Tout reste à faire pour le plan industriel des dispositifs médicaux

Il commence tout juste à s’organiser. La composition du groupe de travail du plan industriel "dispositifs médicaux et nouveaux équipements de santé" sera prochainement annoncée. Il devra retenir quelques secteurs stratégiques pour lancer des appels à projets industriels.

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Tout reste à faire pour le plan industriel des dispositifs médicaux

Dans les 34 plans industriels définis par Arnaud Montebourg, impossible de faire l’impasse sur la santé. Si le plan dédié aux biotechnologies médicales a déjà bien avancé avec la définition d’un axe prioritaire, la thérapie cellulaire, beaucoup reste à faire du côté du plan "dispositifs médicaux et nouveaux équipements de santé". Bien que le travail ait été amorcé par ses co-chefs de file : André-Michel Ballester, patron de Sorin, ETI italienne des dispositifs cardiaques avec une forte implantation dans l’Hexagone, et Sacha Loiseau, PDG de la PME française d’imagerie médicale Mauna Kea Technologies, tous deux membres du groupe de réflexion InnoTechMed.

Retenir quelques secteurs prometteurs

Difficile de tirer un fil conducteur pour un secteur en croissance mais très diversifié, allant des pansements aux prothèses, en passant par les défibrillateurs ou les scanners ! Le premier objectif du binôme est donc d’analyser les différents segments de cette industrie, afin de "déterminer quelques secteurs dans lesquels la France dispose déjà d’une taille critique et se montre concurrentielle, et des secteurs d’avenir porteurs dans lesquels nous pourrons déployer nos forces", explique André-Michel Ballester. Dans l’espoir de retenir trois ou quatre secteurs prioritaires.

Un groupe de travail pluridisciplinaire de sept personnalités

Ce travail sera réalisé par un comité de sept membres. Si les noms sont en attente de confirmation, L’Usine Nouvelle en connaît la composition : deux dirigeants de grandes entreprises, un représentant de la finance – indispensable pour soutenir l’innovation de ce secteur -, un membre du ministère du Redressement productif. Sans oublier un représentant du ministère de la Santé " afin d’impliquer les hôpitaux dans cette initiative, car il y a souvent incompréhension entre l’industrie et le système de santé, or nous pouvons aussi participer à la baisse des coûts de la santé, en réduisant notamment les frais d’hospitalisation ", estime André-Michel Ballester. Un deuxième cercle, plus large, associera le syndicat des industriels des dispositifs médicaux (Snitem), InnoTechMed, les pôles de compétivité…

Innover avec les grandes entreprises d’autres secteurs

La feuille de route devra être finalisée fin novembre, afin de réaliser un premier bilan d’étape début 2014. C’est alors que sera donné le coup d’envoi à des appels à projet. Avec un large champ des possibles : incubateurs d’entreprise, coopération entre grands groupes et PME, projets d’acquisitions par des sociétés moyennes pour atteindre une taille critique… Voire collaboration entre grandes entreprises.

Car "en France, beaucoup de groupes évoluant dans les télécoms, l’aéronautique ou la défense disposent d’une activité dans la santé, souvent isolée, estime André-Michel Ballester. Le fabricant de cœurs artificiels Carmat est un bon exemple d’un projet d’un grand groupe, EADS, qui a su utiliser sa technologie pour innover dans notre secteur." Le chef de file espère ainsi susciter des rencontres et des projets industriels à moyen terme, sur cinq à dix ans. Ils pourraient alors bénéficier d’aides comme celles de la Banque Publique d’Investissement et des différents supports mis en place par l’Etat pour soutenir l’innovation.

Gaëlle Fleitour

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