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L'Usine Energie

Transition en douceur pour Veolia Environnement

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Après les grandes phases d'acquisitions des années précédentes, le successeur d'Henri Proglio devra mener une politique de rigueur.

Henri Proglio veut bien prendre la tête d'EdF mais ne veut pas lâcher Veolia. Le conseil d'administration du géant de l'environnement a proposé, lundi 28 septembre, que l'entreprise change son mode de gouvernance et passe d'un conseil d'administration à un conseil de surveillance et à un directoire. La présidence du premier devant revenir au nouveau patron d'EdF. A la tête du second, l'un de ses fidèles, probablement Antoine Frérot. Les dirigeants auront notamment à gérer la montée éventuelle de l'Etat dans le groupe. Les spéculations abondent sur le sort de Dalkia, la filiale commune EdF-Veolia. C'est notamment par ce biais qu'EdF, qui détient déjà 5 % du groupe, pourrait encore monter au capital du groupe d'environnement. Et en devenir le premier actionnaire. > Les métiers de l'eau représentent 34,7 % du chiffre d'affaires du groupe. La propreté 30 %, l'énergie 20,6 % et le transport 16,7 %. > Le groupe réalise 40 % de ses activités en France et 36,4 % dans le reste de l'Europe.

Le leader mondial de l'environnement perd son capitaine. Henri Proglio, l'enfant de la maison, arrivé comme stagiaire en 1972, part à la tête d'EdF. Son remplaçant aura fort à faire. Car si le successeur de Guy Dejouany a fait de ce groupe le numéro 1 de l'environnement, l'heure est plus à l'austérité qu'à l'expansion.

Avec une dette qui s'élève à 16,5 milliards d'euros, les investissements doivent désormais être « sélectifs ». Un plan d'économie de 400 millions d'euros a déjà été lancé pour 2009. Surtout, il est prévu de réaliser trois milliards de cessions d'actifs d'ici à 2011. Pas facile, dans la conjoncture actuelle. A qui reviendra-t-il de mener cette politique rigoriste ? Les noms des fidèles d'Henri Proglio apparaissent régulièrement, comme ceux d'Antoine Frérot, le solide dirigeant de la branche eau, ou de Denis Gasquet, son homologue du pôle propreté.

Quoi qu'il en soit, Henri Proglio entend bien garder un oeil sur la stratégie du groupe dont il a défendu l'intégrité contre vents et marées. Alors qu'il était vice-président de Vivendi Universal et PDG de Vivendi Waters, il avait dû faire barrage à la volonté de Jean Marie Messier, le capitaine des années 2000, de céder ce bijou de l'environnement à des mains étrangères. C'est aussi lui qui, en 2003, a donné une nouvelle identité à l'ancienne Compagnie générale des eaux : Veolia Environnement. Avec un postulat : conserver et développer ses quatre métiers de base : l'eau, les déchets, le transport et l'énergie.

UN GROUPE PLOMBÉ PAR LE RACHAT DE L'ALLEMAND SULO

Henri Proglio a gagné, en grande partie grâce à ses réseaux locaux, sa guerre d'indépendance contre Jean-Marie Messier. Mais il a hérité au passage d'un lourd passif de l'empire Vivendi : une dette de 14 milliards d'euros. Il n'empêche. Même s'il est rigoureux dans sa gestion quotidienne de l'entreprise, il pousse à l'expansion internationale pour décrocher de nouveaux marchés. Proglio, à cette époque, fait au groupe une promesse qu'il tiendra : assurer une croissance organique annuelle proche de 8 %, complétée par une croissance externe de quelques points. Et c'est là également que le quinquagénaire va montrer sa patte. Car, depuis toujours, Henri Proglio veut créer un empire.

Il convoitera longtemps les activités internationales de Suez Environnement, son concurrent historique. Une volonté à chaque fois contrecarrée. Puis c'est le groupe de BTP gestionnaire d'autoroute, Vinci, qu'il essaye d'acquérir. Devant l'hostilité des dirigeants, il renonce, là aussi. Il réalisera finalement deux acquisitions majeures, il y a deux ans, dans l'univers de la propreté. Pour près de deux milliards d'euros, il met la main sur le britannique Cleanaway UK et sur l'allemand Sulo. Mais si l'expérience britannique est profitable, le nouvel élément allemand se révèle moins juteux que prévu et doit être restructuré, ce qui plombe le groupe. Un revers aggravé par la conjoncture. Résultat : le cours de Bourse dévisse. A charge pour son successeur de redonner confiance aux investisseurs alors qu'une levée de capital est, selon les analystes, prévisible dans les prochains mois.

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