Transgreen, des énergies nouvelles pour les relations entre pays méditerranéens

A Paris, le 5 juillet 2010, a été signée une déclaration d’intention associant douze partenaires industriels pour le financement de Transgreen. Première étape: un réseau de câbles sous-marins pour interconnecter les réseaux électriques à l’échelle méditerranéenne.

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Transgreen, des énergies nouvelles pour les relations entre pays méditerranéens

Cet ambitieux projet à cheval sur l’Europe et les pays situés de l’autre côté de la «Grande Bleue» avait soulevé des vagues d’intérêt et de questionnements lors d’une tenue au Caire : le consortium Transgreen, une initiative visant à nouer des partenariats de toutes sortes dans les métiers de la production, du transport et de la distribution d’électricité, tout comme de la gestion des réseaux du financement d’infrastructure en ma matière.

Semblable projet est maintenant dans les starting-blocks, quelques semaines donc après avoir été examiné par les ministres de l’Energie des 43 pays de l’Union pour la Méditerranée. Une douzaine de groupes industriels, tous européens (à l’exception de TAQA, un groupe énergétique dont le cœur bat en Arabie Saoudite), ont lancé à Paris Transgreen, dont la vocation initiale sera d’étudier la faisabilité d’un réseau de câbles sous la Méditerranée. Ces «longs serpents» sous-marins garantiront l’interconnexion des réseaux à l’échelle du bassin méditerranéen. Ils devront avant tout acheminer vers le Nord, d’ici plusieurs années, l’électricité générée dans le contexte de Desertec. Cet autre projet consiste à construire des centrales solaires dans le désert, notamment en plein Sahara, destinées autant aux populations locales qu’à la consommation toujours accrue des Européens. Or, il n’existe à ce jour qu’une seule double ligne à courant alternatif reliant l’Afrique et l’Europe.

EDF, Red Electrica, RTE, Areva, Alstom, Siemens, la Caisse des Dépôts et Consignation, L’Agence française pour le développement, Prysmian, Atos Origin, Abengoa et Taqa : c’est à ces douze partenaires initiaux qu’il appartiendra de jeter les bases du projet et lui donner les moyens de croître dans le dessein de voir foisonner les coopérations techniques et technologiques. Pour ce faire, les partenaires signataires de la déclaration d’intention agiront en qualité d’actionnaires d’une structure dont il reste à déterminer la forme, sise à Paris.

L’on peut s’étonner, effectivement, de la prééminence des Européens dans ce protocole d’accord. La déclaration d’intention laisse la porte ouverte à des nouveaux partenaires, comme en témoigne la phrase suivante: «D’autres entreprises pourront être associées ultérieurement, en particulier dans les pays de la rive Sud».

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