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Trédi prêt à accueillir des déchets dangereux australiens

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

En Isère, cette filiale du groupe Séché Environnement, spécialisée dans le traitement des déchets dangereux, espère obtenir l’accord des autorités françaises pour détruire à partir de la fin de l’année les déchets hautement toxiques du chimiste australien Orica.

Trédi prêt à accueillir des déchets dangereux australiens

C’est une cargaison à risque que s’apprête à recevoir Trédi. A Salaise-sur-Sanne, en Isère, cette filiale du groupe Séché Environnement devrait traiter d’ici la fin de l’année les déchets hautement toxiques du chimiste australien Orica. Entre 1963 et 1996, ce dernier a produit 15 000 tonnes d' hexachlorobenzène (HCB), en fabricant des solvants sur son parc industriel de Botany, près de Sidney.

Problème, le HCB, aujourd'hui interdit en Europe car soupçonné d'être cancérogène, ne pouvait pas être détruit de manière satisfaisante en Australie. Dès 2005, Orica avait sollicité Trédi, numéro un mondial du transport et la destruction de polluants organiques persistants (POPs). "Trédi a eu par le passé une filiale en Nouvelle Zélande et a conservé des contacts sur cette zone géographique, explique Stéphane Giral, son PDG. Mais à l’époque, nous avions à gérer d’autres dossiers d’importance et il n’a pas été possible de donner suite à la demande d’Orica."

Des déchets interdits en Allemagne et au Danemark

Les gouvernements allemand et danois avaient ensuite refusé de voir ces déchets détruits dans leurs pays. Sous la pression des groupes de défense de l'environnement, comme Greenpeace, selon lesquels il existe des risques d’accident en mer lors du transport, et de pollution de l’air lors de l’incinération de ces matériaux. Orica s’est donc à nouveau tourné vers Tredi, qui avait déjà traité des déchets de HCB.

L’entreprise, qui explique collaborer avec les associations et les élus de la zone située autour de son site isérois, espère obtenir l’autorisation de traiter un premier chargement de 132 tonnes durant le dernier trimestre 2014. Les mouvements transfrontaliers de déchets dangereux sont très règlementés. Ils nécessitent l’accord de l’Etat pour importer et celle du préfet et de l’inspection des installations classées, la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) au niveau régional.

Un contrat annuel de plusieurs millions d’euros

Avec ce premier lot, Trédi espère valider avec toutes les parties prenantes sa filière de traitement par incinération à haute température (plus de 1100°C) avec valorisation énergétique. Avec l’espoir de pouvoir ensuite importer et traiter, sur cinq ans, tous les déchets du stock d’Orica. Soit un contrat de plusieurs millions d’euros chaque année. Ces déchets seront introduits sans déconditionnement via une filière étanche, grâce à un système de sas, afin d’éviter tout contact avec l’extérieur. "L’incinération est à ce jour la meilleure technique disponible pour le traitement des POPs", affirme Stéphane Giral. Il rappelle avoir déjà pris en charge des déchets dangereux pour le compte de gouvernements ou d’organisations supranationales, comme l’ONU et la Banque Mondiale…

Gaëlle Fleitour

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