Transports

[Tribune] La voiture électrique sans énergie renouvelable : une aberration !

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Publié le , mis à jour le 28/07/2020 À 13H20

Tribune Alimentée par des énergies fossiles, la voiture électrique perd son caractère propre. Véhicule électrique et énergie renouvelable doivent être développées en parallèle, estime Julien Tchernia, cofondateur et président du fournisseur d'énergie verte ekWateur. 

[Tribune] La voiture électrique sans énergie renouvelable : une aberration ! © Dyson

[ACTUALISÉ] Une coquille, relevée par plusieurs de nos lecteurs, a été corrigée par l'auteur de cette tribune: il faut bien noter un rendement de 42% pour le moteur à explosion (et non de 35%, comme écrit par erreur).

Combien sommes-nous à avoir apprécié l’environnement plus sain pendant les deux mois de confinement ? Combien sommes-nous à appeler de nos vœux le développement de la voiture électrique pour pouvoir enfin respirer un air plus pur ? Quelles précautions prendre pour que ces voitures - soutenues par les pouvoirs publics au travers de primes à la conversion ou de bonus-malus - soient aussi vertes qu’on le souhaite ?

A quoi tournent les voitures électriques ?

D’où vient l’énergie électrique nécessaire à l’alimentation de ces véhicules propres ? Comme l’électricité de nos bâtiments, usines, ou rues, l’électricité des voitures provient des centrales de production existantes : nucléaire, renouvelable, charbon, gaz... Pour certaines, des énergies fossiles polluantes pour la planète. Et donc ce n’est pas parce que la voiture n’émet pas de CO2 que l’électricité utilisée pour la recharger n’en a pas émis. La pollution n’est pas enrayée mais déplacée. Et est-ce pertinent d’alimenter une voiture électrique par une centrale à charbon ? N’est-il pas moins polluant de verser directement l’essence dans le réservoir de son véhicule ?

Étudions la chaine de l’énergie dans son ensemble. Un moteur électrique a un très bon rendement : environ 90% de son énergie est transformé en énergie mécanique. Pour le moteur à explosion, ce rendement est beaucoup plus faible et de l’ordre de 42 %. Un taux sans appel en faveur du moteur électrique. Mais cette vision fait abstraction de l’intégralité de la chaine de production. En effet, sachant que le rendement d’une centrale à charbon est de 30% et que la déperdition d’énergie lors du transport de l’électricité le long des câbles est de 15%, le rendement du moteur électrique passe alors à 25%. De l’autre côté, la chaîne du pétrole est très peu énergivore par rapport à l’énergie qu’elle transporte : entre l’extraction et la pompe, la perte est d’environ 10%. Cela donne un rendement total de la chaine essence de 38 %. C’est mieux… Entre une voiture à essence et une voiture électrique dont l’électricité proviendrait du charbon, pas de doute il faut garder la voiture à essence.

Faut-il alors abandonner les voitures électriques ?

Le caractère écologique de la voiture électrique est donc intimement lié à sa source d’énergie. Si elle provient d’énergie renouvelable, ce véhicule remplit sa fonction intrinsèque de non polluant. Il est donc indispensable d’associer ces deux volets, voiture électrique et énergie renouvelable sans quoi l’effet est encore plus néfaste. Or aujourd’hui l’énergie renouvelable ne représente que de l’ordre de 17% de l’énergie produite en France. Les ambitions de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) fixe la part des énergies renouvelables à 33% de la consommation finale brute d'énergie en 2030.

Les détracteurs des énergies renouvelables jouent sur l’aspect intermittent du solaire et de l’éolien. C’est un fait. Mais aujourd’hui de nombreuses entreprises travaillent sur des technologies permettant de lisser la consommation. Comme ce logiciel permettant de stopper la recharge lors d’un pic de consommation d’électricité et de charger automatiquement le véhicule électrique aux heures creuses avec de l’électricité la plus verte et au prix le plus bas. La voiture électrique devient alors une partie de la solution à l’intermittence de la production de renouvelable. Comme le chauffe-eau électrique, en son temps, a résolu une partie du problème de la surproduction d’électricité d’origine nucléaire la nuit, la batterie des voitures électriques résout une partie de la problématique de stockage des énergie renouvelables.

Nous avons donc là l’occasion de substituer la demande d’énergie fossile par de l’énergie électrique d’origine renouvelable en France, tout en simplifiant le déploiement… Attelons-nous ensemble à faire de la voiture électrique un véhicule du monde de l’après.

Julien Tchernia, cofondateur et président d’ekWateur

 

Les avis d'experts sont publiés sous l'entière responsabilité de leurs auteurs et n'engagent en rien la rédaction de L'Usine Nouvelle.

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37 commentaires

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02/08/2020 - 13h29 -

Au delà de certains arguments sûrement discutables, on oublie surtout qu'un véhicule acheté aujourd'hui sera certainement utilisé encore dans 10 ans, quand le mix énergétique aura évolué. Acheter électrique, c'est se dire qu'on lutte immédiatement contre la sur-pollution localisée dès maintenant (particules fines en ville par exemple), et qu'on se prépare à lutter plus largement demain contre le CO2, etc. De plus, la batterie devient THE produit industriel, levant ainsi des investissements colossaux pour s'éloigner des produits trop rares ou trop coûteux à exploiter... Alors que c'était un sujet moindre avec les batteries de quelques watts qu'on a depuis 20 ans dans nos appareils électroniques. Nul doute ici encore que dans dix ans, on aura des batteries un peu plus propres, couplé à un système de charge qui nous permettra de ne pas avoir besoin de 100kWh en permanence dans sa voiture.
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02/08/2020 - 10h06 -

La question n'est absolument pas de savoir si l'électricité est d'origine renouvelable ou pas, la question est de savoir si cette ellectricite produit des gaz a effet de serre ou pas.
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01/08/2020 - 20h46 -

La voiture electrique permet de rejeter joins de gaz a effets de serre et c'est la l'essenciel..mais il faudrait investir Dan's les bornes de recharges un peu partout en france en privilegiant l'electricite verte ou cela est possible (photovoltaique ou eolien sur les Aires d'autoroute par exemple).la voiture electrique va vraiment se generaliser lorsque l'autonomie augmentera vraiment (plus de 600 a 700 km) et lorsque les bornes seront en nombre suffisants in peu partout..on machete pas une voiture electrique uniquement pour un usage urban..
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01/08/2020 - 16h31 -

Bonjour, Il est rare d'avoir une présentation aussi claire et peu dogmatique de cette problématique. Celà fait du bien. Un ex Ademe
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31/07/2020 - 09h23 -

La solution pour les voitures électriques est l’énergie nucléaire, la seule qui est à la fois propre et disponible à la demande. Ekwateur a des œillères antinucléaires et passe à côté, dommage surtout pour une bafouille de la part d’un auteur qui se prétend ‘expert’ !
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02/08/2020 - 15h25 -

En effet Bruno, je ne comprends pas non plus que l'on considère le nucléaire comme polluant. Ceux qui le penses ne savent pas comment cela fonctionne. Non maîtrisé le nucléaire est dangereux mais il reste très propre dans le cas contraire. Pareil pour l'enfouissement. Il faut arrêter de s'appuyer sur des sachants qui ne savent pas!
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29/07/2020 - 10h01 -

Sans revenir sur ce qui a déjà été dit sur l'extraction des ressources pour les batteries et les problèmes de traitement des dites batteries ou autres panneaux solaires. Ce qui m'interpelle c'est la notion d'intermittence des énergies renouvelables, à en croire l'auteur la voiture électrique résoudrait en parti ce problème, je ne vois pas comment, car l'intermitence et plus du à la présence où non de soleil et de vent pour produire la dite énergie. Ceci dit recharger sa voiture électrique en heures creuses de nuits, ne devrait pas impacter l'électricité solaire
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28/07/2020 - 16h59 -

Dans votre article vous oubliez d'aborder le sujet des batteries, de la catastrophe écologique engendrée par l'extraction des minerais nécessaires à leur fabrication, de leur durée de vie, de leur recyclage. Ces mêmes minerais servent à la construction des éoliennes, dont on ne sait pas recyclées pales qui ont une durée de vie limitée. Au final quel bilan écologique? Des lobbies très bien organisés tout comme la désinformation qui caractérisent ces sujets.
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28/07/2020 - 09h11 -

Je m'interroge sur la déontologie de la presse. C'est un peu facile de s'en sortir avec une petite phrase "Les avis d'experts ...n'engagent en rien la responsabilité de l'usine Nouvelle". D'une part, je note que l'auteur ne peut être considéré comme un expert ( voir commentaires précédents sur le bidouillage des chiffres sur l'électricité en France). D'autre part, comment le comité de rédaction peut accepter de publier ces âneries. Une telle publication ne fait que décrédibiliser le journal et le métier.
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28/07/2020 - 18h56 -

Je trouve une certaine réalité à l exposé fait sur les différentes pertes de énergie dans une chaîne de production de l électricité. De même dans la production de ethanol il faut intégrer la. Énergie de production des éléments cultivés. Pas si simple. Cet une grave erreur de dire que la voiture électrique est propre. Ne pas oublier la fabrication des batteries '
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28/07/2020 - 00h30 -

C'est clair que ce n'est pas très sérieux de publier un tel article...
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27/07/2020 - 23h35 -

Les nucléaires, car deux sont possibles à l'uranium ou au thorium. Le choix de l'uranium a été dicté par la volonté d'acquérir la bombe. On a oublié que les scientifiques des années 50 voulaient au contraire le Thorium pour éviter la prolifération atomique... Il y a eu des choix, mais nous ne sommes plus engagé par les décisions d'un temps et d'un monde qui est bien différents d'aujourd'hui. Le Thorium a aussi comme avantage de ne produire que des déchet de 300 ans, 500 ans après l'arrêt c'est pas plus radioactifs que votre barbecue... Il y a aussi la possibilité de 'bruler' les déchets de la filière Uranium avec la surgénération. Le démonstrateur des années 50 à fonctionné 3 ans... Un démonstrateurs fiable, attention ce n'était pas le prototype d'une éventuelle centrale. Je vous invite à lire sur ce sujet. Produire sans CO2, à la demande pour quelques milliers d'années en se donnant du temps pour attendre la fusion...
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27/07/2020 - 20h37 -

Bonne réflexion en début d'article. Mais que faites vous le matin, quand votre batterie n'est pas chargée, car elle a contribué au réseau ? L'intermittence ne se résoudra pas sans une réflexion du même niveau que le début de cet article.
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27/07/2020 - 20h26 -

Article orienté volontairement par omission. Comme tous les collégiens le savent, plus de 70/% de l'électricité en France est d'origine nucléaire et ne génère par conséquent pas de CO2. additionné des 17% provenant du renouvelable, cela ne laisse guère de place pour l'électricité d'origine fossile. Quand à ce qui concerne la pertinence de continuer à produire de l'électricité nucléaire, c'est un autre débat qui n'est ici pas abordé.
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28/07/2020 - 09h25 -

Commentaire très pertinent, du moins pour la France : le nucléaire permet de corriger le caractère intermittent de l'éolien-solaire. Mais alors, veut on supprimer le nucléaire ? (c'est la mode). Ce serait, tant que l'on a pas amélioré le stockage de l'énergie une immense bêtise (voir les propos intelligents de JM Jancovici et du shift project). Conclusion, l'électrique fera partie du paysage énergétique, assurément, mais faisons les efforts dans l'ordre : 1) développement des sources renouvelables en gardant le nucléaire 2) développement du stockage de l'énergie, et enfin, 3) consomment cette énergie renouvelable stockée sous forme électrique.
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27/07/2020 - 19h41 -

C'est un article complètement inutile pour le cas français étant donné que plus de 90% de notre énergie est propre, donc la voiture électrique a d'autant d'intérêt d'arriver en France qu'ailleurs ! Soit vous n'avez vraiment fait aucune recherche, soit vous faites dans un propagande idéologique, ce qui ne m'étonnerait absolument pas.
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28/07/2020 - 08h48 -

L'article ne parle pas uniquement de France. Ensuite, considérer l'energie nucléaire comme propre... Comment dire. Vous êtes sérieux ?! La batterie sera une transition sur sa forme actuelle. Le vrai challenge sera l'hydrogène, car le transport passe aussi par les avions par exemple... Dans le cas de la voiture électrique, de plus, la majeure partie des réseaux électriques ne supporteraient pas l'electrisation du parc.
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28/07/2020 - 09h03 -

Oui mais Julien Tchernia n'est pas un expert, c'est le président d'une entreprise qui vend de l'électricité verte et renouvelable aux français. Il déroule donc ici son argument de vente, rien de plus.
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28/07/2020 - 18h12 -

Le nucléaire est l'énergie la plus propre que nous avons, n'en déplaise à toute la malhonnêteté rependu sur cette technologie depuis ces dernières années. Elle n'est pas parfaite, elle a des défauts, mais au vus des défis de ce monde, c'est la valeur la plus sûre. Je vous conseille l'excellente série du Reveilleur sur l'énergie disponible gratuitement sur Youtube, vous y retrouver une quantité astronomique de sources afin de vérifier l'entièreté de tout ce que vous apprendra cette série. Cet article n'est ni plus ni moins qu'un argumentaire de vente.
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27/07/2020 - 18h55 -

Comment un journal sérieux peut-il laisser passer ce type d'erreur ? Produire et distribuer à la pompe 1 litre de gazole nécessite l'énergie de plus de 2 litres de gazole et c'est logique vu la complexité du process et les distances parcourues. Annoncer seulement 10% de perte est complètement erroné. Citez vos sources sur chacun de vos chiffres s'il vous plaît.
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27/07/2020 - 17h27 -

C’est un raisonnement étrange qui assimile la croissance du renouvelable électrique français à une baisse des émissions de CO2. Pour qu’il en soit ainsi, il faudrait que le développement de l’éolien et du photovoltaïque s’accompagne d’une baisse de l’électricité fossile. Or les objectifs de la LTE prévoient que la montée du renouvelable sera entièrement consacrée à la baisse du nucléaire. Prenez le mix (nucléaire, renouvelable, fossile) de la production officielle de RTE en 2019 : 71%, 21%, 8%. Comparez-le à l'objectif de la LTE 2030 (50%, 40%,10%). Le différentiel 2019-2030 est : nucléaire -21%, renouvelable +19%, fossile + 2% CQFD ! Il n’y a plus que 0,3% de charbon dans l’électricité française qui est la moins émettrice de CO2 d’Europe occidentale (35 geqCO2/KWh en 2019 d’après RTE, 10 fois moins qu’en Allemagne). Il n’y a donc pas besoin de développer l’éolien ou le photovoltaïque pour que la voiture électrique soit propre en France ! Par contre ne l’emmenez pas en Allemagne !
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27/07/2020 - 14h56 -

Bonjour, Dans le bilan carbone des voitures, il faut aussi prendre en compte l'impact de la fabrication (et en particulier le pays, car le mix énergétique (proportions énergies fossiles ou pas) est très différent d'un pays à l'autre. Il n'est pas indispensable, comme vous dites, que l'électricité alimentant une voiture électrique soit d'origine renouvelable pour avoir une fonction de véhicule non polluant : le nucléaire ne rejette aucun gaz à effet de serre.
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27/07/2020 - 14h41 -

Merci à l'auteur de nous délivrer de tels poncifs, pas besoin d'être un "expert" pour savoir que le charbon pollue. Monsieur Tchernia a surtout l'air expert en sophisme. Les paragraphes n'ont aucun lien logique entre eux et il omet sciemment le potentiel de l'énergie nucléaire pour les voitures électriques. Seuls les moulins à vent et autres chinoiseries ont l'air de trouver grâce à ses yeux. N'importe quel scientifique sérieux sait que l'intermittence de l'éolien et du solaire est un énorme problème qui n'est pas près d'être résolu. Les détracteurs des renouvelables ne "jouent" pas sur l'aspect intermittent, mais pointent du doigt un problème majeur que certains, peu éclairés, refusent d'admettre.
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27/07/2020 - 11h56 -

J’aime beaucoup votre phrase « les avis d’experts sont publiés... ». Il est aussi de la responsabilité du journaliste de présenter un véritable expert et non pas un soit disant expert. Je ne veux pas remettre en cause le côté expert de Julien Tchernia, car ce qu’il dit est sensé, à part certainement une faute de calcul quelque part qui fait passer le rendement du moteur à explosion de 35% à 38% après les 10% de pertes de la chaîne de transformation du pétrole. On peut juste regretter que la conclusion saute très rapidement de « attention à la production d’électricité » à « il faut des énergies renouvelables ». Il manque l’étape « pourquoi je ne veux pas du nucléaire ». Sans celle-ci, on ne sait pas pourquoi vouloir se passer du nucléaire. Et ne disons pas que c’est évident, car ce ne l’est pas. Beaucoup de soit disant experts anti-nucléaires sont incapables de donner de bons arguments. Merci aux journalistes de présenter comme experts seulement des vrais experts
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27/07/2020 - 11h46 -

Fort bien, mais d'où viennent les kWh d'électricité nécessaire à l'extraction et le raffinage de votre essence, vous n'en parlez pas dans votre calcul ?... Il faut raffiner 4 litres de pétrole pour obtenir 1 litre d'essence, et il est admis qu'il faut 2 kWh pour raffiner 1 litre de pétrole. Donc il faut 8 kWh pour obtenir 1 litre d'essence, et donc 48 kWh pour obtenir 6 litres d'essence. Oublions que le transport du brut et de l'essence par les vraquiers et pétroliers pollue aussi, oublions l'acheminement de l'essence par camions citernes dans les stations, oublions la consommation électrique des pompes à essence. On arrive quand même à la production de 48 kWh d'électricité pour aboutir à 6 litres d'essence, qui feront avancer une thermique de 100 km, alors que la production de 18 kWh d'électricité directement injectée dans la batterie (sans transport par bateaux ni camions) font avancer une électrique de 100 km. Conclusion : elle s'impose d'elle-même, non ?....
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27/07/2020 - 10h50 -

En 2019, la part de l'énergie fossile dans le mix énergétique français a été de moins de 8%. La conclusion de l'article est un raccourci un peu hâtif qui ne prend pas en compte cette donnée. D'autre part l'empreinte écologique globale d'un véhicule électrique est passée sous silence. Pour l'instant elle est plus mauvaise que celle d'un véhicule thermique. Il y a encore du chemin à faire pour se passer des terres rares et optimiser l'efficacité du stockage... Enfin un déploiement massif du véhicule électrique demanderait un renforcement très important des infrastructures électriques de transport et distribution (sauf à faire de l'auto-production). Pour donner un ordre de grandeur, une station de recharge rapide consomme autant qu'un petit immeuble. Tout cela est donc un peu plus compliqué...
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27/07/2020 - 10h30 -

Article très intéressant et plein de bon sens Pourquoi ne pas installer des éoliennes le long de nos autoroutes et dont la vocation serait de recharger nos voitures électriques plutôt que de les installer de façon anarchique en détruisant le paysage de nos campagnes
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28/07/2020 - 07h56 -

Et envoyer l'électricité produite par les éoliennes en wifi aux voitures qui roulent à 130km/h
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27/07/2020 - 10h10 -

bonjour article intéressant mais j'ai cru détecter une coquille lorsque vous affirmez que la chaine du pétrole entre l'extraction et la pompe n'est que de 10 % d’où sortez vous ces chiffres quand on sait qu'en moyenne il faut au moins l’équivalent d'un baril de pétrole pour en extraire 10. Ce qui veut dire pour vous que la prospection la transformation le transport et enfin la distribution ne consomme rien! un peut de sérieux ne vous ferait pas de mal Cordialement
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27/07/2020 - 09h37 -

Bonjour, je me permets de réagir sur votre article. Je ne pense pas que l'auteur ait lu le rapport de Transport&Environment résumé sur automobile propre Automobile propre : https://www.automobile-propre.com/etude-la-voiture-electrique-4-fois-moins-polluante-que-lessence-et-le-diesel/amp/ Transport & Environment : https://www.transportenvironment.org/news/how-clean-are-electric-cars Quel est votre avis sur ce rapport ? Cordialement N CALBA
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27/07/2020 - 08h26 -

Pourquoi avoir fait l'impasse du nucléaire dans ce calcul, une énergie propre elle aussi mais qui devient tabou en France !
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27/07/2020 - 07h23 -

Deux remarques sur cet article. La première concerne la confusion faite dans l'article entre énergie verte et énergie nucléaire. Cette dernière n'est pas carbonée et constitue actuellement 70% de notre électricité. La seconde remarque concerne la pollution engendrée par la fabrication de la voiture électrique: problème de la fabrication des batteries et de leur recyclage, problème de la fabrication des moteurs boostés aux terres rares dont l'extraction est une catastrofe écologique.
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27/07/2020 - 23h29 -

Quand les "terres rares" sont dans tous les petits moteurs d'une voiture à pétrole, ça ne vous dérange pas ? Et dans votre smartphone, votre ordinateur et autres objets du quotidien ou produits industriels, vous n'en tenez pas compte ? Les connaissances sont bien limitées dans ce domaine.
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27/07/2020 - 07h04 -

Tout ce que nous dit l'expert est encore plus valable si on charge les véhicules électriques avec de l'électricité d'origine nucléaire. Plus besoin de s'embêter avec des panneaux solaires qui empêchent les plantes de pousser et capter leur part de carbone, ni avec des éoliennes hideuses...
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27/07/2020 - 06h28 -

Si je lis bien les données de l'article, le rendement du moteur thermique seul est de 35%, sur lequel il faut impacter la perte due à la chaîne d'approvisionnement qui serait de 10%. Le tout donnerait un rendement de 38%. Le calcul est à revoir.
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27/07/2020 - 04h18 -

Je réagi surtout au titre. C'est ridicule! D'abord, c'est faux car même si l'électricité est d'origine fossile L'ADEME qui a calculé toutes les hypothèse à démontré que le VE restait tout de même plus propre que le VT qu'il soit diesel ou essence. Par ailleurs même si c'était l'inverse. L'atmosphère des ville où vivent majoritairement les populations serait moins polluée, et qu'importe si au niveau global elle s'en trouvait plus polluée car nous vivons d'abord dans les agglomérations, c'est d'ailleurs pour cela qu'elles s'appellent ainsi.
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27/07/2020 - 01h47 -

Il reste quand même l'entrée-deux, le nucléaire, qui représente une bonne partie de la production et qui est certes pas renouvelable mais pas non plus polluent atmosphériquement parlant. Un VE qui serait alimenté en 100% nucléaire utiliserait 10g d'uranium soit 1/2 cm cube pour parcourir 200000km... Alors évidemment le renouvelable c'est mieux, mais il faut du renouvelable efficace, donc plutôt du photovoltaïque, parce que les éoliennes sont d'une part pas très clean niveau CO2 et d'autre part malheureusement pas très sympa pour la faune...
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26/07/2020 - 23h33 -

L'énergie nucléaire n'émet pas de co2
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26/07/2020 - 21h58 -

Autant remettre des gazogenes sur les voitures allemandes, l Allemagne venant d d'inaugurer une nouvelle centrale électrique à charbon. Et la France ferme Fessenheim...
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26/07/2020 - 21h54 -

Vous oubliez un détail : le chargement des batteries de voitures électriques a lieu essentiellement en fin de journée et la nuit, lorsqu'il n'y a plus de soleil pour le photovoltaïque et généralement pas assez de vent (sauf dépressions), le photovoltaïque ne fonctionne qu'à 13% du temps et l'éolien 20%, le reste du temps ils doivent être compensés par des énergies fossiles et un peu d'hydrolique, les véhicules électriques ne sont intéressants qu'avec du nucléaire, donc essentiellement en France tandis qu'en Allemagne ils tournent sur du. ..charbon oui du gaz russe!
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26/07/2020 - 20h58 -

Point de vue intéressant, mais qui ne concerne que très moyennement la France où l'électricité est déjà très largement décarbonnée. Il faudrait aller expliquer ça plutôt à l'Allemagne ou à la Pologne par exemple.
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26/07/2020 - 20h47 -

Dans ce cas, étudions GLOBALEMENT (mondialement) toute la chaîne de production des véhicules thermiques et réalisons un comparatif sur l'ensemble de la planète. Il est certain que le thermique remporte la palme d'or en matière de taux de CO2, les usines étant optimisées pour être économes. Mais si on regarde localement, il apparaît soudain que certains pays sont des champions de l'écologie, ayant adopté des productions d'électricité "éco-responsables", et achetant beaucoup de VE, et d'autres sont terriblement irresponsables car ils n'ont ni les moyens de produire de l'énergie verte, ni d'acheter des véhicules inadaptés à leur marché (Afrique, Asie du Sud-Est, Centre Eurasie). Bref, on dit et fait dire n'importe quoi avec des chiffres, pour remplir des pages web énergivores. Avez vous calculé vos émissions de CO2 pour cet article ?
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26/07/2020 - 18h50 -

Si l’usine nouvelle ne s’implique pas dans les tribunes, elle pourrait au moins les relire. Le rendement d’une bonne centrale à charbon est de 44%. Et le rendement de la chaîne thermique totale est indiquée supérieure au rendement du moteur thermique seul. Ou allons nous! Carnot doit se retourner dans sa tombe. Une fois corrigé, le calcul du rendement est supérieur pour la chaîne électrique. Mais ce n’est pas le rendement qu’il faut regarder, c’est les émissions de CO2 réelles. Au demeurant maintenant’ aucun pays ne produit totalement son électricité avec du charbon. Et en France, l’auteur semble oublier le nucléaire. Cette tribune n’est que de la propagande inexacte par ailleurs.
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26/07/2020 - 18h17 -

mettre des stations de recharge gratuites sur les sites de production des parcs éoliens,serait une avançée significative au tout électrique
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26/07/2020 - 17h46 -

https://www.kallistaenergy.com/kallista-energy-developpe-un-reseau-independant-de-stations-de-recharge-tres-haute-puissance/
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