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Transdev abandonne Veolia et l’Europe

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Deux ans après la fusion, Veolia Transdev change de nom et de stratégie. Le nouveau président lance un chantier quinquennal pour oublier le passé et retrouver des couleurs.

Transdev abandonne Veolia et l’Europe © D.R. - Veolia

Retour vers le futur ! Veolia Transdev devient Transdev, confirmant l’échec de la fusion avec Veolia imposée par deux hommes dès 2009 : Henri Proglio, alors PDG de Veolia Environnement, et Nicolas Sarkozy, le président de la République de l’époque. Elle s’était concrétisée officiellement en mars 2011.

Deux ans plus tard, l’endettement est abyssal. Déjà, à la fin de l’année dernière, la dette atteignait 1,9 milliard d’euros, dont 380 millions pour 2012. A comparer au chiffre d’affaires officiel de 7,567 milliards d’euros (hors activités à céder, c’est-à-dire les pays d’Europe de l’Est). Une recapitalisation à hauteur de 800 millions d’euros (520 millions pour la CDC et 280 millions pour Veolia) sera officielle au 30 juin au plus tard. La Caisse des dépôts deviendra majoritaire avec 60 % du capital, contre 50 % actuellement. L’autre actionnaire, Veolia, se désengagera progressivement.

De 27 à 17 pays

S’il garde la couleur rouge de Veolia, le nouveau PDG, Jean-Marc Janaillac, fait du passé table rase. Le redressement de Veolia Transdev passe par le retour au nom Transdev, qui a laissé un bon souvenir auprès des clients. Le PDG a surtout dévoilé la stratégie de l’entreprise, qui se fera en deux phases : "2013-15 pour le redressement et 2015-18 pour le développement".

La première étape est marquée du sceau de la rigueur. Pour réduire son endettement, Transdev va procéder à un grand nombre de ventes d’actifs en Europe, puisqu’il réduit la voilure de 27 à 17 pays. La cession des activités des pays d’Europe de l’Est à la Deutsche Bahn semble se confirmer, mais, surtout, de ventes plus importantes se préparent. Transdev se retire d’Allemagne, où il est le premier opérateur privé de transport ferroviaire avec un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros. Il abandonne également la Belgique, la Finlande, la Suède et les activités Veolia des Pays-Bas. Il conserve Connexxion, qui avait été acheté par Transdev en 2007. "La vente de ces actifs devrait être terminée fin 2013 ou début 2014 et rapporter environ 1,5 milliard d’euros. Cela va permettre de se désendetter", prévient Jean-Marc Janaillac.

Le nouveau Trandev réalisera un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros, dont 60 % à l’international avec 4 grandes zones : France, Pays-Bas, Amérique du nord/Grande-Bretagne et Asie-Pacifique-Europe du Sud. Il n’est donc pas question de se retirer de la coentreprise avec RATP Dev en Asie. Des discussions sont en cours avec la RATP pour maintenir le statu quo. Une maison que Jean-Marc Janaillac, ce proche de François Hollande, issu comme lui de la promotion Voltaire à l’ENA, connaît bien. Il a dirigé la filiale RATP Dev depuis 2004. Le nouveau Transdev n’en demeurera pas moins agressif sur les marchés pour répondre aux appel d’offres, y compris sur le ferroviaire quand il ne faut pas investir dans le matériel. Des acquisitions sont même possibles, essentiellement dans le transport à la demande.

Olivier Cognasse

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1 commentaire

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26/03/2013 - 19h38 -

Tous ceux qui connaissent un peu les transports savaient que cette fusion était complètement débile . Proglio appuyé par Sarkozy l'a voulue envers et contre tout . Beau résultat !!
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