Quotidien des Usines

Tra-C Industrie investit dans une machine FSW de soudage par friction malaxage

Cécile Maillard , , , ,

Publié le

La PME Tra-C Industrie, spécialiste du travail des métaux, recevra en juillet une machine chinoise qui lui permettra de proposer cette nouvelle technologie à ses clients, en sous-traitance ou pour leur R&D.

Tra-C Industrie investit dans une machine FSW de soudage par friction malaxage
FSW outillage
© Tra-C Industrie

Dans les ateliers de Tra-C Industrie, ouverts sur les champs du Beaujolais, un emplacement est prêt à recevoir, début juillet, la nouvelle machine FSW (Friction Stir Welding). Cette technologie de soudage par friction malaxage, la plus récente pour les métaux, fait appel à un outil rotatif qui brasse la matière des pièces à assembler, qui finissent par s’interpénétrer. Elle ne nécessite donc aucun ajout de matière, est propre, permet des soudures plus rapides et de meilleure qualité, autorise l’assemblage d’alliages qui ne peuvent pas être soudés par des techniques classiques, et entre métaux de nature différente.

FSW en sous-traitance, une première en France

De grands groupes comme EADS et Dassault sont équipés de cette technologie, pour leur R&D interne, mais Tra-C Industrie sera la première entreprise française à proposer ce procédé en sous-traitance. Cette PME de 80 salariés située aux Olmes, près de Tarare (Rhône), est spécialisée dans le travail des métaux sur mesure, pour des pièces uniques ou en petites séries, et réalise aussi des machines spéciales et outillages. Elle conçoit et produit par exemple des pièces pour camions, blindés militaires, pour Renault Trucks ou le GIGN…

En 2012, Tra-C est la première entreprise à utiliser le procédé FSW pour une application en grande série : elle installe chez Benteler France deux machines FSW pour souder les bacs à batterie que l’équipementier fabrique pour la Renault Zoé. Convaincue par l’intérêt du procédé, Tra-C décide d’investir pour se doter de son propre outil FSW. La machine, qui lui coûte 250 000 euros, a été accompagnée du recrutement d’un jeune ingénieur et d’un agrandissement des locaux pour un coût d’1 million d’euros. L’entreprise mise sur cette technologie pour son développement, notamment dans l’aéronautique et la défense, et cherche d’ailleurs à recruter un doctorant pour développer la R&D.

Un partenariat exclusif avec la Chine

Les machines FSW sont fabriquées en Chine par CFSW, filiale du groupe aéronautique chinois Avic, leader mondial de cette technologie, dont Tra-C est devenu le partenaire officiel en Europe. En plus de la sous-traitance et de travaux de R&D pour ses clients, l’entreprise lyonnaise sera donc aussi l’importateur de la machine, qu’elle peut adapter et installer, afin de fournir une solution "clés en mains" aux industriels.

Créée en 2001 par Bruno Voland, ancien compagnon du devoir, elle fait travailler de jeunes ingénieurs dans son bureau d’études, et des chaudronniers et soudeurs, si recherchés par la métallurgie, dans ses ateliers. En 2012, elle a connu une croissance de 35 % (20 % en moyenne sur onze ans), embauché 20 personnes et réalisé un chiffre d’affaires de 8,2 millions.

Cécile Maillard

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