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L'Usine Aéro

[Tribune] Du low-cost … même dans les fusées

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La baisse des coûts touche aussi les spationautes. Une nouvelle économie de l’espace s’organise avec des start-up innovantes, culottées et engagées dans une surprenante baisse des coûts.

[Tribune] Du low-cost … même dans les fusées
De nouveaux acteurs de l'aérospatiale, à l'image de SpaceX, bouleversent le modèle économique de la filiaire
© Flickr/SpaceX/CC

La conquête de l’espace, un grand pas pour l’humanité … une enjambée pour le business. Même dans cet univers, jadis si politique, si gourmand en investissements, de nouveaux entrants apparaissent. Comme si cette grande ubérisation planétaire ne pouvait se limiter aux seules frontières de l’atmosphère. Cette disruption spatiale, Gregory Pradels, spécialiste des nano satellites pour le pôle de compétitivité  Aerospace Valley et Eric Jolivet, professeur à Toulouse School of Management, en ont détaillé les enjeux le 22 novembre 2017 devant un parterre de chercheurs et de praticiens réunis par l’Ecole de Paris du Management "Le spatial est aujourd’hui en train de connaître un chamboulement dans son approche et sa nouvelle vision exploratoire. Une nouvelle économie émerge", estime Gregory Pradels.

Mais la France, d’ordinaire en pointe dans ce domaine pourrait-elle jouer les premiers rôles ? Du temps des pionniers de l’aérospatiale, la France se plaçait comme un des leadeurs européens sur le marché. Depuis de nombreuses années le marché français du spatial  est dominé par trois institutions : Cnes, Airbus et Thales Alenia Space. Ces leaders étaient protégés par une complexité technique et organisationnelle et des coûts d'entrée élevés qui empêchaient toute nouvelle entreprise de se lancer sur le marché. Les coûts d’investissements initiaux sont colossaux pour une start-up aspirant à être compétitive.

Une nouvelle économie spatiale favorisant les start-up

Or ce modèle historique est mis en péril par l’émergence d’une nouvelle économie spatiale favorisant de nouveaux partenaires technologiques au format de start up. Dès 2006 un jeune homme du nom de Elon Musk, affirme que sa "start-up va révolutionner le secteur de l’aérospatial" et SpaceX. Les lanceurs sont d’ailleurs réalisés à 85% en interne. Son entreprise tient de ce point de vue du cas d’école : beaucoup d’idées viennent du process de management automobile Tesla, autre défi de l’industriel.

Résultat, une réorganisation drastique du secteur avec l’arrivée par le haut des solutions low cost et par le bas des solutions low tech et avec elle, un contournement des barrières à l’entrée qui protégeaient les acteurs historiques du marché. Ces nouveaux venus sur le marché offrent des solutions techniques au début souvent moins performantes que celles qu’aurait pu créer la Nasa, mais – disent ces "disrupteurs" de l’espace -  ces solutions s’améliorent rapidement et surtout elles répondent à une demande du citoyen. SpaceX ambitionne d’ici la fin de l’année 2018 d’envoyer deux touristes vers la Lune.

On peut se poser la question de la place de la France dans cette industrie en totale recomposition. En effet la France ne possède que quelques start-up dans ce secteur  et seulement un nano satellite sur pratiquement 600 au cours de l’année 2016, était d’origine française…Les politiques publiques doivent stimuler l’activité spatiale en France en favorisant un modèle moins vertical et plus ouvert, facilitant l’innovation créatrice de valeur. Et sans trop tarder. Le compte à rebours a déjà commencé.

Dominique BONET FERNANDEZ, Maxime FAUVELOT et Rozenn FARIBAULT, Ipag Business School
L’Ipag business school, membre de la Conférence des grandes écoles délivre un diplôme bac + 5, grade de master. Cette école de managements compte 2 000 étudiants en programme grande école. Son laboratoire de recherche est classé troisième parmi les business schools françaises au classement de Shanghai 2017.

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