoriser et transformer notre savoir-faire industriel pour répondre aux besoins de l’usine du futur

,

Publié le

Tribune Répondre à l’enjeu de compétitivité de notre industrie à l’échelle internationale, c’est avant tout valoriser et renforcer le savoir-faire industriel Made in France, dans un contexte de transformation digitale, estime Anne-Charlotte Fredenucci, PDG du groupe Ametra.

[Tribune] Valoriser et transformer notre savoir-faire industriel pour répondre aux besoins de l’usine du futur
S’impliquer dans le mouvement French Fab, c’est avant tout valoriser les métiers de l’industrie.

Le digital : un virage nécessaire pour de nombreuses raisons

La transformation numérique évoquée n’est pas forcément une voie naturelle pour toutes les entreprises. Elle doit émaner de la volonté des dirigeants, parfois frileux au changement, et être adoptée par les compagnons. Une adoption qui ne doit pas être brutale ou imposée mais plutôt liée au dialogue interne et la formation aux nouveaux outils. Car l’implémentation du digital dans notre manière de travailler est un élément indispensable pour rester compétitif à l’échelle mondiale.

Le contexte est propice : selon le dernier baromètre Malakoff-Médéric, 74 % des salariés se disent confiants vis-à-vis des changements et innovations technologiques qui vont impacter le monde du travail dans les dix prochaines années. Et 69 % pensent que ces changements seront bénéfiques à l'avenir pour leur travail.

Si le digital a un impact positif sur notre manière de travailler et notre compétitivité, il porte également une dimension environnementale à l’heure où l’écologie est un enjeu mondial, dont nous sommes collectivement responsables pour les générations futures. Par exemple, au sein d’un atelier, l’usage du numérique participe à l’objectif « 0 papier » qui concerne les fiches d’instruction liées à chaque gamme de fabrication.

Développer un savoir-faire unique : aux industriels de sauter le pas

S’impliquer dans le mouvement French Fab, c’est avant tout valoriser les métiers de l’industrie : les collaborateurs sont en effet la première richesse de nos entreprises. L’emploi, notamment le recrutement, est un des défis majeurs du mouvement, surtout à l’heure où l’industrie française se réinvente avec l’usage des nouvelles technologies. Tout un panel de métiers se transforme et de nouveaux se créent avec l’avènement du digital, qu’il s’agisse de l’implémentation d’écrans tactiles dans les ateliers ou de l’usage de la 3D. Valoriser cette transformation, c’est d’abord participer à des événements dédiés à l’emploi comme le salon Meet’Ingé ou la Semaine de l’Entrepreneuriat, à des événements professionnels comme Global Industrie, ou encore en organisant des Webinars spécifiques au recrutement, afin d’aller à la rencontre des jeunes talents et d’expliquer l’évolution de notre savoir-faire et des besoins de l’industrie française 4.0.

En outre, se montrer compétitif passe par le développement de compétences uniques sur le marché. L’innovation concerne aussi les méthodes de formation et de recrutement pour répondre aux exigences du marché mondial. Par exemple, le métier d’intégrateur électronique ne s’apprend pas à l’école. Pour développer ces compétences uniques, un rapprochement entre les entreprises et les organismes pour l’emploi doit s’opérer pour proposer des formations qualifiantes, réalisées directement en entreprises afin d’apporter une plus-value à l’industrie française. Le développement d’un savoir-faire en adéquation avec les besoins d’une entreprise est aussi une façon d’assurer des contrats de travail pérennes.

Le bien-être et la solidarité comme leviers de compétitivité

De nombreuses entreprises de tout secteur agissent pour accroître le bien-être au travail. Le concept du « bonheur au travail » n’est pas l’apanage des startups. Dans l’industrie, il ne s’agit pas simplement de placer un babyfoot dans les ateliers… Mais plutôt de s’engager dans des actions sociales plus profondes.

Par exemple, l’adhésion au projet Global Compact des Nations Unies est un acte fort. Il s’agit de s’engager à respecter les 10 principes de la charte pour une attitude socialement responsable. Ces principes touchent à la fois aux droits de l’Homme, aux conditions de travail et au bien-être des salariés, à l’environnement et à la lutte contre la corruption. L’engagement d’un industriel peut aller au-delà de l’adhésion à une charte et se traduire par des actions de sponsoring et de mécénat comme les nombreuses courses solidaires pour l’UNICEF, La Croix Rouge, Odysséa, des événements qui ont pour objectif d’impliquer les salariés dans une cause et de développer un état d’esprit responsable. A ce sujet, selon une étude Sodexo 2017, 86% des DRH qui agissent pour le bien-être de leurs salariés constatent une productivité accrue.

Renforcer cette « valeur plaisir » au sein de l’industrie, être à l’écoute de ses équipes et participer au dialogue interne sont autant de principes qui feront grandir la French Fab pour attirer de nouveaux talents.

Anne-Charlotte Fredenucci, PDG du groupe Ametra

 

Les avis d'experts sont publiés sous la seule responsabilité de leurs auteurs et n'engagent pas la rédaction de L'Usine Nouvelle.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle