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« Tout dérapage de coûts risque de mettre à mal le textile en Tunisie »

Publié le

Un peu plus d’un mois après la chute du régime de Ben Ali en Tunisie, les salariés des entreprises de textile multiplient les mouvements sociaux. Leur objectif ? Obtenir des acquis sociaux inexistants jusqu’alors. L’Usine Nouvelle revient sur cette situation et les conséquences qu’elle pourrait avoir sur les échanges franco-tunisiens avec Jean-François Limantour, président du Cedith.

« Tout dérapage de coûts risque de mettre à mal le textile en Tunisie » © DR

L'Usine Nouvelle - Quelle est la situation du secteur du textile en Tunisie ?
Jean-François Limantour - Nous surveillons la situation de près depuis le début des événements. Car la France est le premier client de la Tunisie en habillement et le deuxième fournisseur de tissu du pays. Dans la pratique, la France exporte des tissus qui sont transformés en vêtements en Tunisie par des entreprises françaises ou locales. Les produits sont ensuite réexpédiés vers l’Europe et la France. Au total, près de 400 entreprises françaises sont implantées sur place sur les 2000 sociétés de textile. Parmi elles, toutes les grandes marques de lingerie féminine, les marques de distribution les plus célèbres et le sportswear.

Que craignez-vous face aux mouvements sociaux en cours ?
Au moment de la chute de Ben Ali, tous les grands industriels qui s’approvisionnent là-bas s’inquiétaient surtout pour la sécurité sur place. Mais les syndicats ont joué un rôle positif dans les entreprises. Même les salariés sont souvent restés dans les usines pour éviter les pillages.

Depuis le départ de Ben Ali, ce qui inquiète, ce sont ces mouvements. Les salariés veulent que la révolution qui a eu lieu ait des conséquences positives et concrètes sur leur vie de tous les jours. Or, certains investisseurs craignent que les coûts de production augmentent si les salaires sont plus élevés sur place, par exemple. Si les choses changent trop et trop vite, la Tunisie pourrait être encore plus impactée par l’hyper-concurrence des pays comme la Chine, la Turquie (deuxième fournisseur de l’Europe) ou le Vietnam. Tout dérapage de coûts significatif risquerait de mettre la filière textile à mal.

Que préconisez-vous ?
Les industriels veulent sensibiliser les partenaires sociaux en Tunisie sur les risques que comportent des hausses de salaires et donc de coûts pour les investissements sur place. Sans compter qu’il pourrait y avoir des problèmes de chômage ou de fermeture de sites. Nous sommes donc pour l’instauration d’un dialogue social qui n’existe pas pour l’instant, mais qui soit encadré et qui tienne compte de la modération des coûts.

Cedith : Cercle euro-méditerranéen des dirigeants textile-habillement


 

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1 commentaire

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28/02/2011 - 21h24 -

et oui, les salariés du textile employés à bas couts,désirent obtenir des salaires enfin vivables , c'est tout a fait normal ... les employeurs doivent admettre un partage des gains !!
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