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L'Usine Energie

[Tribune] Pourquoi l’Europe devrait continuer à changer d’heure tous les 6 mois

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Publié le , mis à jour le 30/03/2019 À 16H30

Tribune Le 31 mars 2019, on passe à l'heure d'été (peut-être) pour une des dernières fois. Pour Jean-Pierre Riche, directeur général d’Orygeen, le changement d’heure en Europe doit être considéré comme un modèle d’acte citoyen  pour le climat, malgré ses désagréments. Un des nombreux petits pas indispensable pour gagner la bataille, y compris dans les entreprises.

[Tribune] Pourquoi l’Europe devrait continuer à changer d’heure tous les 6 mois © Pixabay/geralt

Alors que l’objectif COP 21 de "stabiliser le réchauffement climatique dû aux activités humaines en dessous de 2°C d’ici à 2100" semble encore très éloigné, que Mr Trump n’a de cesse de désengager les Etats Unis de sa participation à l’effort international, n’est-il pas inquiétant que l’Europe renonce à nous rappeler tous les 6 mois que chacun peut agir sur le réchauffement climatique en modifiant ses habitudes ? Pourquoi ne pas considérer le changement d’heure comme une action citoyenne ?

Ce basculement entre heure d’hiver et heure d’été auquel 84% des citoyens européens souhaitent mettre fin, ne génère certes que très peu d’économies d’énergie : 500 GWh/an environ soit 0,1% de la consommation énergétique française, ou 20 M€ d’électricité (au prix de vente de l’électricité nucléaire - ARENH). Mais ce sont des économies sans investissements, uniquement dues à des modifications de comportements et d’organisation !

En effet, l’ensemble des économies d’énergies liées à la modification des habitudes peuvent représenter jusqu’à 10% d’économies d’énergies, en entreprises (65% de la consommation énergétique mondiale) comme chez le particulier via : l’optimisation des comportements (eg : éteindre la climatisation avant d’ouvrir les fenêtres), la conduite d’exploitation (eg : ne pas continuer à mélanger un produit qui a atteint l’homogénéité recherché), ou la redéfinition des besoins (eg : ajuster la température du réseau d’eau froide au juste besoin de refroidissement).

Des économies à la portée de tous

Ainsi, le changement d’heure communique haut et fort que les économies d’énergie sont à la portée de tous, y compris de ceux qui n’ont pas les moyens d’investir dans l’isolation des bâtiments, le remplacement d’équipements ou la mise en place de nouvelles technologies digitales de régulation intelligente.

Par ailleurs, même les solutions techniques requérant un investissement sont d’abord issues d’une motivation à s’améliorer, d’une volonté de trouver des solutions au réchauffement climatique. Les enquêtes annuelles de l’Observatoire de la maturité énergétique des industriels de l’agroalimentaire* en France comme en Espagne, réalisées par l’Institut Orygeen auprès de 1000 sites, montrent que ce sont les entreprises où la mobilisation et l’engagement du management comme du personnel sont le plus fort qui obtiennent les meilleures performances en termes d’énergie.

Notre potentiel d’économies d’énergies européen est par nature très fragmenté, réparti sur plus de 100 millions de sites et des milliards d’équipements utilisés dans des usines, des bureaux, des infrastructures collectives ou des logements. Du fait de cette dispersion personne ne considère l’efficacité énergétique comme sa priorité numéro 1. Dans ce contexte, le changement d’heure est un important rendez-vous collectif qui rappelle à chacun de nous qu’il a la pouvoir et le devoir de mettre en place toutes les solutions possibles pour préserver notre futur sur cette planète.

La bataille du changement climatique est loin d’être gagnée, est-ce vraiment le moment de lever le pied, même sur une mesure symbolique ?

Jean-Pierre Riche, directeur général d’Orygeen

Les avis d'experts sont publiés sous la seule responsabilité de leurs auteurs et n'engagent pas la rédaction de L'Usine Nouvelle.

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4 commentaires

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10/09/2018 - 20h09 -

Ça coûte de l'argent au contribuable de changer d'heure. Je connais un horloger qui est chargé de régler les horloges de la villes. Les temps ont changés, il n'y a plus réellement d'économie d'énergie lié au changement d'heure. Ça coûte plus d'argent que ça ne permet d'en économiser. On devrait utiliser cet argent autrement comme les transport en commun gratuit ou pour investir dans des énergies plus propres.
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10/09/2018 - 12h49 -

L’écologie ne doit pas s’opposer à la santé publique Dans la faible économie réalisée par le changement d’heure, a-t-on pris en compte le coût de la santé ? De la baisse de productivité de chaque individu 2 fois par an ? Sûrement pas!
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09/09/2018 - 20h53 -

Si le symbolisme est érigé en principe de gouvernance ainsi que cet article d'opinion le préconise, alors il y a du souci à se faire car ce sera la porte ouverte aux théories les plus farfelues qui demanderont leur application au nom du sacro-saint principe d'équité. Triste monde que le nôtre !
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09/09/2018 - 17h51 -

Pourquoi nous faire voter et ne pas respecter le vote. Fin de la démocratie participative alors
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