Electronique

Touché par la crise, Alcatel-Lucent n'exclut pas de céder sa part dans Thales

, , , ,

Publié le

L'équipementier télécoms Alcatel-Lucent est affaibli par la crise financière. Son chiffre d'affaires s'est établi à 4,06 milliards d'euros au troisième trimestre 2008, soit une baisse de 6,6 % par rapport à la même période en 2007, où il avait atteint 4,35 milliards d'euros. Fin septembre, le résultat net d'Alcatel-Lucent est ressorti à 41 millions d'euros, au lieu des 59 millions d'euros prévus. Le groupe franco-américain confirme que ses revenus pour l'année 2008 devraient baisser de 2 % à 5 %, à taux de change constant.

« Nous devons redéfinir notre stratégie »

La dette nette du groupe s'est aggravée entre juillet et septembre 2008. Elle a atteint 600 millions d'euros le 30 septembre, contre 415 millions d'euros le 30 juin. En 2007, le groupe franco-américain a enregistré une perte de 443 millions d'euros et lancé un plan de restructurations avec 16 000 suppressions de postes. Le groupe de télécoms espère ainsi économiser 2,1 milliards d'euros d'ici à 2009.

« Notre rentabilité n'est pas satisfaisante. La marge brute est dans la fourchette basse de nos prévisions pour ce troisième trimestre, reflétant un changement défavorable dans notre mix produits et géographique », a déclaré Ben Verwaayen, nouveau directeur général d'Alcatel-Lucent. La marge brute du groupe s'élève à près de 1,32 milliard d'euros, soit une baisse de 11,2 % par rapport au troisième trimestre 2007. Lors d'une conférence téléphonique, Ben Verwaayen a indiqué le besoin de « redéfinir » la stratégie du groupe, et que celle-ci serait présentée début décembre.

Cession des 20,8 % détenus dans Thales ?

Alcatel-Lucent a également annoncé qu'il envisageait de vendre sa participation de 20,8 % dans le groupe d'électronique Thales. « Alcatel-Lucent examine en ce moment toutes les options stratégiques possibles concernant sa participation de 20,8% dans Thales, y compris une éventuelle cession », a déclaré le groupe. Alcatel-Lucent estime en effet « qu'il est possible de maintenir ses partenariats en cours avec Thales sans nécessairement avoir de lien capitalistique avec cette société ». Le spécialiste de l'aérospatial, de la défense et des technologies de l'information est détenu entre autres par l'Etat français (27,3 %) et Dassault (5 %). La presse a déjà fait part d'une possible reprise par les sociétés Dassault Aviation ou EADS.

Adèle Bouet

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte