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[Tribune] L’intrapreneur, l’avenir de l’entreprise

Publié le

Tribune Pour Amélie Bolloch et Emmanuelle Day, étudiantes à l'Ipag Business School, l'intrapreneur est un acteur montant de l'innovation. Elles s'appuient sur un exemple issu de leur expérience dans l'entrerprise Orange. Leur tribune dans l'Usine Nouvelle.

[Tribune] L’intrapreneur, l’avenir de l’entreprise © Orange

Les entreprises citées

Intrapreneuriat : le mot est difficile à prononcer. Pourtant, il va falloir s’y habituer. L’idée prometteuse consiste à solliciter les salariés d'une entreprise avec une bonne idée de business et de la faire financer par leur groupe. Démonstration avec l’opérateur Orange.

"Le but consiste à transformer une idée en un business rentable." Les premiers mots de Nicolas Bry ne comportent rien de bien extraordinaire. Les commerçants phéniciens suivaient à peu près le même dessein. Mais l’originalité de son approche arrive vite et se résume en ces quelques mots : au sein même du groupe, en l’occurrence Orange, des salariés vont réaliser leur idée de business en interne avec les ressources propres de l’entreprise pour devenir des intrapreneurs. "Orange Intrapreneurs Studio s’inscrit dans un processus d’encouragement à l’innovation en direction des salariés pour valoriser l’initiative et encourager le travail collectif. Ici, personne ne se sent investi de super-pouvoirs mais tous les candidats disposent tous d’un super-vouloir", résumait en décembre, Nicolas Bry, devant un parterre de praticiens et de chercheurs réunis par l’École de Paris du management. Et à l’écouter décrire le processus de sélection, il faut effectivement une volonté farouche pour passer de l’idée à la réalisation.

Une aventure de 12 à 18 mois à temps plein

Tout commence par le dépôt d’une candidature en ligne. "Environ 150 dossiers ont été déposés lors de la dernière édition", précise-t-il. Jusque-là, rien de bien contraignant pour un salarié avec une bonne idée. Le concept d’Open Innovation ne s’arrête pas là. Les limiers d’Orange Intrapreneurs Studio présélectionnent les dix meilleurs dossiers. Ces salariés triés sur le volet forment alors une promotion. Ces promus commencent à peine leur course d’obstacles.

À la manière de ces pitcheurs priés de convaincre en un minimum de temps un auditoire d’investisseurs et de business Angels, ils doivent passer devant un jury Orange. Au final, quatre ou cinq intrapreneurs se retrouvent sélectionnés et vont vivre une aventure à temps plein de 12 à 18 mois. "Le temps de l’incubation, leur responsable hiérarchique doit consentir à les laisser partir et peut ajouter une ressource pour les remplacer", explique Nicolas Bry. Les intrapreneurs soutenus par les fonds maison d'Orange vont développer leur idée : "Le Groupe peut mettre jusqu’à dix personnes en appui pour finaliser leur projet."

Une expérience de patron de start-up

Et le résultat de ces trouvailles ? Certaines d’entre elles font partie intégrante de l’offre Orange comme cette boîte à clé connectée à la disposition des techniciens pour récupérer une clé dans un local technique ou encore cette application Mahali liée au e-commerce pour l’Afrique. Elle fournit non pas des adresses postales mais des repères communément admis ("devant la pharmacie A", "en face le cinéma B"…) pour faciliter la vie des livreurs de colis. "Comme un entrepreneur, un intrapreneur peut connaître un revers. En ce cas, le projet s’arrête et son promoteur revient sans stress dans un service classique d’Orange. Mais quel que soit le résultat, il en tire toujours grand bénéfice", souligne Nicolas Bry.

En effet, les intrapreneurs développent leur leadership à la faveur de séances de formation mais aussi de la conduite de leur projet, augmentent leur visibilité au sein du groupe mais aussi en dehors et, enfin, profitent d’une expérience de patron de start-up. Cette expérience se concrétisera en avril par la délivrance d’un certificat délivré en partenariat avec HEC pour valider leur compétence acquise. "L’intrapreneuriat, c’est le droit d’innover pour tous les salariés", résume Nicolas Bry.

Amélie Bolloch et Emmanuelle Day, étudiantes à l'Ipag Business School

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1 commentaire

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20/03/2019 - 22h21 -

Je trouve cette initiative exemplaire ,pouvoir donner la chance à des personnes créatives et ayant l envie de mettre en place de véritables projets bravo
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