Très haut débit : François Fillon dédie 4,5 milliards d’euros au numérique

C’est autant le ton que le contenu des annonces que l’on retient du discours du Premier ministre sur le développement du très haut débit et de ses usages.

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Très haut débit : François Fillon dédie 4,5 milliards d’euros au numérique

François Fillon a confirmé l’enveloppe de 4,5 milliards d’euros, 2 pour le déploiement des réseaux et 2,5 pour soutenir les usages, dans le cadre de l’emprunt national. Il a également annoncé le lancement du « programme national très haut débit ». « La France doit rester aux avant-postes de la révolution numérique » a affirmé le Premier ministre, en rappelant que l’effort d’investissement des entreprises françaises dans le domaine des technologies de l’information et de la communication ne représente que la moitié de celui des entreprises américaines, « ce qui nous a privé de 300 000 emplois ». Ce programme doit favoriser le développement du très haut débit au-delà des zones denses, l’Etat s’engageant à apporter son aide financière en complément de celle des collectivités locales pour favoriser les partenariats public-privé et faire ainsi jouer au maximum « l’effet de levier ».

Pour les zones les moins peuplées, où la fibre optique n’est pas économiquement jouable, le très haut débit mobile (4G) est présenté comme la principale solution de substitution. « L’attribution des fréquences pour la 4G sera faite prioritairement en fonction de la vitesse de déploiement et de l’étendue des territoires couverts. »

Le chantier reste vaste et les écueils ne manquent pas. Le Premier ministre en a relevé trois. La fracture territoriale, puisque 500 000 français n’ont toujours pas accès au haut débit tout court ; l’inégalité sociale face au numérique, d’où l’idée lancée de la mise en place d’une offre sociale d’accès à internet pour un prix de 20 euros ; croire qu’il suffit de « construire des tuyaux » : la question des contenus est primordiale. Pour surmonter ce troisième écueil, François Fillon a évoqué l’importance d’un développement européen des infrastructures de cloud computing, et soutenu l’initiative de Dassault Systèmes pour la création d’un consortium européen pour le développement d’une telle architecture.

Patrice Desmedt

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