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[Tribune] Femmes dans la cybersécurité, il est temps de pirater le sexisme !

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Publié le

Tribune Pour Lionel Doumeng, expert F-Secure, société finlandaise de cybersécurité, la cybersécurité doit davantage s'ouvrir à des profils féminins. C'est l'une des réponses à la pénurie de talents dans le secteur.

[Tribune] Femmes dans la cybersécurité, il est temps de pirater le sexisme ! © Mike Ngo Photograph - Flickr WOCinTech

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

La cybersécurité fait face à une pénurie d'experts. De nouvelles possibilités s'offrent donc à celles et ceux qui souhaitent faire carrière dans ce domaine. Toutefois, les femmes restent très peu nombreuses dans ce secteur.

Seuls 11 % des experts en cybersécurité sont des femmes. Ce chiffre peut s'expliquer par des facteurs sociaux, par les rôles assignés à chaque sexe. Pour autant, les cybercriminels, face à leur écran, ne se soucient guère de savoir de quel sexe est leur adversaire. En effet, la cybercriminalité devrait coûter d’ici 2021 plus de 6 milliards d’euros et la pénurie de personnels s’élevait à plus de 2 millions.

La France compte parmi les acteurs de la cybersécurité mais accuse un retard significatif dû dans un premier temps aux instances mais également à l’ouverture tardive de branches d’études universitaires.

La cybersécurité a besoin de son icône !

Trop longtemps considéré comme des métiers réservés aux hommes, la cybersécurité ainsi que le secteur du numérique et de la Tech souffrent aujourd’hui d’une pénurie de personnel et d’un manque d’ouverture aux profils féminins. Dans la même veine que la tribune signée par Ecole42 et Simplon.co, F-Secure alerte sur la pénurie et le manque de femmes dans les effectifs.

La cybersécurité n’est pas réservée spécifiquement aux profils d’ingénierie. Des profils littéraires, ou avec un sens aigu pour le numérique peuvent trouver leur place. Il suffit de combattre les préjugés sexistes. Le CEFCYS dirigée par Nacira Salvan est un premier grand pas pour une ouverture vers les femmes. On remarque que dans les dernières 100 personnalités qui comptaient en cybersécurité, relevé par l’Usine Nouvelle en janvier dernier, on dénombrait un certain nombre de femmes mais davantage dans des professions annexes comme Avocate ou encore présidente d’associations… Mais pas de grand nom à la tête d’une entreprise de cybersécurité. On peut tout de même citer Alissa Johnson, la CISO de XEROX et ancienne directrice adjointe à l’information de La Maison Blanche.

En effet, on a trop longtemps cru que la cybersécurité était un monde de force ! En réalité, il s’agit davantage d’un monde où la sensibilité, l’intelligence et le discernement sont des atouts essentiels. Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI analysait il y a déjà quelques temps que les femmes pouvaient apporter l’esprit et la force pédagogique qui manquent encore cruellement à la cybersécurité.

Le point d’orgue : le niveau universitaire

La véritable clé se joue au moment des études ! On doit pouvoir orienter les étudiant (e) s selon leur profil et leur capacité et non selon leur sexe. Bien trop souvent encore de manière implicite le curseur est orienté. En Finlande, par exemple les compétences sont les premiers éléments qui comptent indifféremment du sexe ou de l’origine ethnique. La sensibilité mais aussi l’incarnation de la femme dans des métiers "d’hommes" est très appréciée des entreprises dans les événements externes pour donner une meilleure image du secteur.

Il en est d’ailleurs de même des journalistes traitant le secteur de l’IT ou de la cybersécurité. Là encore on retrouve énormément d’hommes qui couvrent ces sujets dits "pointus" et très peu de femmes voire aucune !

En France, actuellement de nombreux masters et formations s’ouvrent à la cybersécurité mais seulement 5% des postes sont pourvus par des femmes ? Un réveil des consciences ?

Il devient urgent d’intégrer les femmes dans ces parcours dès la fin du lycée avec la présence systématique dans les salons étudiants d’une femme pour expliquer le métier de cybersécurité et les largesses de ce domaine. En effet, chaque individu à son poste et son statut peut prétendre apporter quelque chose à la cybersécurité qui requiert des compétences techniques c’est une certitude mais également des compétences humaines. C’est ce sur quoi il est nécessaire d’appuyer, la cybersécurité ne recrute pas que des geeks ! L’éventail est large allant du consultant en cybersécurité au chef de la sécurité de l’information.

Trop souvent encore de nombreuses études révèlent que les jeunes étudiantes ont abandonné l’idée de faire carrière en cybersécurité car elles n’étaient pas douées en mathématiques, n’aimaient pas l’informatique ou encore qu’elles n’avaient aucune expérience en codage.

Pour autant, les problématiques de cybersécurité ne font pas "peur " aux femmes car elles sont nombreuses dans les métiers annexes comme chef de projet marketing, communication…. Il ne manque plus qu’un petit pas pour l’accès aux métiers principaux.

 

Lionel Doumeng, porte-parole de F-Secure France

Les avis d'experts sont publiés sous l'entière responsabilité de leurs auteurs et n'engagent en rien la responsabilité de L'usine Nouvelle.

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