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Quotidien des Usines

Total sur la piste des sables bitumineux du canadien Nexen

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Le géant pétrolier français lorgne Nexen, bien positionné dans les sables bitumineux. Selon les informations publiées par le site internet du Financial Times, le mardi 2 décembre, Total envisagerait de racheter le groupe canadien pour plus de 16 milliards de dollars américains. Cette offre, non hostile selon le journal, valoriserait le groupe canadien à 19,7 milliards de dollars canadiens (16,1 milliards de dollars américains), soit l'équivalent de près de 38 dollars canadiens par action.  Pour financer une partie de l'opération, Total aurait obtenu un financement de 9,5 milliards de dollars américains de la part de la Société Générale, de HSBC, BNP Paribas, RBS et Crédit Agricole SA indique le journal. Les deux entités refusaient ce mercredi matin de commenter ce qu'elles qualifient de "rumeurs" et de "spéculations".

Opération pertinente à long terme

Une telle opération est jugée peu rentable par les analystes à court terme. Nexen compte d'importants gisements dans les sables bitumineux de l'Alberta (ouest canadien), aux Etats-Unis, dans la mer du Nord ainsi qu'au Yémen. Or la production d'un baril dans les sables bitumineux (mixture composée de sable, d'eau et de pétrole) a un coût d'extraction très élevé, au-delà de 60 dollars le baril alors que le brut atteint actuellement des records de baisse à 47 dollars le baril. Il nécessite deux fois plus d'énergie qu'un baril de pétrole conventionnel, selon l'industriels, et trois fois plus, d'après les écologistes. Mais à long terme, l'opération pourrait être "pertinente d'un point de vue industriel" selon un analsyte interrogé par l'AFP, dans un contexte de fond d'épuisement des réserves mondiales de pétrole et de hausse durable du prix du brut, une fois la crise passée.

Les sables bitumineux du Canada, le nouvel or noir

Par ailleurs, selon un analyste du Crédit-Mutuel-CIC, Nexen serait une "cible particulièrement attractive pour Total, compte tenu de la forte complémentarité des actifs des deux groupes". Outre le Yemen, la Mer du Nord et le Canada, Nexen est également positionné dans l'offshore de l'Afrique de l'Ouest et du Golfe du Mexique.

Et depuis plusieurs années, Total a justement renforcé sa présence par différentes opérations, dans les sables bitumineux de l'Alberta au Canada, deuxième réserve mondiale d'or noir derrière l'Arabie saoudite avec quelque 173 milliards de barils.  En 2007, le pétrolier français avait annoncé notamment un investissement de 6 milliards d'euros dans la construction d'une usine permettant d'exploiter les sables bitumineux de l'Athabasca, au Canada, à partir de 2013 ou 2014.

Carmela Riposa

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