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« Toute l’activité économique est à l’arrêt en Egypte » (Jean-Louis Cerasini)

Publié le

Entretien Contacté par L’Usine Nouvelle, le vice-président de l’Union des Français en Egypte (UFE) en charge des contacts avec les ressortissants français décrit la situation économique et sociale du pays depuis le début des évènements.

« Toute l’activité économique est à l’arrêt en Egypte » (Jean-Louis Cerasini) © SCOTT NELSON/The New York Times-REDUX-REA

Quelle est la situation pour les salariés des entreprises françaises sur place ?

Comme on le sait, certains groupes ont fait le choix de rapatrier employés et familles en France. C’est le cas par exemple de Lafarge, de la BNP ou de Carrefour. Cette entreprise a été sévèrement affectée par les manifestations car ses cinq magasins ont été attaqués.

Depuis ce matin, Vinci et tous ses sous-traitants ont décidé de faire suivre le mouvement et de rapatrier ses ressortissants. Et ce, après les déclarations hallucinantes de François Baroin, qui a conseillé aux Français de quitter le pays. Cela a créé un mouvement de panique, qui n’a pas plus lieu d’être qu’il y a quelques jours. Suite au message du ministre, j’ai reçu plus de 300 appels de familles en France paniquées. Ce genre de déclaration complique notre travail. 

Quel est l’état de l’activité économique ?

En Egypte, la zone commerciale se situe surtout autour du Caire et du Delta. Le reste du pays vit grâce au tourisme. Depuis ces derniers jours,  c’est simple, tout est à l’arrêt. Il n’y a plus de banques, plus de distributeurs d’argent. Les magasins sont vides et ne sont pas réapprovisionnés. Plus aucune entreprise ne peut tourner depuis quatre jours environ. Sans compter que la coupure d’Internet a coupé le pays du reste du monde. L’Egypte est à la rue.

Comment faites-vous pour « survivre » ?

On se débrouille comme à l’armée. De notre côté, on prévient nos adhérents des lieux qui sont encore ouverts, des quelques distributeurs approvisionnés et des endroits dangereux. Et on fait cela en continu, avec des points heure par heure.

Combien de ressortissants sont encore sur place ?


On ne peut parler que de chiffres approximatifs, mais nous avons les dernières estimations depuis ce midi. Au total, 9 000 Français vivent en Egypte habituellement, dont 50% de franco-égyptiens qui resteront toujours sur place. Parmi les 4 500 restants, il ne reste plus que 1 500 personnes environ qui pourraient être susceptibles de partir.

Comment les chefs d’entreprise égyptiens réagissent ils ? Que prévoient-ils pour la suite ?

J’en ai rencontré deux ce matin. Ils sont très inquiets mais ne se font plus d’illusion depuis longtemps. Ils savent qu’ils vont devoir aller développer leurs activités en dehors du pays car ce qu’il y a ici va partir en désuétude.

Quant aux entreprises françaises, pensez-vous qu’elles vont revenir ?


Il faut espérer ! Car l’industrie française est clé pour l’Egypte. Sans le ciment des groupes français, pas de métro au Caire. Sans les Français, plus de banques. L’Egypte a besoin des entreprises françaises.
 

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1 commentaire

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06/02/2011 - 10h41 -

"Sans le ciment des groupes français, pas de métro au Caire. Sans les Français, plus de banques." Comment peut-on dire des choses aussi débiles ? Comme s'il n'y avait que l'Industrie Française au monde !
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