[Tribune] Mobilité au gaz : le Plan climat doit passer de la parole aux actes

Pour Jérôme Ferrier, président de l'Association Française du Gaz, si le Plan climat du gouvernement acte bien le nécessaire développement du gaz naturel et du biogaz comme carburants alternatifs efficients pour les transports routiers collectifs et de marchandises, il faut passer aux actes avec une fiscalité adaptée.

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[Tribune] Mobilité au gaz : le Plan climat doit passer de la parole aux actes
Jérôme Ferrier, président de l'association française du gaz

Le Plan climat a acté la volonté du gouvernement de soutenir le développement du gaz naturel et du biogaz et de favoriser fiscalement l’acquisition des poids lourds roulant au gaz. Les rédacteurs du plan semblent avoir pris en compte un élément majeur de compréhension : les énergies ne sont pas concurrentes, chacune d’entre elles a des atouts spécifiques pour tel ou tel usage.

Dans le transport terrestre, l’électricité par exemple, est plus adaptée aux voitures légères, aux trajets courts et aux particuliers alors que le gaz naturel est le seul à pouvoir transporter des marchandises et des personnes (plus de 66% des villes de plus de 200 000 habitants disposent de flottes de bus au gaz carburant) sur des courts mais aussi sur des longs trajets.

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Dans le transport maritime et fluvial, les nouvelles normes européennes et internationales poussent les armateurs à adapter leurs flottes. Ainsi, le gaz naturel liquéfié qui présente l’intérêt de préserver la qualité de l’air en émettant une faible quantité d’oxydes de soufre, d’oxydes d’azote et de particules fines tout en réduisant le CO2 d’environ 25% est le seul carburant viable.

Un écart fiscal net entre carburants

Si la parole, ou plutôt les écrits sont sans équivoque dans le Plan climat, les actes compteront doubles. Notamment en matière fiscale.

La fiscalité sur la mobilité est symptomatique d’un mal français. Elle évolue lors de chaque projet de loi de finances et ne renvoie pas un signal favorable aux carburants alternatifs. Les modifications apportées de manière récurrente à la taxation de l’essence par rapport au diesel pour créer un avantage incitatif, peuvent se faire au détriment de certains carburants alternatifs, dont le gaz carburant.

Pour que le gaz carburant conserve un avantage compétitif, l’écart entre les carburants classiques et le gaz carburant doit être stabilisé dans le temps. Garantir pour une période de 10 ans le maintien de l’écart fiscal entre le gaz carburants et les carburants traditionnels, voilà ce que serait un signal fort.

Pas de taxe carbone pour le gaz

Autre geste attendu pour que les paroles se transforment en acte, la non-soumission à la taxe carbone aux gaz d’origine renouvelable. Qui peut justifier la taxation du biogaz comme une énergie fossile?

C’est également le cas pour le soutien à l’achat des véhicules au gaz naturel. Pérenniser une aide à l’achat des véhicules au gaz naturel véhicule (GNV) et au bio-GNV permettrait la prise en charge du surcoût de l’équipement en moteur propre auprès des transporteurs mais aussi enverrait un signal clair aux constructeurs qui s’engagent sur plusieurs années dans des investissements importants.

Le Plan climat laisse entrevoir cette volonté de la part du gouvernement de soutenir les carburants alternatifs. Nous avons dessiné les premiers pas de ce long chemin. Et il paraît que, là où il y a une volonté, il y a un chemin. Alors passons de la parole aux actes.

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