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TRANSFORMATION DES PLASTIQUESLe portugais Simoldes passe à l'attaqueEn s'installant à Valenciennes, Simoldes affiche clairement ses ambitions dans l'injection de pièces plastiques. Au risque de faire de l'ombre à son autre métier, la réalisation d'outillages.

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TRANSFORMATION DES PLASTIQUES

Le portugais Simoldes passe à l'attaque

En s'installant à Valenciennes, Simoldes affiche clairement ses ambitions dans l'injection de pièces plastiques. Au risque de faire de l'ombre à son autre métier, la réalisation d'outillages.



A Onnaing, en plein Valenciennois, quatre grosses presses injectent depuis le début de l'année les panneaux de porte du Kangoo. Une production jusqu'ici " made in Portugal ". Mais le groupe de plasturgie Simoldes vient de délocaliser ses activités de transformation pour se rapprocher de ses principaux clients, les constructeurs d'automobiles. Renault-Maubeuge, où est assemblé le Kangoo, est désormais à proximité des presses du groupe portugais. En s'installant dans le nord-est de la France, Simoldes joue gros. Le groupe portugais présente en effet la singulière particularité d'être à la fois mouliste et transformateur. Une double casquette difficile à porter, puisqu'il arrive au transformateur de chasser sur les terres des clients du mouliste ! " Simoldes est d'ailleurs, en Europe, le seul grand mouliste à jouer sur les deux tableaux ", observe son concurrent, Claude Nerrière, le P-DG de Sermo, numéro 1 européen du moule. Le groupe portugais a jusqu'ici plutôt bien géré cet antagonisme. Sur son métier historique, la fabrication d'outillages (284 millions de francs, sur un total de 810 millions), il figure en effet dans le peloton de tête des moulistes européens. Et il prévoit d'ouvrir en fin d'année une usine au Brésil, à Curitiba, pour accompagner les projets de Renault. Mais Simoldes ne peut plus escompter une croissance spectaculaire de cette activité. Au Brésil, les opérations se limiteront encore longtemps à la maintenance et aux modifications d'outillage. Et l'Europe, étroitement quadrillée, n'offre plus guère de marge de manoeuvre. " Une forte progression de Simoldes est exclue en ce qui concerne la réalisation d'outillages ", analyse Antonio Duarte, mouliste de Valenciennes présent lui aussi au Brésil.

Un spécialiste de l'habillage intérieur des véhicules

Pour assurer son développement, Simoldes n'a donc guère le choix, et le mouliste a cédé peu à peu le pas au plasturgiste, métier qui tire désormais la croissance du groupe. En cinq ans, Simoldes Plasticos, la branche plastique, a multiplié son chiffre d'affaires par trois ! Et tous les constructeurs (sauf Fiat) commandent aujourd'hui des pièces à Simoldes, qui s'est fait une spécialité de l'habillage intérieur des véhicules.

En s'implantant dans le Valenciennois - qui plus est à la porte de la future usine de Toyota -, Simoldes affiche pour la première fois clairement ses ambitions dans la transformation. " Ce nouveau site va nous servir de plate-forme de production pour nos activités dans l'automobile, mais aussi sur d'autres marchés ", explique Pedro Ramalho. Le directeur des opérations de Simoldes Plasticos prévoit de réaliser dans deux ans 150 millions de francs de chiffre d'affaires, en mixant à Onnaing de nouvelles affaires et le transfert de production. " Le marché du nord de l'Europe commence à être important pour nous, et il fallait que nous rééquilibrions notre dispositif pour lutter contre les coûts logistiques ", explique-t-il. Ce n'est pas tout ! Pour un investissement de 40 millions de francs, Simoldes s'est offert une belle vitrine de production. Bridage automatique des moules, alimentation centralisée, déchargement automatisé, laboratoire de métrologie..., Onnaing n'a rien à envier aux sites des principaux plasturgistes français. De quoi attirer, espère-t-on chez Simoldes, les nouveaux clients qui alimenteront la croissance du groupe. Avec son demi-milliard de francs de chiffre d'affaires dans la transformation, Simoldes est encore un petit joueur à côté des Plastic Omnium, Sommer-Allibert ou Peguform. Mais le portugais est entreprenant, comme en témoigne son implantation au Brésil en 1996, où il alimente en pièces, à partir de S‹o Paolo, Volkswagen, General Motors et Mercedes. Ses ambitions provoquent déjà quelques frictions. " Dès lors qu'il peut devenir un concurrent, il est exclu d'en faire un partenaire pour la partie outillages ", avertit le responsable de l'un des plus grands équipementiers européens. Simoldes devra-t-il choisir un jour entre ses deux métiers ?

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